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Dewoitine D-7 |
Dès le début de sa carrière de constructeur d'avion, qui sera longue et très riche, Émile DEWOITINE, dessinera et construira, entre 1920 et 1923, quelques planeurs, et un unique avion léger, le D-7. Ces "aviettes", comme on les appelait à l'époque, étaient équipées de moteurs légers de faible puissance, et, au même titre que les planeurs, étaient considérés comme des machines expérimentales. D'ailleurs les premiers concours organisés en France au début des années 1920 ne portaient-ils pas le nom de "Congrès expérimentaux" ? Combegrasse, en 1922, Vauville en 1923...
Cette page est consacrée à l'aviette Dewoitine D-7. |

Émile DEWOITINE, Georges BARBOT (pilote), devant le D-7 à moteur Clerget-Renault 2 cylindres à plat. [4]
Grand Prix de la moto-aviette, organisé par le journal Le Petit Parisien, Buc, 15 juillet 1923 |
Les premiers planeurs |
Depuis 1917, Émile DEWOITINE avait été mis à la disposition du SFA [Service de Fabrication de l'Aviation], et à ce titre, chargè, au sein de l'usine "Latécoère" de Toulouse, de mettre en place la production de 1000 biplaces de reconnaissance Salmson 2A2.Démobilisé en 1919, Emile Dewoitine demande le poste de directeur du bureau d'etudes auprès de Georges Latécoère. Mais celui-ci préfère le garder dans un rôle de responsable de Fabrication. C'est une des raisons pour lesquelles Emile DEWOITINE, désireux de concevoir des avions modernes, quitte la Société Latécoère en 1920. Il loue un deux pièces rue Lafayette, à Toulouse, où il installe une planche à dessin, et crée sa propre entreprise, la CAED [Construction Aéronautique Emile Dewoitine] en 1920. Il y étudie plusieurs avant-projets pour répondre aux marchés officiels proposés par les militaires. Son premier avion, le D-1, sera un succès.
En parallèle, sur ses fonds propres, il il s'intéresse au vol sans moteur et étudie des projets de planeurs : c'est ainsi qu'entre 1922 et 1923, il pourra présenter quatre planeurs et une aviette, avion léger.. |
Dewoitine P-1 |
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Cette machine très innovante utilise une aile cantilever : dépourvue de haubans, la structure étant assurée par un longeron interne à l'aile et relié au fuselage. Emile Dewoitine fait breveter cette conception qui deviendra, et reste encore de nos jours la norme en matière de construction aéronautique. De plus les ailes étaient souples, afin de tenter de mettre en pratique la théorie du vent dynamique, voie qui s'avèrera être une impasse....
Deux exemplaires de ce planeur à ailes souples voleront avec succès durant le Congrès expérimental de Combegrasse, en août 1922 [n° 5, pilote officiel de Dewoitine : Georges BARBOT, et n° 41, piloté par Joseph THORET].
Fiche J2mcL-Planeurs
Congrès expérimental de Combegrasse [machines] [7] |
Dewoitine P-2 |

Le Dewoitine P-2 à Biskra [Algérie] en janvier 1923 |
Le deuxième planeur construit par Dewoitine est encore un appareil à ailes souples, en deux parties coulissantes, au gré de la force du vent. Piloté par Georges BARBOT, à Biskra, le 31 janvier 1923, il réalise un vol record de 8 h 36 minutes (non homologué faute de commissaire-chronométreur officiel). Le P-2 est détruit le 7 février, pris dans une violente turbulence, le pilote s'en sort indemne. [6]
Fiche J2mcL-Planeurs
Voir congrès expérimental de Biskra |
Dewoitine P-3 |

Dewoitine P-3 - Biskra, janvier 1923 |
Un deuxième planeur Dewoitine a aussi participé au congrès de Biskra (janvier 1923), il sera piloté par Alfred FRONVAL, l'Adjudant François DSCAMPS et le Lieutenant Joseph THORET. Le P-3 est de conception radicalement différente du P-2 : ailes cantilever rigides, équipées d'ailerons, fuselage de section rectangulaire, coffré CTP. [6]
Fiche J2mcL-Planeurs
Congrès expérimental de Biskra |
L'aviette Dewoitine D-7 |
L'aviette D-7, directement dérivée du planeur P-3 sur lequel une motorisation a été adaptée, a été créé par Émile DEWOITINE en 1923.
De 5 à 10 exemplaires auraient été construits [source Wikipedia non vérifée]. Pourtant, au IXe Salon internation de Paris en décembre 1924, Dewoitine expose, entre autres appareils, une aviette D-7 portant le n° 16 [voir infra] [Flight 1924-12]
Un avion D-7 (portant le numéro de série 3) et deux planeurs P-3 ont été achetés à Dewoitine par le MNO tchécoslovaque [MNO : ministère des armées ?] en 1923. [1]
Un D-7 aurait été vendu à l'Armée japonaise. |

