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Les profils Jedelsky
Lors de la 2ème édition du concours international d'ailes volantes en vol libre de Brême (Allemagne du nord ), en 1953, Herbert JANSA présentait un modèle dont le profil et le mode de construction étaient alors totalement inconnus.
Baptisé construction ''standard'' puis '' balsa plein '' c'est sous l'appellation de '' Jedelsky'', du nom de son créateur, Erich JEDELSKY, que ce profil et ce nouveau procédé de construction seront connus dans le monde.
En France Jacques DELCROIX en vol libre et Robert BARDOU en RC [connu pour ses planeurs Choucas], seront des ardents défenseurs de cette technique, qui allie simplicité de réalisation, rigidité, inertie des structures et performances dans le domaine du vol thermique.
Les grands constructeurs ne seront pas insensibles à ces arguments et produiront pendant plus de 30 ans de nombreux planeurs et avions équipés de ces profils, à commencer par Erich JEDELSKY lui-même qui dessinera nombre de modèles, dont le planeur Airfish est certainement le plus connu.




Profil Jedelsky construit en balsa plein

Profil Jedelsky allégé du Top Quark Scorpio

ERICH JEDELSKY

Erich JEDELSKY (* 1923 à Mohelnice, en République tchèque (1), † 7 novembre 2000 à Neunkirchen en Basse-Autriche (2) était un pionnier autrichien de l'aviaton. Jedelsky fut un fervent défenseur de l'aérodynamique progressive [?] et co-fondateur de "l'école de Vienne". Son principal sujet d'étude fut le développement de profils d'ailes ayant un taux de chute le plus faible possible. Les ailes d'oiseau furent un modèle pour lui et il testa de nombreux profils en soufflerie. Il a développé une méthode de construction qu'il a lui-même appelée "Jedelsky Vollbalsa" ["Balsa plein"]. Jedelsky a conçu de nombreux modèles d'aéronefs, tels que le Specht (pic), Kiebitz (vanneau), Sperber (épervier), Taifun (typhon), Storch (cigogne), Kobold (diablotin ou leprechaun), Weihe (consécration), Wiesenschleicher, Airfish...
Ses plans de modèles [au format 50 × 70 cm] ont été publiés par Sperl Verlag, à Vienne, au début des années 1950.
Notes :
(1) Mohelnice est une petite ville de République tchèque, district de Šumperk, d'environ 9000 habitants, située à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest d'Olomouc
(2) Neunkirchen : ville de Basse Autriche, environ 10 km au sud-ouest de Wiener Neustadt. Environ 12 000 habitants.
L'AILE JEDELSKY, ORIGINES...
Bref historique, par Erich JEDELSKY lui-même, publié dans la revue PROP de mai 1993 (Revue officielles de l'Aéro-Club autrichien pour l'aéromodélisme).
[Traduction et adaptation publié dans la revue Vol Libre n° 104 décembre 1994} [8]
Nous n'avons apporté aucune modification à cette traduction pour lui garder toute sa saveur !

Pour répondre à de souventes questions… Voici comment j'aboutis à la construction des ailes dites « à la Jedelsky ». L'élan fut donné par le désir de trouver, pour les planeurs A2 des années 1950 (aujourd'hui la catégorie F1A) une construction « qui tienne », c'est-à-dire qui ne se voile pas au fil des influences météo. En effet à l'époque nous construisions des ailes en « structure » - longerons, nervures, entoilage papier – et presque exclusivement en pin et contre-plaqué : la résistance en torsion provenait en majeure partie de l'entoilage. Lequel, à force de tension trop forte dans la chaleur et de ramollissement par temps humide ou froid, vrillait irrémédiablement les voilures. De sorte qu'entre les vols d'une même journée on passait son temps à vérifier les réglages, rajuster le centrage et la spirale, au lieu de se concentrer pleinement sur la tactique sportive (observation de la météo et de la concurrence, choix du lieu et du moment de départ, etc), - sans laquelle on ne parvient à aucun résultat en compétition.

