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Siren C-30 Edelweiss

Jean CAYLA [19xx-1996]
Jean CAYLA en place avant dans le Breguet 904 "Grand Sylvain" (Nom de baptème donné par sa fille à la gloire de Sylvain FLOIRAT), à La Ferté-Alais en 1956
(Roger BOUCHART en place arrière) [Photo collection Roger BOUCHART]

Première réalisation de la SIREN dans le domaine du vol à voile, premier planeur français à pilotage couché, premier planeur français construit presque entièrement en matériau sandwich, le C-30 "Edelweiss" n'est cependant pas l'oeuvre d'une équipe nouvelle désireuse de sortir des sentiers battus. Il représente au contraire l'évolution logique d'un ensemble d'études et d'expérimentations s'étendant sur plus de 10 années.
C-30 : C pour Cayla. Un nom qui reste attaché à tous les planeurs produits par la Société des Ateliers d'Aviation Louis Breguet, du "901" au "906".
Au début de 1960, Jean CAYLA quittait la Société Breguet, devant l'arrêt prévisible, à brève échéance, de ses fabrications dans le domaine de l'Aviation Légère. Mais, dans le but de suivre l'évolution générale de la technique en matière de planeurs de performance, il avait pu lancer, l'année précédente, un programme d'étude de profils, comportant des essais à la soufflerie Nord-Aviation de Saint-Cyr. Cette étude portait sur les profils de la famille NACA-64, modifiés selon les principes de la "Série 7", principes dont le but est d'accroître la laminarité de l'écoulement à l'intrados.
A l'issue du Championnat du Monde de Cologne, en juin 1960, il apparut que la technique du planeur de compétition avait très rapidement évolué et que nos productions nationales ne "faisaient pas le poids" en face de concurrents comme le Ka-6cr, l'Austria et surtout le Foka.
A l'automne, le SFATAT lançait officiellement le programme d'un planeur de compétition dont les performances devaient être du niveau de celles des meilleures réalisations étrangères connues.
Jean CAYLA entré quelques mois plus tôt à la SIREN , comme directeur des études et fabrications, avait heureusement trouvé chez le directeur général de la société, M. GOTTOT, une parfaite compréhension, et même un grand intérêt, pour l'aviation légère. La décision de construire ce planeur fut rapidement prise et, au printemps 1961, le dossier de projet de l'Edelweiss était déposé. Un bureau d'étude fut constitué et placé sous la direction de M. SIMON, un autre ancien de chez Breguet, intéressé, lui aussi, par ce domaine (on lui doit déjà, avec P. LEGRAND, la réalisation des deux avions biplaces LS-50 et LS-60).

Principes de base de l'étude
Principe de base de cette étude :
Obtenir les performances maximales compatibles avec une bonne maniabilité en évolutions serrées à basse vitesse. Tout naturellement le profil de la voilure fut choisi en fonction des essais en souffleries réalisés par Jean Cayla. Pour assurer le meilleur respect possible de ce profil il fut décidé de réaliser un revêtement intégral de la voilure en sandwich.
Le souci d'utiliser au mieux tous les facteurs susceptibles de diminuer la traînée imposait l'adoption d'un fuselage à maître-couple minimum, d'où pilotage "allongé", plus encore que sur le "Foka" où le corps du pilote reste encore, dans une certaine mesure, en position assise... bien que déjà très "relaxe". Tous ceux qui ont expérimenté l'un et l'autre donnent cependant la préférence à l'appareil français dont le "siège-couchette" se serait révélé plus confortable et plus aisément adaptable aux dimensions de chacun. La visibilité évidemment excellente sur les côtés, serait encore acceptable vers l'avant. Par contre, il semble bien que certaines opérations courantes en vol, comme lire la carte, prendre des notes, photographier un point de virage, doivent poser quelques problèmes.
Quel gain peut-on attendre, sur le plan aérodynamique, d'une telle disposition ? Dans le cas de l'Edelweiss, le maître-couple est diminué d'un tiers par rapport au Breguet 901, soit une diminution d'environ 25 % de la surface mouillée. Le bénéfice aux basses vitesses est relativement faible : guère plus d'un point sur la finesse max, soit environ 3 %. Mais cette proportion augmente avec la vitesse, pour atteindre, aux vitesses maximales d'utilisation (180 km/h) de 8 à 10 % de la finesse en ce point de la polaire. L'avantage n'est donc sensible que pour les planeurs rapides et reste, tout compte fait, relativement faible. Il peut cependant avoir, en Championnat, une grosse importance, ajouté aux autres gains de finesse, plus modestes encore, résultant de la forme du fuselage, du raccordement de la voilure, du fini de surface, de la nature des empennages... En course de vitesse, la victoire tient souvent à peu de chose.
Un mot enfin sur ces empennages, dont la disposition en V, assez controversée, est devenue la "signature" de tous les planeurs dessinés par Jean Cayla depuis la "Fauvette". Il y trouve les avantages suivants par rapport à l'empennage cruciforme classique : réduction de 15 % de la surface totale, à maniabilité et stabilité égales, diminution des interactions aérodynamiques.
Pour réduire, d'autre part, la traînée en évolutions, c'est à dire gouvernes braquées, les deux surfaces étaient à l'origine sur l'Edelweiss, entièrement mobiles. Mais des problèmes d'équilibrage n'ayant pu être résolus, faute de temps, obligèrent le constructeur à les remplacer provisoirement par des empennages à plans fixes.
LES PROTOTYPES

