|
|
CARACTÉRISTIQUES |
|
Type
: |
Atelier de
fabrication : Maurice Brochet, Neauphle-le-Château |
|
|
Envergure : 11,90
m |
Vitesse minimale : --
km/h |
|
|
Longueur : 6,72
m |
Vitesse maximale : --
km/h |
|
|
Hauteur : 2,10
m |
Taux de chute mini : -- m/s à --
km/h |
|
Allongement : xx,xx |
Finesse max : -- à --
km/h |
|
|
Surface alaire : --,-
m² |
Profil d'aile : ? |
|
|
Charge alaire : -,-
kg/m² |
Nombre de sièges
: 1 |
|
|
Masse à vide : --
kg |
Nombre de machines construites
: ? |
|
|
Masse maximale : ---
kg |
Années de fabrication
: ---- - ---- |
|
|
Ballast : non |
Techniques de construction
: Bois et toile |
|
Maurice Brochet a construit le MB-20 à partir d'un Avia XVa dont
le fuselage a été modifié pour installer le moteur Poinsard de 25 CV.
L'appareil est monoplace. Le pilote étant installé dans un poste
ressemblant à celui d'un planeur pur, ce poste caréné étant
suivi d'une poutre rectangulaire tenant les empennages. L'aile est haute et
haubanée par deux mâts de chaque côté. Le train d'atterrissage
est un trièdre classique.
Décolle en 10 secondes, vitesse 100 kms à l'heure, rayon d'action
300 kilomètres [1] |
TRYPTIQUE
ET PLANS |
tryptique [1] |
|
HISTOIRE |
Le moteur Poinsot 25 CV utilisé par Maurice Brochet
- [2]
|
En 1933 le motoriste Poinsard vient de mettre sur le marché un
moteur de 25 CV qui ne pèse que 35 kg pour un encombrement très
réduit et une fiabilité acceptable. Le seul véritable
inconvénient provient des vibrations engendrées par sa configuration
bicylindre. Maurice Brochet, ancien carrossier reconverti dans l'aéronautique
avait récupéré en 1931 une épave d'Avia XVa.
Dans son atelier de Neauphle-le-Château, il élabore un
nouveau fuselage avec un pylône central sur lequel il fixe son
Poinsard.
Dès avant la fin de la construction, Brochet avait baptisé MB-20 son futur
motoplaneur.
|
|
Mis au courant, Jarlaud et Massenet
rendent visite à Maurice Brochet, alors que l'appareil est encore
en cours de construction. Séduits par le projet, ils achètent
la machine 15 000 francs pour le compte de l'Aéro-Club de
Paris, et signent avec le constructeur un protocole de construction en
série.
Après discussion, il est convenu que l'appareil portera le nom d'« Avia-50 »,
cependant, cet organisme, représenté par les deux visiteurs, prendra
en charge les frais d'essais de la machine. Ces frais consistent en ceux de la
consommation tant du moteur que du personnel. prévoyant en particulier
la prise en charge des frais d'essais de la machine (ces frais consistaient en
ceux de la consommation tant du moteur que du personnel).
L'ingénieur Jarlaud le modifie pour utiliser le maximum de pièces
Avia.
[2] |

Le
MB-20 en construction - [2] |
Eric Nessler aux commandes de l'Avia 50 n°1
(ex MB-20)
A ses côtés (avec le béret) Maurice Brochet
- [3] |
L'appareil est annoncé par Les Ailes
en mai 1933.
L'appareil est essayé pour la première fois
sur le terrain de Toussus-Paris par Eric Nessler le jeudi 17
mai 1934 au
matin. Cela commence par trois petits tours à 7 ou 8 mètres
de hauteur, bientôt suivis d'un véritable vol à 150
mètres pendant une bonne dizaine de minutes.
Le moteur Poinsard de 25 CV suffit largement à enlever l'appareil
qui, aux mains de Nessler et d'autres pilotes obtient un joli succès
auprès des habitués de l'aérodrome de Toussus -Paris
siège de l'Aéro-Club de Paris.
Après les vols d'Eric Nessler, Albert Monville a tenu à essayer
le moto-planeur. Le sympathique pilote qui, le dimanche précédent,
montait un des bolides de la Coupe Deutsch , est un ardent partisan de
la petite puissance. Après son vol, ses impressions furent les suivantes
:
« C'est vraiment un planeur, qui se pilote comme tel, et non un avion.
Les pilotes de planeur seront à leur aise à bord de cet appareil
; il leur sera, très vite, familier .».