La vitesse de descente minimale, facteur primordial en planeur, avait très tôt mis au premier plan les profils ultra-creux. Par exemple, le profil EJ-41 avait permis au « Storch » de 1950 d'inaugurer l'ère des planeurs de haute fonctionnalité, en formule FAI de plaine. Pour atteindre la portance maxi – donc pour retarder le plus loin possible sur l'extrados le décollement du flux d'air – il fallait un dessin optimal de la courbure d'extrados, mais aussi un parcours le plus parallèle possible des deux flux d'intrados et d'extrados au droit du bord de fuite, ce qui s'obtient par une lame courbée aussi fine que possible, un « voile » inspiré des ailes d'oiseau. [Figure 2]


Figure 2
Le premier pas dans cette directions des BF en lame fut en 1951 les profils EJ-21 et le profil « Flamingo » EJ-24 : BF en CTP 6/10 libre.
Cette partie libre ne pouvait avoir qu'une profondeur relativement faible. Une profondeur plus importante, essayée en 1951 sur EJ-26, finit vite par se gondoler. EJ-34 reçut en 1951 un BF plus épais en balsa. Il était destiné à un volet automatique sur un motomodèle, mais manqua de raideur en torsion.
En 1952 mes deux collègues Adolf SEMOTAN et Fritz ZIDEK réalisèrent les profils EJ-75 et 76 pour planeurs classiques et ailes volantes. Le BF de minceur absolue était réalisé en papier [Figure 10]. Pour la première fois on utilisa des nervures extérieures, chargées ici de soutenir le voile de papier.

Figure 10 : un premier BF en CTP fin termine la partie « structure ». A son intrados sont collées des nervures de soutien, l'extrême arrière est un fil de couturière tendu. Entoilage : une feuille de papier sur l'extrados.

Ce fut là le zénith et la fin de mes recherches en profil creux « structure » pour chute mini.
Détails sur l'aérodynamique des profils creux : voir « 5 années de développement des profils à Vienne », Flugmodellbau 5/1953 et Vol Libre n° 22.
A cette époque on commença à trouver à Vienne du balsa en quantité et en qualité. De sorte qu'une alternative à la mode « structure » fut trouvée dans la construction tout balsa. Un calcul m'avait monté qu'une aile tout bois à profil creux était parfaitement réalisable en balsa léger. La solution immédiate pour une telle plume en « plein » était un collage de plusieurs lattes entre elles. Mon collègue Leopold TLAPAK dès 1953 fit de bons résultats avec cette méthode et le profil EJ-84, lors du 6ème Concours autrichien de planeurs vol libre en catégorie I (aire totale maxi de 10 dm2).

Je trouvai une solution au BF ultra fin début 1952 : les fibres balsa devaient être orientées dans le sens du vol. Profil EJ-81. Un modèle de ce type fut peu après construit en démonstration à la télé, lors d'une initiation à l'aéromodélisme. Mon collègue Josef SCHÖBER améliora encore cette construction autour du profil EJ-80.
Fin 1952 je faisais des tests sur le dessin des ailes – voir « Vitesse de chute » FMT 11/1986 (et Modèle Magazine n° 224). Le profil utilisé était EJ-83, partie avant en planche balsa, nervures d'intrados extérieures soutenant une large bande papier et un fil tout à l'arrière.
L'étape suivante était une évidence : au printemps 1983 je remplaçai le BF papier par une fine planchette balsa, et les nervures de soutien démarrèrent dès le BA. L'aile JEDELSKY était née.