Ce n'est que neuf mois après le dépôt du projet, au début de 1962, que fut commencé le travail en atelier, avant même que ne soit signé le marché officiel, portant sur deux prototypes destinés à participer aux Championnats du Monde 1963 [à Junin, en Argentine].
Ne disposant pas, dans son usine d'Argenton-su-Creuse, d'installations suffisamment adaptées à ce genre de construction, la SIREN en sous-traita une partie - les voilures et les empennages - à l'atelier coopératif régional de Beynes, déjà familiarisé avec le travail du sandwich (des ailes de Breguet 901 y ont été réalisées, pour le compte du SFATAT).
Le 25 septembre 1962, le C-30 01 effectuait son premier vol aux mains du pilote d'essais Pierre BONNEAU qui devait être relayé par Pierre SIMON. Bien que retardés par les difficultés de mise au point dont nous avons parlé précédemment, les essais furent rapidement menés, grâce à l'aide directe qu'y apportèrent les responsables des différents services officiels. Après avoir pu être mis, pendant quelques jours, entre les mains des deux pilotes de l'Équipe de France engagés [aux Championnats du Monde] en classe Standard, Camille LABAR et Jacki LACHENY, il allait rejoindre, à Rouen, le "02" juste sorti d'usine, pour l'embarquement à destination de l'Argentine.


Le premier prototype F-CACE [1]
DESCRIPTION DU PROTOTYPE 01

Le planeur SIREN C-30 Edelweiss est une monoplace de compétition répondant aux normes de la classe Standard FAI.
LA VOILURE
La voilure, en deux éléments venant s'attacher à la partie supérieure du fuselage, est générée par des profils de la famille NACA-64, modifiés suivant les principes de la série 7.
Son envergure est de 15 mètres, pour un allongement de 18, la surface de 12,5 m2 ayant été choisie pour assurer une charge alaire minimale de 25 kg/m2. Elle est implantée avec un dièdre de 4° et une légère flèche inverse pour rétablir le centrage, en raison de la position avancée du pilote, tout en dégageant la visibilité.
De forme en plan composée de deux trapèzes...
Les aérofreins, en tôle ajourée dans le sens de l'envergure, émergent perpendiculairement au profil, à l'intrados et à l'extrados. La plaque d'étanchéité, en tôle de magnésium, est très réduite en profondeur pour restreindre les efforts d'aspiration.

Les commandes d'ailerons et d'aérofreins sont rigides, en circuits ouverts, pour pallier les ecarts de dilatation en envergure. Les différents paliers sont en rilsan.


Photo mettant en évidence la flèche inverse du prototype C-30.01 [1]
LE FUSELAGE
Le fuselage, intégralement moulé, comprend deux parties principales :...