Enfin Georges Abrial testa l'appareil après Albert Monville.
Toutefois l'hélice, mal adaptée, tourne trop vite et une nouvelle hélice est
préparée. D'autre part cette première réalisation est un peu lourde, mais ses
concepteurs pensent réussir à gagner 20 kg sur le réservoir et les roues. |
Ce type d'appareil fut expérimenté en
soufflerie à Lille, les 5,9 et 11 janvier 1935, complétés
par un essai du 25 juin de la même année, sans les roues,
totalisant 3h30 d'expérimentation.
Un Avia 50 est construit en 1934 par les "Constructions
aéronautiques Letord et Cie" à Meudon. Il a un fuselage redessiné par rapport
à celui de Brochet. Ce motoplaneur a été exposé au salon de l'AéCDS à la
foire exposition de 1934.
Les Ets Louis, à Pantin, ont construit au moins un
Avia 50.
Au début de 1936, l'AVIA prête son Avia 40 MP
au C.A.U. (Club Aéronautique Universitaire) pour l'entraînement de ses
stagiaires brevetés B ou C....
Il est présenté au meeting de Vincennes le 23 mai 1937 (pilote : Clamamus).
[2]
|
 Avia
50 n°2. Cet exemplaire n'a pas été construit
par Brochet. [1] |
|
|
|
|
|
L'avia 50 MP décapoté montre bien le bâti en tubes
supportant le moteur et le réservoir - [4] |
Le 50 MP de l'AVIA est convoyé à la Banne
d'Ordanche par la voie des airs et sert à l'entraînement des stagiaires.
Il y aurait été cassé par Emile Manduech lors d'un de ces stages.
La photo ci-contre date du mois d'août 1936 et a été prise lors du deuxième
stage 1936 à la Banne d'Ordanche. S'agit-il du 50 MP de l'AVIA ?
Durant ce
stage, cet appareil sera cassé par André Costa, suite à une perte de vitesse
: le fuselage sera brisé, mais le pilote indemne. [4] |
Pierre Massenet, directeur de
l'Avia donne son point de vue sur les motoplaneurs dans le journal « Les Ailes ».
« Une catégorie nouvelle d'appareils vient de voir le jour.
Il s'agit des moto-planeurs. Déjà, depuis longtemps volent
des appareils tenant plus du planeur que de l'avion, et munis d'un moteur à faible
puissance. Toutefois, on peut dire que le vol sans moteur, ces temps derniers
seulement, a ouvert un marché et facilité la tâche
des ingénieurs pour l'étude et la réalisation des
machines, d'une mise au point parfois délicate. Parmi-eux, citons
Bonnet à Bordeaux, Joly à Beaune, Leroy à Evreux,
Botali à Paris et Brochet de Neauphle le Château, qui a remarquablement
réalisé le premier moto-planeur « Avia 50 ». |
[2] première édition |

Le MB-30 dérivé du MB-20 -[2] |
Le grand spécialiste du vol à voile Joseph Thoret, en visite à Neauphle
le Château est étonné par les conceptions de Maurice
Brochet en matières de constructions aérodynamiques.
Dans le journal « Le Savoyard » du
samedi 4 août
1934, il déclare :
"Maurice Brochet avait construit un planeur à moteur auxiliaire
qui était une pure merveille mais qui après des essais étonnants à l'aérodrome
de Toussus - Paris, fut cassé récemment à l'aérodrome
d'Enghien -Moisselles par un Allemand du Club Aéronautique Universitaire.
Il met en ce moment au point un motoplaneur qui m'intéresse diablement
pour certaines promenades alpines que j'étudie."
Mais ce jeune constructeur réalise en silence, non pas un motoplaneur,
mais un véritable avion.
La même année 1934 sort le MB 30, immédiatement appelé le « Petit
Brochet » qui n'est en fait que le type 20 dont le moteur
de propulsif devient tractif.
Par cette transformation, l'appareil prend une configuration toute différente
quoique l'ensemble aérodynamique reste identique.
|
RÉFÉRENCES
|
[1] "Avions
Marice Brochet" : http://avions.brochet.free.fr/Histoire.html
[2] "Les planeurs de l'AVIA",
Christian Ravel, Bleu Ciel Editions, 2006
[3] Article dans Les Ailes, mai 1933
[4] "Vol au dessus des volcans",
Jean Barnérias,Collection Vieilles Plumes, FFVV, 2007
|
Page
mise à jour le
25/11/2008 |
Des vieilles toiles aux planeurs
modernes © ClaudeL 2003 -
|
|
|
|