D-7 n° 3 sur la plage de La Baule - Deux mécaniciens regardent le moteur (Salmson AD-3) et Georges BARBOT se tient derrière eux [3]
Le marquage sur le volet de dérive est typique des appareils Dewoitine de cette période (1920-1924).
Le marquage "1" sur le flanc du fuselage est le numéro de concours de cet appareil au Grand Prix du Petit Parisien (Buc, 15 juillet 1923)
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D-7 n° 2 |
La photo ci-dessous montre l'avionnette n° 2 portant le marquage "F-ESEP" qui surprend !
En France il faudra attendre les années 1950 pour que soit mis en place un registre des immatriculations des planeurs (et avions). Par contre en Belgique dès les années 1920 les aéronefs étaient enregistrés. Par exemple, au Concours de Vauville 1925, les planeurs belges Castar et Vivette étaient marqués respectivement O-BAFG et O-BAFH.
On peut avancer quelques hypothèses, toutefois sans aucun fondement solide :
- Pour pouvoir participer à des concours en Belgique, les appareil étrangers devaient être "marqués",
- Ce D-7 n° 2 a été marqué avant d'être exporté, et serait l'exemplaire vendu au Japon,
- ?? |

D-7 n° 2 équipé du moteur Salmson AD-3 [11]
L'immatriculation F-ESEP soulève quelques questions ! |
D-7 n° 3 |
Le n° 3 est l'exemplaire dont l'histoire est la plus connue. Iil participera au Grand Prix de la moto-aviette en juillet 1923, on l'a vu ci-dessus à La Baule et on le retrouvera au Congrès expérimental de Vauville en août la même année.
Il semble bien que ce soit l'exemplaire vendu à l'Armée de l'Air tchécoslovaque [1] |

Georges BARBOT devant le D-7 n° 3 équipé du moteur Salmson AD-3 [12]
Congrès expérimental de Vauville, août 1923
On note sur le bord d'attaque de l'aile droite, près de l'emplanture, la prise d'air pour la mesure de la vitesse de l'appareil.
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D-7 n° 4 |

D-7 n° 4 au Congrès expérimental de Vauville - août 1923 [12]
Équipé d'un moteur Vaslin 2 cylindres à plat, l'avionnette est pilotée par François DESCAMPS
Il porte encore le numéro de concours 18 du Grand Prix du Petit Parisien [15 juillet 1923] |
D-7 n° 16 |
Un D-7 [équipé du moteur Vaslin 6 cylindres en ligne] portant le n° 16 est exposé au IXe Salon d'Aviation de Paris, du 5 au 20 décembre 1924. [20]
L'appareil était préservé dans les réserves du Musée de l'Air et de l'Espace à Villacoublay, mais fut détruit dans un incendie le 17 mai 1990. [18] |

D-7 n° 16 exposé au IXe Salon international d'aviation de Paris [Flight décembre 1924]
D-7 n° 16 dans les réserves du MAE [Photo Philippe Couderchon, 1988]
[18] |
Quelques performances de l'aviette D-7 |
Au début des années 1920, parallèlement à l'aviation militaire, se développe une aviation "de sport" avec la construction d'appareils légers équipés de moteurs de faible puissance (communément appelés "avionnettes", "aviettes" ou "moto-aviettes"). Des concours sont organisés, promus et sponsorisés par certains grands quotidiens de l'époque. |
Le Prix du Matin |
Le quotidien Le Matin, alors l'un des quatre plus grands quotidiens français d'avant-guerre avec Le Petit Journal, Le Petit Parisien et Le Journal, offre un Prix de 25 000 francs [51 000 euros en 2020] au premier aviateur qui traversera la Manche dans les deux sens au cours de la même journée à bord d'un avion à moteur de faible puissance, de moins de 1500 cm3. C'est Georges BARBOT, pilote d'une aviette Dewoitine D-7 qui remporte ce prix, le 6 mai 1923. |