D [1]

LES EMPENNAGES
Les empennages, trapézoïdaux, de 2,20 m2 de surface totale...

D [1]
L'ATTERRISSEUR
L'atterrisseur se compose d'une roue non escamotable...
K-8B Specs
Envergure 15 m Masse à vide 190 kg
Longueur fuselage 7 m Masse maximale 310 kg
Hauteur 1,57 m Charge alaire maxi 21,9 kg/m2
Surface alaire 14,15 m2    
Allongement 15,9 Vitesse maximale 200 km/h
Profil Gö 533 / 532 Vitesse minimale 54 km/h
    Vitesse de manoeuvre maxi 130 km/h
    Finesse maxi 27 à 73 km/h
    Taux de chute mini 0,65 m/s à 60 km/h
 
Profil Göttingen 533
 
K-8B Polaire

[5]

[11]

 

K-8C

La dernière version du K-8 fut le modèle C qui fit son apparition en 1974. Le 18 avril 1974, l'Office Fédéral de l'Aviation de Brunswick autorise la production du K-8C. Il se différentiait de la version B par
- un agrandissement des coffrages de l'aile, lui donnant une plus grande rigidité, et la construction des aileronss en métal
- un nouvel aménagement du poste de pilotage,
- une grosse roue de 380 mm de diamètre disposée en avant du centre de gravité,
- un patin de longueur réduite,
- et par des empennages agrandis.

Explicitement, la brochure de l'échantillon indique l'interdiction de voltige pour tous les K-8. Le vol en nuage est, voire pas du tout seulement autorisé pour un tel K 8 de toutes les séries avec bouchon.
A la cessation de la production, en mai 1976, en faveur de ASK-18 beaucoup plus performant, Schleicher avait livré douze K-8C.


K-8C. On ne distingue malheureusement pas le patin sur cette photo [1]

K-8 modifiés
K-8B Torpedo (ou Cabrio)

Certains K-8 ont été transformés en torpedo, avec des cockpits plus ou moins ouverts. En voici deux exemples très différents.


Ici seule la partie supérieure de la verrière a été enlevée [1]
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D-0209 - Un autre K-8 torpedo [21]


Un dernier avec un cockpit très ouvert : D-6028 [10]

K-8 motorisés
K-8B Stihl
Dans les années 1970, divers essais de motorisation de planeurs ont été réalisés, et le K-8 n'a pas été en reste.
La première motorisation d'un K-8 est due à Eckard BRUNS, de Münster (premiers essais le 28 avril 1966 ?), qui a utilisé un moteur de tronçonneuse Stihl Sk 120-FL. Avec une cylindrée de 95 cm3 ce moteur développait une puissance de de 4,8 kW (6,5 CV) à 6000 tr/min. Le réservoir de 10 litres était suffisant pour 2,5 heures, permettant un vol de plus de 200 km.
Le K-8B Stihl ne pouvait pas décoller seul, la motorisation permettait seulement de faciliter la recherche des thermiques ou de prolonger la durée d'un vol.
À plein régime, le K-8B Stihl montait à 0,67 m/s à 70 km/h.
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Moteur Stihl Sk 120-FL -Musée de la Wasserkuppe
En 1976, une trentaine de K-8B avaient été convertis en motoplaneur Stihl. En 1966, la transformation avait coûté 1 450 DM (valeur nominale d'environ 730 euros). Eckard BRUNS rapporte aussi que deux K-8B ont été équipés de deux moteurs chacun.

K-8B "Stihl" [1]
 
K-8B KM48 D-KOBC

Un essai du même genre fut réalisé en 1967 par von BOMHARD qui adapta sur un K-8 de série un petit moteur Wankel (moteur dit "rotatif") juché au sommet d'un pylône démontable. Ce moteur du type KM 48 était fabriqué par Fichtel et Sachs. Pour un poids de 8,5 kg et une cylindrée de 160 cm3, il développait 7,4 kW (10 CV) à 4500 t/mn en entraînant en prise directe une hélice propulsive de 80 cm de diamètre. Ainsi équipé le K-8B/KM 48 avait 2 heures d'autonomie à 95 km/h, une vitesse ascentionnelle de 0,6 m/s mais ne pouvait décoller par ses propres moyens. L'expérimentation de ce prototype, malgré l'enthousiasme qu 'elle suscita à l'époque, n'eut pas de suite en raison de difficultés rencontrées dans la mise au point des moteurs Wankel.