Un collègue de l'époque, Herbert JANSA, en fut si conquis qu'il me demanda le plan d'une aile volante, pour le 2ème Concours international d'Ailes Volantes de Vol Libre à Brème, toujours en 1953. Ce sera la première apparition en public de la nouvelle construction. Mais le temps avait manqué pour régler le modèle avant le concours, et il ne put montrer ses capacités de vol.
Cependant je pus avoir une longue conversation avec le professeur F. W. SCHMITZ, et lui exposer les idées de base concernant le modèle comme la construction. Le modèle obtient ainsi le prix de construction offert par l'Institut d'Aérodynamique Max-Plank de Göttingen.
Un temps cette construction reçut la dénomination de « standard », pour la distinguer des précédentes, et des « balsa plein » ultérieures, et parce que c'était devenu la plus utilisée dans notre club.
Appellation pas très heureuse, et on préféra bientôt « aile JEDELSKY ».

EJ-84 : des lattes balsa assemblées et collées sur chantier. Extrados arrondi ensuite.
EJ-81 : sur l'avant est collé une planchette libre en balsa mince, fibres dans le sens du vol. L'extrême arrière est recouvert d'une bande adhésive de renfort.
EJ-80 : Amélioration du précédent. L'arrière est une baguette balsa ou pin. Transition d'intrados arrondie par un remplissage balsa.
 
QUELQUES PROFILS JEDELSKY
 
EJ-1
Fichier jedelskyej1.dat

EJ-1 [Fichier jedelskyej1.dat - Dessiné avec TraCFoil]
 
EJ-75

[6]
EJ-81 [1952]
EJ-82 [1954]
 
EJ-85 [1953]
[Modèle Magazine n° 379 (année 1983)]
Fichiers jedelskyej85.dat et jedelskyej85rev.dat




[6]
EJ-90 [1954]
 
 
EJ-91 [1956]

 
EJ-104

jedelskyej104 Grafik.pdf

EJ-106

[Fichier EJ-106.dat]
 
PROPRIÉTÉS DES PROFILS JEDELSKY
Simplicité de réalisation, rigidité, inertie des structures et performances dans le domaine du vol thermique
Robert BARDOU nous vante les mérites du profil Jedelsky [4]
Nombreux sont les lecteurs du M.R.A., intéressés par les ailes Jedelsky et leur construction ; à la demande de M. Bayet je vous exposerai donc la méthode que j'emploie personnellement, et que je préconise, n'en ayant pas trouvé de meilleure...
Rappelons brièvement ce qu'est un profil Jédelsky et ce que l'on peut en attendre.
Il s'agit d'une planchette de balsa épaisse de 1,5 cm usinée au profil Clark Y et prolongée à son bord de fuite par une planchette de balsa de 2 mm, d'une largeur égale ou supérieure au profilé, suivant la courbe de l'extrados, ce qui donne un profil creux très porteur.
Cette planchette est rigidifiée par des nervures collées à l'intrados et qui restent apparentes, ce qui donne à l'aile son aspect caractéristique. Outre la nécessité mécanique de ces nervures, celles-ci apportent un comportement en vol très bénéfique : des virages inclinés sans glissades ni décrochages mais au contraire, ascendants ! Ce qui est, il faut avouer, très inhabituel.
Une portance exceptionnelle, même par très faibles vents ou thermiques, complétée par une bonne pénétration (même dans le Mistral...).
Selon l'envergure, les résultats sont évidemment différents, on peut atteindre pratiquement jusqu'à plus de 3 mètres et obtenir alors un planeur extraordinaire, accrochant au moindre souffle, mais on est là, à la limite des possibilités mécaniques de la construction, c'est un planeur à réserver pour les faibles vents ou thermiques. Je le considère comme planeur de complément très utile lorsqu'après un long déplacement on arrive sur la pente sans un souffle... !
Une bonne moyenne est 2,50, 2,70 m très bonne sustentation, bonne pénétration, bonne solidité.
Avec 2 mètres, on peut aborder les forts vents, la maniabilité est excellente et la solidité à toute épreuve.
Le profil Jedelsky n'est pas prévu pour l'acro, c'est évident, toutefois on peut très bien s'amuser avec, je vous citerai loopings droit et même inversé, vrille, bref vol dos, et Broglie réussit même avec, de surprenants tonneaux — un peu « barriques » tout de même — mais enfin «faut le faire» !
Ajoutez à tout cela l'avantage d'une construction d'une rapidité et d'une simplicité unique, avouez qu'il y a de quoi être tenté et séduit !
 