Le D-7 de Barbot très entouré - Prix du Matin [17] |
Le journal Les Ailes n° 99 dui 10 mai 1923 relate les vols de Barbot en ces termes : [16]
[Pas-de-Calais]
[sous le contrôle de MM. Crespel et Sabudie, commissaires de l'Aéro-Club de France][dans le Kent, à 11 km à l'ouest de Folkestone]
[environ 7 € en 2020]
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M. CLERGET met le moteur en marche [Le Matin, 07.05/1923]
En médaillon : BARBOT vient de donner le signal du départ |
L'exploit de BARBOT vu de l'autre côté de la Manche, pardon, du Channel : [19]
Courte vidéo de l'évènement.[17]
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Le 8 mai 1923, deux jours après sa double traversée de la Manche, Barbot revint à Paris par la voie des airs, atterrissant au Bourget.
On peut lire dans les colonnes du Matin du 8 mai 1923 :
"
" |
Le Dewoitine fut exposé sur les Grands Boulevards à Paris [à l'angle du boulevard et du faubourg Poissonnière], accroché à l'immeuble du Matin pendant plusieurs semaines, comme l'avait été le Blériot XI en 1909.
"" [Le Matin, 10/05/1923] |

[Le Matin, jeudi 10 mai 1923] |
La "campagne américaine" |
L'exploit de la double traversée de BARBOT eut uin retentissement mondial, au point que le journal américain Chicago Tribune invita Dewoitine à venir présenter son aviette aux États-Unis. Dewoitine, y voyant la possibilité d'un nouveau marché accepta. Émile DEWOITINE, son pilote Georges BARBOT et le mécanicien SIMON quittèrent donc la France le 27 mai 1923. Plusieurs présentations furent faites et en particulier Barbot réalisa un vol de 100 kilomètres (qui dura 2 h 30) entre New-York et l'académie militaire de West Point.
Malheureusement, deux incidents urvinrent au cous de ces démonstrations et l'intérêt des américains faiblissant rapidement, aucune commande ne fut passée, Dewoitine rentra en France début juillet. Écourta-t-il la tournée par déception, ou peut-être voulait-il être présent en France pour le Grand Prix du Matin ? [24]
L'appareil emmené aux USA était équipé d'un moteur Clerget. |
Les Ailes n° 104, du 14 juin 1923, parlent brièvement des aventures de Barbot aux USA :
Remarque : Si Dewoitine est bien rentré en France début juillet, on peut penser que le D-7 a été réparé et a pu reprendre les présentations avant la fin du mois de juin ? |

"Premier vol de Georges BARBOT aux USA : dans son petit "Flivver" il survole Roosevelt Field, Long Island.
Rappelons qu'il a traversé la Manche, aller et retour, avec ce qui est pratiquement un planeur, équipé d'un moteur de seulement 15 CV" [25] |
Grand Prix de la moto-aviette du Petit Parisien |
Pour ne pas laisser le devant de la scène au Matin, le journal Le Petit Parisien annonce, dès le mois de septembre 1922, l'organise d'un concours "de consommation" qu'il appelle "le Grand Prix Petit Parisien de la moto-aviette". |

[Le Petit Parisien - 7 septembre 1922] |
Le règlement initial fut modifié pour finalement stipuler que les concurrents doivent parcourir au minimum 300 km (en circuit fermé de 10 km) avec une avionnette monoplace dont le poids, carburant et pilote compris, ne doit pas dépasser 250 kg, la charge en carburant et huile étant, elle, limitée à 20 kilogrammes.
La date du concours, initialement prévue en mai 1923, sera retardée pour finalement être fixée au 15 juillet 1923.
Dewoitine a engagé trois D-7 pour cette épreuve. BARBOT, qui était en Amérique,rentre en France le 2 juillet 1923 pour disputer ce Grand Prix. Les deux autres pilotes seront Maurice FINAT et Marcel DORET. |