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[Musée de la Wasserkuppe]
 
K-8B 2M D-KOFO
Heinrich HENNIG a choisi une solution sensiblement différente. Avec ses élèves de l'école professionnelle aéronautique de Detmold il a pu motoriser un K-8B et le rendre autonome. Dans un premier projet il a installé dans chaque aile un moteur Stihl SK 120-137FL avec une hélice propulsive tournant dans une fente percée dans l'aile. Ce prototype a été désigné K-8B-2M (et immatriculé D-KOFO).
Le 13 juillet 1968, le K-8B 2M D-KOFO a décollé pour la première fois, mais l'envol autonome était juste possible. Malheureusement le bruit était très fort, au-dessus des normes de cette époque.

K-8B 2M [1]
 
K-8B Lloyd
HENNIG poursuit ses essais. Il remplace les deux petits moteurs Stihl par un moteur Lloyd LS 400 de 14,7 kW (20 CV) qu'il place dans l'aile droite, l'hélice tournant dans une fente étant toujours propulsive. Cela donne le K-8B Lloyd, qui vole le le 21 Mai 1972.
Après beaucoup de travaux d'optimisation, le bruit avait pu être réduit à un niveau supportable. En 1973, son pilote, K. LAUMANN, remporte le 4ème concours allemand de motoplaneurs (à Burg Feuerstein, DE) dans la classe III, devant 12 participants.

[1]
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[Wasserkuppe]
Heinrich HENNINGS poursuit ses recherches pour diminuer le niveau de bruit de la motorisation. Il imagine de coupler deux ou trois hélices à 2 pales sur un même axe, tournant en sens contraires. Mais cette idée n'aboutira pas et les K-8B ne voleront qu'avec des hélices à 2 pales..
K-8B OK-CUO 11

Un autre K-8 motorisé, dans la région de Prague [8] et [16]
Le pylône n'est pas rétractable. Noter le montage de la roue avant
K-8 Jet
Rafael ANGEL, pilote francomtois, nous fait part de sa réalisation, qu'il a dénommé K-8 Jet [ou K-8J] :
"J'ai équipé un K8B d'un réacteur pour modèle réduit KingTech K310G de 310 N de poussée, permettant de décoller de manière autonome, l'appareil affiche un taux de montée de 1.6 m/s à 90 km/h. Le premier vol à eu lieu le 1er décembre 2018 à Pontarlier (LFSP). La version finale sera équipée d'un réservoir de 18 litres permettant un gain d'altitude total d'environ 1400 m.
L'installation est simple dans les grandes lignes, il y eu toutefois un travail considérable de recherche et d'adaptation. Inclure tout les système liés à cette motorisation sur une machine qui n'a pas été faite pour cela m'a donné un peu de fil à retordre. Il a fallu repenser une partie des commandes moteur, recalculer les masses et centrage et déterminer précisément les caractéristiques aérodynamiques de l'appareil pour ne citer que quelques points...
Le réacteur peut être arrêté et redémarré à souhait, le facteur limitant étant la batterie car le réacteur n'est pas équipé d'un alternateur.
"
L'appareil est enregistré comme ULM Classe 3.
[Infos du 31 décembre 2018]
Vidéo [3' 54''] du premier décollage.

Le K-8B motorisé de Rafael ANGEL à Pontarlier.
12 août 2019 - Rafael nous donne des nouvelles de son K-8 Jet :
"J'aimerais, si vous le permettez, donner des nouvelles du K8J, version jet du Schleicher K8, qui a été modifié une nouvelle fois et est équipé à présent d'un turbopropulseur.
Le moteur est un KingTech K-100TP de 17 CV sur un pylône fixe entraînant une hélice bipale en bois d'un diamètre de 0.68 m qui permet à la machine de décoller de manière autonome.
Le premier vol a été effectué le samedi 10 août à l'aérodrome de Pontarlier (LFSP)."
K-8 en France

Une interrogation des registres de la DGAC [Direction Générale de l'Aviation Civile] donne 37 K-8 encore immatriculés en France (en octobre 2018),
tous de type B.