Le "Jedelsky" a souvent été critiqué.
Voir par exemple article de Brogly "En réponse à vos questions" MRA n° 382

Petite mise au point Par Robert Bardou MRA 386 (août 1971) p 17
« Mon ami Brogly, toujours aussi enthousiaste, dans son article «en réponse à vos questions» [M.R.A. 382], me semble un peu vite enterrer les ailes système Jedelsky ! Très partisan de ce type d'ailes, son expression: « ... .le Jedelsky est battu ... » me semble appeler quelques commentaires :
1 ° Il compare le Jedelsky, profil creux très porteur, à un profil plat Clark Y qui convient très bien par vents moyens ou forts mais qui, par vents faibles, doit céder la place au Jedel.
2° L'aile en expansé est peut-être vendue déjà prête, balsa de recouvrement collé (comme dans le nouveau Cumulus), mais à quel prix ? Et le modéliste qui part du bloc d'expansé doit préparer planchettes, bord d'attaque, coller le tout, faire le système de liaison centrale ... Ben, je demande à me mettre en compétition avec lui, avec la méthode que je conseille, pour l'exécution d'une aile Jedelsky, je serais surpris d'être battu en «temps» !. ..
3° Je ne prétends pas que le Jedelsky soit une aile universelle, mais, compte tenu de sa rapidité de construction, deux à trois soirées, c'est celle qui apportera le plus de satisfaction au modéliste moderne. Cette aile est surtout indiquée pour les vents faibles, mais un modéliste de Blois, envoyé par M. Bayet, peut témoigner de la démonstration que je viens de lui faire dans
le Mistral qui soufflait ce jour-là... Ce n'était pas de voler d'ailleurs qui était difficile, c'était surtout de se poser ... sur un terrain exigu, entre des serres de fleurs !
Je serais d'ailleurs assez partisan de plusieurs types d'ailes pour un même planeur,
à employer selon la force du vent du jour .
Pour vous dire que «Le Jedelsky n'est pas battu », nous préparons, avec F. Plessier pour la partie radio, une aile volante assez surprenante de trois mètres d'envergure selon ce système ; je termine aussi un petit Parasol, le «Paisible », qui rappellera la silhouette des avions des meetings aériens des années 30, sans compter le Choucas 300 de trois mètres qui vole déjà.
 
Pour l'entoilage, je suis de l'avis de Brogly en ce qui concerne l'emploi des mylar (type Solar-Film ou autres), cela est très bénéfique,- outre un gain de temps très appréciable, cela apporte une solidité très remarquable, surtout pour la planchette arrière en 20/10 du profil Jedelsky. Je suis assez attiré par les films transparents qui permettent de vérifier l'état des structures, j'ai eu la farce, avec des recouvrements opaques qui m'ont, un jour, caché un endroit très affaibli - pour ne pas dire cassé - dans une aile, qui, extérieurement, paraissait intacte... et qui s'est pliée! ... »

 