Marcel DORET et son mécanicien - Buc, juillet 1923
Le moteur est le Clerget-Renault (?)
- On ne voit pas de marquage sur le flanc du fuselage. |
Les trois avionnettes Dewoitine satisferont à l'épreuve éliminatoire d'altitude [montée à 500 mètres en moins de 30 minutes] et pourront participer au Grand Prix : |
- N° 1 : D-7 à moteur construit par S. Renault, selon les plans de Clerget (12 CV). Hélice Lumière. Pilote Georges BARBOT.
- N° 5 : D-7 (n° 3, constructeur) à moteur Salmson 3 cylindres radiaux (12 CV). Hélice Lumière. Pilote Marcel DORET.
- N° 18 : D-7 à moteur Vaslin 2 cylindres à plat (13 CV). Hélice Lumière. Pilote Maurice FINAT.
[Le Petit Parisien, 15 juillet 1923]
[les numéros sont ceux du Grand Prix. Dans les résultats publiés le 16 juillet ils seront intervertis]
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Les pilotes des trois Dewoitine : Maurice FINAT, Georges BARBOT et Marcel DORET, de gauche à droite [Le Petit Parisien, 13 juillet 1923]
En arrière-plan la "Dewoitine Sport" comme la nomme le journal.
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En haut : Le Dewoitine pilotée par BARBOT en plein vol. En bas, DORET se prépare à partir avec le n° 3 [Le Petit Parisien, 15 juillet 1923] |
Malgré une météo épouvantable les sept qualifiés prendront le départ.
Quatre d'entre-eux seront contraints à l'abandon par panne moteur (mise en court-circuit des bougies en raison de la pluie), un cinquième stoppé par casse du moteur (rupture de soupape). |

André LAURENT-EYNAC, sous-secrétaire d'état à l'aéronautique s'entretient avec Georges BARBOT [Le Petit Parisien, 16 juillet 1923]
Le D-7 porte le numéro 18 peint sur son flanc : c'est son numéro de concours pour ce Grand Prix.
C'est très vraisemblablement l'exemplaire n° 4 que l'on verra le mois suivant à Vauville, aux mains du pilote François DESCAMPS |
- Des deux concurrents restant, Lucien COUPET [n° 4], sur Farman Moustique, et Georges BARBOT [n° 18] , sur Dewoitine D-7, seul Coupet put parcourir les 300 km imposés et fut l'incontestable vainqueur de ce Grand Prix. En effet, Barbot tomba en panne sèche alors qu'il ne lui restait que 3 tours à faire après 27 tours (soit 270 km) parcourus en 3 h 33 mn 57 !
- DORET [n° 1] fut classé 3e : 180 km parcourus en 2 h 21' 21"
- FINAT [n° 5] finit 4e :
120 km en 1 h 57' 21"
[Le Petit Parisien, 16 juillet 1923] |
Congrès expérimental de Vauville 1923 |
Quelques semaines plus tard, du 5 au 26 août deux D-7 participeront au Congrès expérimental de Vauville, dans le Cotentin (Manche).
- n° 17 : Dewoitine à moteur Salmson. Pilote Georges BARBOT.
- n° 18 : Dewoitine à moteur Vaslin. Pilote François DESCAMPS.
Les deux aviettes présentes à Vauville ont encore leurs numéros de concours du Grand Prix du Petit Parisien peints sur le fuselage : "1" pour l'appareil de Barbot [numéro constructeur 3] et "18" pour celui de Descamps [numéro constructeur 4]. [voir photos supra]
Le Congrès expérimental de Vauville 1923 - Les machines" |

