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Avion-voiture L-19 (1927)
Immédiatement après les essais réussis à Montlhéry, Leyat poursuit avec son projet avec l'adaptation des ailes à sa voiture-fuselage. Bien sûr, l'appareil sera monoplan, mais les ailes seront mobiles selon les principes qu'il a déjà testés avec l'Incapotable en 1924.
Le L-19 effectua un premier vol à Beaune le 4 décembre 1927.

[Pilote Privé Doc_111]


[L'Aérophile 1928-03-01]

 

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L'avion-voiture sur le terrain de Beaue présenté par son constructeur [3]
 

Les essais


[3] [Genty 2022 p 164]

1928-29 – L-19 à voilure mobile [Doc-111 – Pilote Privé n° 79]
« Le L-19 à voilure mobile de 1929 qui fut testé à Villacoublay par ESPANET, chef pilote de Nieuport. Prévu pour recevoir jusqu'à 350 CV, le L-19 fut équipé d'un Scorpion de 35 CV et par la suite transformé en sesquiplan pour s'adapter au terrain de Beaune, trop petit. » [Doc-111 – Pilote Privé n° 79 juillet-août 1980 p 44] «Le L-19 fait l'objet d'un contrat avec le STAé, pour vérifier l'intérêt de l'aile mobile par rapport aux formules traditionnelles. En 1928, la vitesse atteinte au sol avec un moteur ABC Scorpion délivrant 35 cv est telle que le terrain de Beaune, Côte d'Or, choisi pour les essais, s'avère trop étroit malgré ses 550 m de piste. C'est donc à Villacoublay qu 'aux mains d'ESPANET, le chef-pilote de Nieuport, le L-19 entame en 1929 ( ??) un programme d'essais qui démontre qu' il se stabilise automatiquement. Mais il prouve aussi à son concepteur la nécessité d'abandonner le «train» tricycle du véhicule routier pour un atterrisseur monotrace. Ce sera le L-20 de 1929. »

[Doc 064]
Le Trait d'Union Les constructeurs français – 1919-1945 (73) LEYAT Par Charles CLAVEAU Rubrique mensuelle dans Le Trait d'Union n° 229 p 49-57 Paragraphe « L'auto-avionnette L-19 » extrait de l'article … En 1927, Marcel Leyat présenta un étrange appareil, baptisé L-19, qui est un avion-voiture ou une auto-avionnette, comme on veut. Il s'agit d'un avion léger, muni d'un moteur ABC de 35 ch, qui possède plusieurs caractéristiques particulières. La voilure monoplane forme un planeur complet, relié au fuselage par un axe d'oscillation placé à la verticale du centre de gravité. C'est donc un appareil de formule Hélica. Cette voilure porte de chaque côté du fuselage, une sorte de petit fuselage secondaire, à l'arrière duquel est monté un empennage horizontal. Vu de l'arrière, la machine donne ainsi l'impression d'être trifuselage ! Cette voilure-planeur, ainsi que l'empennage vertical arrière, peut être séparée du fuselage qui constitue alors une voiture automobile à traction aérienne, dont les précédents modèles de notre inventeur avaient montré tenue de route et économie. L'aile monoplane, sans hauban, est constituée de huit longerons en bois. Le poste de pilotage est muni d'un volant de direction automobile, agissant sur la roue arrière (l'appareil est tricylce à roue arrière) et sur le gouvernail de direction. Le gauchissement, par deux ailerons importants à doubles guignols de commande est aux pieds. La profondeur est irréversible. Elle est contrôlée par un indicateur d'incidence qui est la grande nouveauté de pilotage de cette machine. Le fuselage ne participe pas aux battements du planeur provoqué par les remous courts. Les roues avant sont munies de freins. Ses caractéristiques sont les suivantes : Surface : 10,8 m2 PV : 300 kg Poids utile : 130 kg PT : 440 kg Indice d'essais statiques : 8,5 Performances calculées : Vitesse max : 150 km/h Vitesse économique : 110 km/h Vitesse d'envol : 80 km/h Vitesse d'atterrissage : 70 km/h Plafond : 4000 m Les 7 et 8 septembre 1927, le fuselage-voiture, monté par deux personnes, pesant 250 kg à vide et 400 kg au total, motorisé par un moteur ABC de 25 ch à 2500 tr/mn et entraînant une hélice bipale, est allé, par la route, de Meursault à Paris, ce qui représente 350 km. La consommation fut de 5 litres aux 100 km. Des essais de vitesse, faits sur l'autodrome de Montlhéry, devant MM. Grimault et Suffrin, ingénieurs du STAé, révélèrent une vitesse de 170 km/h. En version avion, le L-19 effectua un premier vol à Beaune le 4 décembre 1927. Il était alors équipé d'un moteur ABC Scorpion développant 34 ch à 2300 tr/mn et 38 ch à 2600 tr/mn. En 1929, le terrain de Beaune se révélant trop petit, l'appareil reprend ses essais à Villacoublay aux mains d'Espanet, le chef-pilote de chez Nieuport. Ses essais montrent que l'appareil se stabilise bien automatiquement, comme prévu par le principe de la voilure pivotante, mais ils prouvent aussi la nécessité d'abandonner le train tricycle du véhicule routier pour un atterrisseur monotrace. Le L-19 devient ainsi le L-20.