TECHNIQUES DE CONSTRUCTION
 
Technique de Robert BARDOU
[4]
Très simple à monter, cette aile est assez difficile à réaliser avec les moyens du bord, le balsa de grande longueur, 1,40 m et plus, n'existe pas couramment dans le commerce.
Un profilage précis sur cette longueur est pratiquement impossible a obtenir à la main, après bien des essais divers, j'ai dû personnellement avoir recours aux machines modernes multifaces pour obtenir un travail constant.
Les nervures apparentes de ce type d'aile sont souvent malmenées et il est nécessaire de recourir au contreplaqué ; le plus léger, le peuplier extra-blanc de Yougoslavie convient très bien, l'épaisseur de 2 mm, suffisante permettant une bonne surface de collage, une parenthèse à ce propos, certains modélistes croient bien faire en employant l'araldite pour cette opération, qu'ils sachent que c'est parfaitement inutile car c'est le balsa de l'aile qui se délaminera à l'arrachement et jamais la colle qui lâchera, employez donc une simple vinylique blanche.
Le fait d'employer le contreplaqué pour les nervures pose un problème, car il est impossible de les épingler, j'ai donc été amené à imaginer un bâti de montage très simple, une simple baguette de bois dur de 15 x 15 mm dans laquelle j'ai positionné et rainuré l'emplacement de toutes les nervures. Cette baguette de positionnement (JIG en anglais), accompagne mes «kits» d'ailes Jedelsky. J'ai illustré pas à pas la méthode de construction, publiée ci-contre, et n'ai pas grand chose à rajouter.
Après avoir utilisé de nombreux systèmes de liaison des deux demi-ailes, j'ai légèrement modifié et adopté un système très simple dû à mon ami Fourcade, de l'A.C. Bigorre, et qui consiste en deux broches en corde à piano de 0,4 mm, traversant les deux grosses nervures d'eniplanture qui doivent faire exactement la largeur du fuselage, cela suffit, mais rajoutez un troisième tube alu de 5 et une tige filetée 0,4 avec un boulon à chaque bout si vous faites du remorquage ou exercices violents, c'est une sécurité... Croyez-moi, ce système est suffisant et très éprouvé... Je crois qu'on ne peut faire plus simple, ni plus rapide.
Comme il est décrit, renforcement central en polyester obligatoire, une simple couche de tissus ultra-fin suffit, intrados comme extrados.
Ma finition préférée est le Solar-film mais pour l'intrados la difficulté de chauffage entre les nervures ne permet que d'utiliser enduit et papier !
Voilà, je pense avoir fait le tour de la question et espère que vous serez nombreux à vouloir essayer cette aile intéressante.
Robert BARDOU.
 

1) - Coller le bord d'attaque bois dur contre le profilé balsa
- Confectionner l'équerre gabarit selon le dessin du plan - Utilisant les baguettes JIG comme références, tracer la position des nervures

2) - Epingler le profilé sur le chantier
- Déterminer la position des « JIG » à l'aide des nervures extrêmes et fixer avec 2 ou 3 vis

3) - Encoller et placer les nervures en CTP sauf la n° 1

4) - Un fer profilé quelconque bien lourd, placé sur vos nervures assurera une forte pression, indispensable à un collage parfait. Laisser sécher la nuit (colle vinylique)

5) - Retourner l'aile, placer la planchette de recouvrement arrière à l'aide d'une bande de scotch sur toute la longueur.

6) - Relever cette planchette et encoller soigneusement le dessus des nervures ainsi que la jonction planchette-profilé.

7) - Rabattre la planchette, le scotch faisant charnière, et placer à nouveau le profilé en fer pour assurer une pression régulière. Aucun épinglage n'est nécessaire.

8) - Coller les nervures d'emplanture en balsa de 3 cm - Fixer sur le chantier une feuille de papier de verre ainsi qu'une cale correspondant à l'angle du dièdre. - Frotter l'aile jusqu'à l'obtention d'une base bien plane à vos nervures d'emplanture.

9) - Confectionner un bloc à poncer à l'aide d'un bloc de bois bien d'équerre et poncer soigneusement la face de jonction des 2 ailes.

10) - Fixer les deux ailes à l'aide d'un ruban adhésif et percer l'emplacement des tubes alu (diamètre 5 mm) de part et d'autre. - Mettre une extrémité des tubes et les coller à l'Araldite. Placer à l'intérieur les CAP de 4 mm qui assureront un parfait alignement.

11) - Renforcer la partie centrale de l'intrados avec le tissu de verre et résine polyester fournis dans le kit. - Coller la nervure n° 1.