Décollage de François DESCAMPS - Congrès expérimental de Vauville, août 1923 [12] |
Résultats :
Dans l'épreuve "VOLS DE MOINDRE CONSOMMATION POUR MOTO-AVIETTES sur circuit de 20 km"
2e prix : DESCAMPS sur aviette Dewoitine / Vaslin {n° 18}.
0,765 litre.
5.000 francs (Prix Adrien Fétu).
3e prix : BARBOT sur aviette Dewoitine / Salmson {n° 17}.
1,125 litre.
3.000 francs (Prix du Commerce de Cherbourg)
Le vainqueur était Alexis MANEYROL (sur aviette Peyret à moteur Sergant {n° 32})
Dans "ÉPREUVE DE VITESSE POUR MOTO-AVIETTES 30 km sur circuit de 6 km"
2e prix : DESCAMPS sur aviette Dewoitine / Vaslin {n° 18}.
En 24 minutes, soit 75 kilomètres à l'heure.
1000 francs.
Vainqueur Alexis MANEYROL
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Le Tour de France des avionnettes 1924 |
[22]
Le Tour de France des avionnettes fut organisé par l'A.F.A. [Association Française Aérienne] et le Sous-secrétariat à l'aéronautique, fin juillet 1924.
Cette épreuve était réservée aux avions de moins de 2 litres de cylindrée (pour les monoplaces) et 3 litres de cylindrée (pour les biplaces). Quinze avionnettes furent engagées, et neuf se présentèrent au départ.
Au début de 1924, Dewoitine ne possédait plus de moto-aviette : une avait été vendue à l'État français, deux autres à l'étranger [Tchécoslovaquie et Japon (?)], et la dernière avait été détruite.
En vue de leur participation au Tour de France, 3 D-7 furent mise en chantier :
- n° 6 Moteur Vaslin 4 cylindres, pilote THORET [numéro constructeur inconnu]
- n° 13 Moteur Vaslin 6 cylindres, pilote DORET [numéro constructeur 16]
- n° 14 Moteur Vaslin 4 cylindres, pilote GAULARD [numéro constructeur inconnu]
L'épreuve éliminatoire eut lieu à Buc, du 24 au 26 juillet 1924.
- Le D-7 de THORET fut accidenté en perdant son gouvernail de direction,
- GAULARD ne put réussir les épreuves de sélection et ne put donc prendre le départ,
-
DORET réussit les épreuves de qualification en parcourant 10 km à une vitesse de 128 km/h et en consommant 7 kg de carburant. Mais on lui interdit de prendre le départ en prétextant que le moteur Vaslin n'était pas homologué.
Ce fut un fiasco pour l'équipe Dewoitine. Notons que globalement cette compétition fut un échec, seul le pilote DROUIN, sur Farman à moteur Anzani réussissant à terminer l'épreuve. |
Concours des avions de tourisme 1924 |
[23]
Du 7 au 17 septembre 1924, l'Aéro-Club de France organisa un "Concours des avions de tourisme", subventionné par le sous-secrétariat de l'aéronautique.
Dewoitine engagea un D-7 à moteur Vaslin 30 CV, piloté par GAULARD.
Malheureusement, ne répondant pas aux conditions techniques du règlement, l'aviette ne put même pas participer à la compétition
A la suite de ce nouvel échec, Dewoitine décida de cesser son activité dans le domaine du vol sans moteur et de l'aviation légère. |
Un D-7 en Tchécoslovaquie
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En 2010, Tomáš Rusek publie une page bien documenté sur le site Československé letectví où il rend compte de ses recherches sur l'avionnette Dewoitine achetée par l'armée de l'air tchécoslovaque en 1923 [1]
"
[Ministère des Armées, ou de l'Air ?][dans la banlieu de Prague][3e régiment de l'Air] |

Československá D-7. Moteur Salmson AD-3 [Coll. Jan Kaše/Petr Lukeš]
Le militaire en uniforme serait-il Joseph THORET ?
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Československá D-7. Coll. Jan Kaše/Petr Lukeš |

D-7 déjà avec l'emblème du LP3 - Dvůr Králové, probablement durant l'automne 1925.[1]
Notons le venturi installé sur le bord d'attaque de l'aile
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(?) |
" |
Caractéristiques |
Envergure |
12,60 m |
Longueur |
5,60 m |
Surface alaire |
15 m2 |
Masse à vide |
150 kg |
Masse au décollage (maxi) |
250 kg |
Vitesse maxi |
90 km/h |
Plafond |
3000 m |
Autonomie |
5 heures |
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Dessin de Tomáš Rusek [1]
Le dessin accompagnant cet article a été créé en analysant diverses des photographies. |
"" |

[Archives San Diego Air and Space Museum]

