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CARACTÉRISTIQUES |
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Type
: RA-10 |
Atelier de fabrication
: construction amateur |
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Envergure : 8,15
m |
Vitesse minimale : --- km/h |
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Longueur : 5,75
m |
Vitesse maximale : 60
km/h |
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Hauteur : xx,xx m |
Taux de chute mini : 1,25 m/s à xx
km/h |
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Allongement : 6,15 |
Finesse max : 13,5 à xx
km/h |
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Surface alaire : 10,0
m² |
Profil d'aile : ? |
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Charge alaire : 11,0
kg/m² |
Nombre de sièges
: 1 |
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Masse à vide : 50
kg |
Nombre de machines construites
: -- |
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Masse maximale : 110
kg |
Années de fabrication
: ---- - ---- |
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Ballast : non |
Techniques de construction
: Bois et toile |
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Type
: RA-10 S |
Atelier
de fabrication : construction amateur |
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Envergure : 11,65
m |
Vitesse minimale
: --- km/h |
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Longueur : 5,75
m |
Vitesse maximale
: --- km/h |
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Hauteur : xx,xx
m |
Taux de chute mini : 1,0 m/s à xx
km/h |
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Allongement : xx,xx |
Finesse max : 16,5 à xx
km/h |
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Surface alaire : 10,0
m² |
Profil d'aile : ? |
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Charge alaire : 14,0
kg/m² |
Nombre de sièges
: 1 |
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Masse à vide
: 55 kg |
Nombre de machines
construites : -- |
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Masse maximale : 140
kg |
Années de
fabrication : ---- - ---- |
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Ballast : non |
Techniques de construction
: Bois et toile |
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Par rapport au RA-10, seules les ailes sont modifiées.La cabane
supérieure
est supprimée -[2] |
TRYPTIQUE
ET PLANS |
Roger Adam a dessiné deux versions du planeur : le RA-10 et
le RA-10 S |
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Le RA-10 - [2] |

LE RA-10 S - [2]
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HISTOIRE |
A partir de 1938, Roger Adam, remarquant que
les planeurs école pesaient à vide entre 90 et 120 kg et les
appareils d'entraînement entre 130 et 180 kg , et nécessitaient
pour leur mise en œuvre une équipe assez conséquente, soutint
l'idée
de réaliser un type de planeur ultra-léger, utilisable
lorsque les conditions atmosphériques sont calmes, ou peu perturbées.
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La forme anguleuse de l'aile est très bien visible
ainsi que la cabane supérieure
- [3]
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De plus, la
réalisation d'un appareil ultra-léger devait
aussi conduire à des coûts de construction plus faibles, à la
portée des petits clubs. Il construisit donc un modèle ne
pesant que 50 kg , de « construction extrêmement simple
et bon marché, n'en étant pas moins robuste et à la
portée de tout amateur » lit-on dans « L'Air
pour les Jeunes ».
La première version du RA-10 date de 1938.
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Le prototype de la version S (RA-10 S) fut présenté en
1942 ou 1943 lors d'une exposition de modèles réduits
de l'Aéro-Club
Paris-Est à Vincennes.
Le planeur RA-10 S fut transporté après la guerre à Lognes
où il
ne fit que quelques vols avant d'être détruit lors d'un atterrissage.
Il ne fut pas réparé. - [1]
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RA-10 S avec l'aile modifiée -
[3]
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La notice (transcrite ci-contre)
fournie par Roger
Adam - [2] |
NOTICE DE CONSTRUCTION DU PLANEUR RA-10
AVANT-PROPOS
La construction d'amateur est une chose possible,
et nombreux sont les exemples qui prouvent qu'un tel travail est à la
portée de non-professionnels
adroits. Néanmoins, l'aviation ne souffre pas la médiocrité et
le bricolage, qu'on a trop souvent vu aussi, doit être rigoureusement
proscrit. L'amateur aura tout intérêt à recourir aux
services d'un professionnel, chaque fois que le travail dépassera
ses compétences, par exemple pour les épissures de câbles,
les pièces tournées, et même les ferrures ou l'entoilage.