[Doc 064] Le Trait d'Union Les constructeurs français – 1919-1945 (73) LEYAT Par Charles CLAVEAU
Rubrique mensuelle dans Le Trait d'Union n° 229 p 49-57 Extrait de l'article « L'auto-avionnette L-19
» … Les 7 et 8 septembre dernier (1927), le fuselage-voiture, monté par deux personnes, pesant 250 kg à vide et 400 kg au total, est venu, par la route de Meursault à Paris, ce qui représente 350 km. La consommation fut de 5 litres au 100 km. Les essais de vitesse faits à l'autodrome de Montlhéry, devant MM. Grimault et Suffrin, ingénieurs du S.T.Aé., révélèrent une vitesse de 170 km/h. Au cours de ces expériences, l'appareil était muni d'un moteur ABC 25 CV (soit 8 CV en langage automobile). …

[Doc 094]
" En 1927, Leyat établit un record de vitesse à 170 km/h sur l'anneau de Montlhéry qui est en fait le fuselage d'un avion qu'il veut tester. Ce prototype vient par la route, de Meursault à Montlhéry. L'avion utilisant ce fuselage volera sur le terrain de Beaune. "

[Doc 081 Courau] photo p 176 à ajouter
Mon hélice au pays des merveilles, page 195 "... Ces incursions dans un domaine parallèle à ses techniques habituelles [Courau vient de parler de la méthode de musique inventée par Leyat] - sinon à ses goûts, car il était mélomane averti - ne ralentissaient pas Leyat dans ses études courantes. Il ne cessait d'alléger, caréner, affiner l'Hélica en vue de sa double finalité roulante et volante. Le 7 septembre 1927, il essaya sur l'autodrome de Montlhéry un type particulièrement bienvenu qui, muni du même moteur de 8 CV que la D.21 du Conservatoire [l'Hélica de Gustave Courau], porta la vitesse à 170 km/h avec une consommation d'essence ne dépassant pas 6 litres aux 100 kilomètres. "

Genty 2022 p 158-166 (6 photos)

L'Aérophile 1-15 mars 1958

Moteur 2 cylindres à plat, refroidissement par air.


Un modèle réduit (échelle et constructeur inconnus) exposé au salon Rétromobile 2013 à Paris
Sources documentaires

[1] Le nouvel avion-voiture Leyat, Les Ailes n° 349 23 février 1928 [Doc_028]
[2] Le nouvel avion-voiture Leyat, L'Aérophile 1ier-15 mars 1928 [Doc_027]
[3] A l'aube de l'aviation : Marcel Leyat, par Alain-Yves Berger, Pilote Privé n° 79, 5 juillet 1980 [Doc_111]
[4] Les voitures à hélice Leyat, Clément Genty, Antiques Autos, 2022 [Doc_201]


Page créée le 29/03/2024, dernière modification 30/03/2024
Des vieilles toiles aux planeurs modernes © ClaudeL 2003 -