[Les Ailes]
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Motorisation |
[21] Les moteurs de faible puissance
Plusieurs motorisations ont été adaptées sur différents D-7 et il est difficile de s'y retrouver, les photos étant souvent de résolution insuffisance pour bien distinguer les détails du moteur et les légendes fréquemment imprécises voire erronnées.
Sont mentionnés dans les divers documents :
- Salmson AD3 : 3 cylindres en étoile
- Vaslin : 2 cylindres à plat
-
Vaslin 6 cylindres en ligne, refroidissement par eau
- Clerget : 2 cylindres à plat |
[9]
3 cylindres en étoile ; Refroidissement par air.
Masse : 34 kg
Puissance : 12 kW (16 CV) à 2400 tours/minute
Rapport de compression : 5,5.:1
Consommation spécifique : 250 g/CV/heure
Consommation d'huile : 15 g/CV/heure
Rapport puissance/poids : 0,35 kW/kg |

Le Salmson AD-3 du Dewoitine D-7 n° 17 - Concours de Vauville 1923 [][Flight, février 1924]Salmson AD-3 - En exposition au Deutsches Museum Munich-Oberschliessheim
Notons la forme de l'hélice ! |
2 cylindres en ligne.
Refroidissement par air |

C'était le moteur d'un des 3 D-7 présents (n° ?) [juillet 1923], et de Descamps (D-7 n° 4, numéro de concours 18) à Vauville [août 1923] |
6 cylindres en ligne.
Refroidissement par eau |

D-7 équipé du moteur Vaslin 6 cylindres en ligne [2]
Quelques détails du D-7 : A gauche le détail de la fixation du stabilisateur horizontal cantilever démontable.
A droite, l'avant du monoplan léger Dewoitine avec le moteur Vaslin 6 cylindres, refroidis par eau : le radiateur est tout à l'avant juste derrière l'hélice.
The cowling over the engine has been omitted. [Flight 1924-12]
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Sources documentaires
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[1] Dewoitine D-7, site Československé letectví ,
[2] Dewoitine D-7. Site Wikipedia : la source serait le livre :
Donald, David, ed. (1997). The Encyclopedia of World Aircraft. Prospero Books. p. 333. ISBN 1-85605-375-X
[3] Toulouse, terre d'envol, tome I p 196 [via Christian Noël, 30 juin 2020]
[4], site AAMA Le Bourget, Association les Amis du MAE [Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget]. Photo
[5], Site . Courte biographie []
[6], Site Vieilles toiles... ,
[7], Site Vieilles toiles... ,
[8] Salmson AD.3. Site Wikipedia , (en anglais)
[9] "Some French light 'plane engines". Flight. 16 (8): 104–5. 21 Février 1924.
[10] Les moteurs Clerget. par Georges Hartmann. Site Hydrorétro ,
[11] Dewoitine D-7 . Site Aviafrance. Photo (n° 2 F-ESEP)
[12] Vauville berceau du vol à voile, par Laurent Lefiliâtre, 2002
[13] L'exploit de Barbot. par Georges Hartmann. Site Hydrorétro , Double traversée de la Manche avec un D-7.
[14] F4IN 2012 - 24.6.2012, Pelhřimov . Site Minimakety.cz.
[15] Dewoitine D-7 . Site Hip Pocket Aeronautics. Plan d'un modèle réduit et article Flying Models, janvier 2003
[16] Comment Georges Barbot a traversé la Manche. Les Ailes n° 99, 10 au 16 mai 1923. Site Gallica.
[17] First Man to glide the Channel, vidéo 59", source Internet.
[18] Dewoitine D7 n°16 "Moto-Aviette" . Site List'In MAE. Les disparus du MAE
[19] Flight 10 mai 1923 p 252
[20] Flight décembre 1923.
[21] Les moteurs de faible puissance. L'Aéronautique n° 52, septembre 1923. Site Gallica BnF. Clerget 2A, Salmson AD3, Sergant, Vaslin.
[22] Les avionnettes Dewoitine D7. par François Delasalle, Le lien aéronautique n° 64, mai 2014. Site Aeromed
[23] L'année aéronautique 1924. par L. Hirschauer,... et Ch. Dollfus,. Site Gallica BnF
[24] Les avionnettes Dewoitine D7. par François Dalasalle,. Aeromed n° 64, mai-juin-juillet 2014, p 26-37. Les sources de cet article ne sont pas citées.
[25] French glider on initial flight. Site Period Paper Historic Art . Photo de Barbot aux USA
[26] Barbot aux USA.Les Ailes n° 104, 14 juin 1923. Site Gallica BnF
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Page
créée le
30/06/2020, dernière modification 28/04/2022 |
Des vieilles toiles aux planeurs
modernes © ClaudeL 2003 -
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