F-CHSF (Romanin les Alpilles)


Romanin les Alpilles - 2003 [photos Vincent Besançon] [6]


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Notons la verrière personnalisée et les AF intrados- extrados


F-CEGB (Grenoble - Le Versoud)

F-CEGB [20]
F-CEJC (Nancy-Malzéville)

[photo Antoine Godbillot, 2006]
F-CHME (Puivert, Aude)

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F-CHME à Puivert (Aude, FR) []

F-CPQB (Puivert, Aude)

F-CPQB (Aude, FR) []
D-4315 (La Montagne Noire)

[Photo Sylvain Godbillot, 2005] [19]
K-8 autour du monde

Plus de 450 K-8 encore existant et en état de vol avaient été recensés par le Centre de Vol à Voile de Saint-Florentin Chéu il y a quelques années : un vaste choix de décorations pour un maquettiste ! Malheureusement lors de la refonte du site, ces pages ont disparu.
Une quarantaine de photos de K-8 sont visibles sur le site Die Ka8 Fan Page [11]
On trouve aussi ligne, sur le site RCawsey, la liste exhaustive (?) de production des K-8 [12]. Cette liste n'est pas illustrée.

Ci-dessous quelques K-8 pour lesquels nous avons plusieurs photos ou des infos supplémentaires.

HB-880 (Suisse)
 

En 2017 sont membres de l'OSV (Suisse) les K-8 suivants : [14]
[F = Flugfähig / Flugbereit, en état de vol]
HB-671 Schleicher K 8B 1959 F Stapfer Kurt

HB-695 Schleicher K 8B 1961 F Fessler Thomas

HB-701 Schleicher K 8B 1961 F Grundbacher Lilly-Annemarie

HB-765 Schleicher Ka 8 1964 F SG Oberaargau

HB-846 Schleicher Ka 8b 1965 F Schindler Peter

HB-880 Schleicher Ka 8b 1967 F Brunett Andri
Beat GALLIKER de l'association IG Albatros a photographié les 3 K-8 suisses suivants [15]

Ka 8b HB-701 (31 photos)
Ka 8b HB-765 (17 photos)
Ka 8b HB-880 (20 photos)

PH-1206 (Hollande)
From Eric Munk [VGC News 148, Winter 2016]
"A very slow but steady project was completed in September. A 1963 Schleicher K8b, PH-1206, was flown for the first time in over ten years on September 24th, at Lemelerveld. She flew well, with only a minor problem with a variometer needing rectification. This K8 failed a glue inspection in 2006, following which, the wings aft of the spar were completely rebuilt by Hans Buiter at Hilversum. His brother Norbert Buiter completed the wing work at Lemelerveld and did the necessary work on the fuselage. The aircraft was then EASA-transitioned and is now ready for another 50 years of service."
K-8B D-4011

D-4011 SFG "IlSa" Marpingen (DE) [2] [17]
 
Sources documentaires
[1] Le SIREN C-30 Edelweiss par Michel Battarel, Aviation MAgazine n° ? 1963
[2] Flugzeugtypen , vol. 6 sailplanes 3, par Hans-Jürgen Fischer, Modellsport Verlag 2001
[3] Segelflug geschichte, Die Gleit- und Segelflugzeuge des Deutschen Segelflugmuseums , par Peter F. Selinger, Stiftung Deutsches Segelflugmuseum mit Modellflug Wasserkuppe, 2004
[4] Planeurs et motoplaneurs A. Schleicher , par Richard et Monique Ferrière, Seidec 1982
[5] K-8 / K-8B / K-8C, site Alexander Schleicher Segelflugzeugbau
[6] F-CHSF, site Rétroplane
Page créée le 03/09/2019. Dernière mise à jour le 03/09/2019
Des vieilles toiles aux planeurs modernes © ClaudeL 2003 -