12) - Même opération pour l'extrados. Le tissu de verre doit descendre sur la face de jonction de l'aile. Dégager l'entrée des tubes après durcissement. - Limiter par une bande de scotch la limite d'enduisage de la résine sur l'extrados, 2 cm après le tissu de verre.

13) - Tracer et scier l'extrémité de l'aile selon le plan. Façonner le bord marginal par ponçage.

Finition des ailes
Poncer au papier abrasif n° 220, mouillé et savonné, la jonction polyester-bois, limitée par le ruban de scotch, sur l'extrados. On ne doit sentir aucune aspérité. Je vous conseille un recouvrement extérieur au Solar-film, solution impeccable, rapide et esthétique. Pour l'intrados, le plus simple est d'enduire les ailes de 2 couches d'enduit, puis de placer des bandes de Modelspan de couleurs vives alternées, noir et jaune par exemple, visibles de très loin. La régularité de la pose des nervures obtenues par l'emploi de notre « jig » facilite la pose de ces bandes, qui seront appliquées simplement à l'acétone, puis vernies.

 
 
Technique de "Die Fluggeister"
[7]
But here are a few pics on the jedelsky wing for those who haven't built one before. I was able to whip one out start to finish in two hours which is pretty good considering that included allowing the epoxy to cure between the two sections. Also the shaping sounds intimidating but its really kept to a minimum and pretty hard to mess up. With a little hand plane it went FAST. On the down side I did pick the best wood I could find at the LHS and the uncovered wing came in at 2 5/8 oz. Its the trade off for simplicity and durability I guess.

 

Technique de Georges LANNOY
[5]
J'ai imaginé ce procédé en élaborant un ULM modèle car poncer une grosse planche de balsa ou découper un fin morceau de polystyrène ne m'enchantait guère ; et je voulais utiliser un profil Jedelski pour ses qualités de portance à basse vitesse .
Comment procéder
Dans des nervures classiques, pratiquer une fente en biais permettant le passage d'une planche de balsa; sur celle-ci, faire des fentes dont l'écartement correspond au nombre de nervures; une autre fente est faite pour le longeron qui comporte, lui aussi, des fentes, dont le nombre et l'écartement sont identiques.

Vue, en perspective éclatée, du principe inventé par Georges Lannoy.
L'assemblage est un jeu d'enfant :
Encastrer et coller la planche, idem pour le longeron, coller le bord d'attaque, qui est du 1/4 de rond de menuiserie, pas cher. C'est solide et il n ' y a pas de ponçage. Le recouvrement est en balsa 15 ou 20/1 0, puis finition papier ou plastique. Le profil est plus ou moins cambré, suivant vos goûts, la charge alaire et la motorisation que vous envisagez.
J'ai monté également ce type d'aile sur un Vicomte, et j'en suis très satisfait. La nervure de l'ULM fait 245 mm de long et 25 mm de hauteur. L'aile, d'une surface de 40 dm2 , pèse 300 grammes, y compris un généreux renfort central en fibre de verre + résine. Pour une question de rigidité, le longeron doit être collé sur la planche d'intrados. Pour une question de poids, je place alternativement nervures en c.t.p. 3 mm et nervures en balsa 3 mm, ces dernières n'étant pas ajourées.
G.L.

Construction en dépron
 
QUELQUES MODELES ETUDIEES par E. JEDELSKY



QUELQUES MODÈLES d'E. JEDELSKY

Jedelsky a conçu de nombreux aéromodèles, parmi lesquels on peut citer :
- le Specht (pic),
- le Kiebitz (vanneau),
- le Sperber (épervier),
- le Taifun (typhon),
- le Storch (cigogne),
- le Kobold (diablotin ou leprechaun),
- le Weihe (consécration),
- le Wiesenschleicher,
- l' Airfish, qui est toujours utilisé pour la formation des débutants.
Ses plans de modèles au format 50 × 70 cm ont été publiés par Sperl Verlag, Vienne au début des années 1950.