La construction du R.A.-10 n'offre pas de difficulté sérieuse,
encore faut-il qu'elle soit effectuée avec soin, et il est superflu
de préciser que les matériaux doivent être de première
qualité.
Il est recommandé de faire contrôler la fabrication
par le bureau VERITAS ; cela donnera toute garantie et facilitera
par la suite l'obtention de l'autorisation de voler.
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Sur les plans, j'ai utilisé les abréviations suivantes :
Ctrpl. = contreplaqué
Bo. = boulon
Ri. = rivet
Ac. = acier
Par ailleurs je rappelle les appellations officielles :
Ac 13 acier
doux, résistance 40 kg
Ac 14 acier mi-dur, résistance
60 kg |
Les ferrures pliées devront toujours avoir
un rayon de courbure au moins égal à l'épaisseur de
la tôle. Ne jamais plier
une tôle à angle vif sur l'étau : interposer une tôle
de même épaisseur, (pliée elle à angle vif) entre
l'étau et la pièce à faire. Pour le dural, détremper
le métal en le chauffant régulièrement avant de le plier.
Consulter un spécialiste, sinon employer de l'acier 12 pour les pièces
pliées.
Pour le bois la colle CERTUS est la seule à employer.
Attention aux collages : tout tient par la seule colle.
Pour le bouclage des cordes à piano, ayez recourt aux conseils de mécanos
d'avions, de même pour les épissures des câbles.
Tous les boulons doivent être freinés, soit par matage, soit par
goupillage. On peut employer également les écrous « SIMMOND*S ».
Tout doit être freiné : tendeurs, axes… par des goupilles fendues
ou des épingles en corde à piano pour les axes, et par du fil de
laiton ou du galvanisé pour les tendeurs.
Les axes d'assemblage seront bien ajustés, sans jeu. Le réglage
total du planeur est facile et s'effectue par visée à l'œil sans
aucun appareil de mesure.
Suivant les densités des bois employés, le poids à vide
du R.A.-10 peut varier de 45 à 50 kg et celui du R.A.-10 S peut aller
jusqu'à 65 kg .
Le poids total peut atteindre 140 kg .
UTILISATION
Le R.A.- 10 a 8 de coefficient de sécurité. Le R.A.-10 S a 9.
Il est évident que ce dernier n'est pas fait pour les vols dans les nuages,
ni pour l'atmosphère agitée.
Quoi qu'il en soit, son emploi rendra de grands services pour l'entraînement,
grâce à sa manipulation facile. D'ailleurs, les vols de MINEO ont
prouvé l'efficacité de cette formule.
En résumé, l'utilisation du R.A.-10 S devra être exempte
de toute acrobatie ou évolution brutale, sa structure ne permettant pas
de surcharge excessive.
CARACTERISTIQUES PARTICULIERES
Le R.A.-10 est destiné aux vols de début. A cet effet, on peut
se contenter de la poutre seule, sans nacelle, comme le Zögling ou l'Avia
XI-A.
La transformation en R.A.-10 S s'opère par simple changement de voilure,
les ferrures d'attache restant les mêmes. En outre, on enlève la
cabane supérieure devenue inutile et on transforme la commande de gauchissement.
Les cordes de haubannage de la poutre sont à changer, le cas échéant.
Par la suite, la métamorphose du planeur s'effectue en moins d'une heure.
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RÉFÉRENCES
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[1] Le Roger Adam
RA.10, par Jacques Marceau, Vieilles Plumes n°11,
FFVV, 2000
[2] Plans et notice, GPPA, scannés
par André Lambert (novembre 2008) via forum Rétroplane
[3] Documents Claude Visse, via Rétroplane (photos extraites de l'Air
pour les Jeunes ?)
[4] APPARAT, Bernard Gabolde (novembre
2008)
[5]
Photos Jean-Claude Souchard
[6] Histoire du vol à voile français, Réginald
et Anne Jouhaud, Cepadues Editions, 1992
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Page
créée le
08/12/2008 |
Des vieilles toiles aux planeurs
modernes © ClaudeL 2003 -
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