 
STANDARD AIRFISH [1967 ?]
Envergure 185 cm
Plan VTH Verlag
Page forum RC-Network : http://wiki.rc-network.de/index.php/Airfish


[Aeromodeller Annual 1968-69]
SUPER AIRFISH
Envergure 240 cm / Empennage en T
Publié dans FMT 9/1973

ECHO (1965)
Motoplaneur pour moteur 0,8 à 1,5 cc
Envergure 184 cm
Plan en libre téléchargement sur Outerzone [oz13727]

Kö C


[Modèle Magazine n° 214, via Jean-Pierre Di Rienzo]
Plan et photos sur Outerzone
 
QUELQUES MODÈLES DE DIVERS CONSTRUCTEURS

Celeste (Aeroflyte) - 19xx
Aeroflyte était un fabricant australien de kits de modèles réduits

Filius (Multiplex) - 1972
Construction et banc d'essai Radio Modélisme n° 90 juin 1974 [11]

RC Pilot (Graupner) - 1988-89

Envergure 2100 mm

Alfred Bellec lance son RC Pilot - Mascourbe septembre 2023

Senior (Svenson) - ca. 1977-78

Un article consacré à ce kit a été publié par Maurice MOUTON dans la revue RadioModélisme n° 140 d'août 1978. On peut le lire sur le site RC Paper
Plan en libre téléchargement sur Outerzone [oz9702]


Jean-Marie M. en a restauré un très joli.


Top Quark
(Scorpio)
----
Top Quark en 2004 (moteur thermique) à gauche et 2019 à droite (moteur électrique)

Susi (Wik)
Boîte de construction produite par Wik

Construction et banc d'essai Radio Modélisme n° 23, novembre 1968 [10]

Wolfi (de Wolfgang RÖDEL)

En vol à Paris !


Envergure 2 m
Article Adepte n° 37 mai 1978 [p 22 à 27] [12]

 
Choucas
Toute une série d'appareils que l'on doit à Robert BARDOU, que l'on ne présente plus.
Voir la page "La Saga des Choucas"
 
Moineau
Modèle RC de début, présenté par Dominique AUBERT, MRA n° 456, novembre 1977.

Moineau

[MRA n° 456, novembre 1977]

Etc.

Sur le site Outerzone, une recherche avec le mot clé "Jedelsky" renvoie 2 modèles d'Erich Jedelsky : Echo et Ko C, cités ci-dessus.

 
Sans Queue
Aile volante de vol libre (date et origine inconnues)
 
SOURCES DOCUMENTAIRES

[1] Erich JEDELSKY, Wikipêdia. Biographie
[2] Cs, site de Gérard RISBOURG, Les GPR
[3] Cl, vidéo E, YouTube
[4] Les ailes Jedelsky, par Robert BARDOU. MRA n° 391, janvier 1972 p 18-19
[5] Profils Jedelski, un nouveau procédé, par Georges LANNOY. MRA n° 580, mars 1988 p 37-38
[6] Jedelsky airfoil coordinates, Forum, RC-Groups
[7] Grace, Forum, RC-Universe
[8] La construction des ailes en balsa plein, par Karl Schmidt. Radio Modélisme n° 14 et 15, Extrait de Das Flugmodell, juin 1967
Traduit et adapté de l'allemand par Alain DESPAGNET, via RC Paper

[9] L'aile Jedelsky, origines..., par Erich JEDELSKY. Vol Libre n° 104, décembre 1994, via Jean-Pierre Di Rienzo, 16 juin 2019
[10] Le planeur R/C Susi, par R. BROGLY, Radio Modélisme n° 23 novembre 1968, p 23-26, RC-Paper
[11] Le Filius, planeur R/C de début, par R. BROGLY, Radio Modélisme n° 90 juin 1974, p 28-30, RC-Paper
[12] Wolfi-Ecolius, par Christian CHAUZIT et B. TOUFFET , Adepte n° 37 mai 1978, p 22-26, RC-Paper

Page créée le 04/06/2019. Dernière mise à jour le 08/11/2024
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