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Marcel Leyat (1885-1986)
Chronologie de ses activités aéronautiques et automobiles
de 1906 à 1938 |
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Marcel LEYAT [1885-1986], ingénieur français
est surtout connu comme concepteur et constructeur des voitures à hélice aérienne appelées Hélica.
Il fut aussi un défenseur de la formule aérodynamique "des ailes oscillantes" (ou "ailes vivantes")
et il construisit plusieurs appareils, planeurs et avions, basés sur ce principe.
Ce que l'on sait moins, c'est qu'il s'intéressa toute sa vie à l'enseignement, qu'il développa un système d'apprentissage de la musique, le "système de musique rationnelle", et plus génralement une méthode qu'il appela "Méthode Analytique Leyat d'Education Rationnelle" (MALER),
Dans cette page nous tentons d'ébaucher une chronologie des activités de Marcel Leyat dans les domaines de l'aéronautique et de l'automobile, depuis la publication d'un premier article en 1906, jusqu'à la réception officielle de l'avionnette Hélica Leyat-Jacquemin, en 1938,
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Portrait de Marcel Leyat en 1908 (avec le moteur Esnault-Pelterie)
Marcel Leyat en 1908 devant un moteur Esnault-Pelterie (monté sur l'aéroplane Blanc) qu'il envisageait d'installer sur son « biplan de Mitry ».
Il est alors élève ingénieur de 2e année à l' École Centrale de Paris. [Collection Jacques Leyat/ André Breyton] |
Code couleur des titres |
* Evènements de la vie de Marcel Leyat
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* Publications diverses : articles de revues, publicités, brevets...
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* Réalisations : planeurs, aéroplanes et autres appareils
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* [Doc_xxx] référence à ma classification personnelle des divers documents
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1906 -
Article
"L'aéroplane doit être une bonne girouette" |
Alors en pleine préparation du concours de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures, LEYAT publie un premier article relatif au vol des aéroplanes :
"" |
[Doc_110]
[Je n'ai pas retrouvé cet article]
En 1913, il publiera un autre article avec le même titre « L’aéroplane doit être une bonne girouette » [l’Aérophile du 01 février 1913 p 52-54]. [voir infra] |
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Octobre 1906 - Admission à l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures |
Le 14 mai 1906, Leyat avait fait une demande d'inscription au concours d'entrée à l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures. (concours de 1906). Il choisit pour l'épreuve de langue l'allemand. Il demande aussi une bourse (« subvention de l'Etat ») pour la poursuite de ses études à l'Ecole.
[Doc 131]
A l'issue du concours, Marcel LEYAT est admis à l'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris,son bulletin d'admission est daté du 10 septembre 1906.
Son registre de promotionà l'Ecole Centrale indique :
« » [Registre de promotion 1907 – Mr Leyat Marcel]
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[Doc 132]  |
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Octobre 1906 - Incorporation - Première année de Service militaire |
En 1906, Marcel LEYAT est admis à l'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris. Mais avant de commencer ses études, il demande à effectuer une première année de service militaire.
LEYAT est incorporé dans l'Artillerie, au 10e Bataillon d'Artillerie de Cote, à Toulon, comme 2e canonnier servant. En effet, l'Artillerie est l'arme où sont traditionnellement versés les Centraliens. |
Registre matricule [Archives départementales de la Drôme] [Doc 181]  |
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1907 - Appareil de mesure de la résistance de l'air |
[Doc 110 " A l'aube de l'aviation : Marcel Leyat", Alain-Yves Berger, Pilote Privé n° 78 juin 1980]
Aucune autre information sur cet appareil de mesure. |
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15 juillet et 15 août 1907 - Articles "L'équilibre et la stabilité des aéroplanes" |
La Revue d'Aviation 15 juillet et 15 août 1907 [Je n'ai pas trouvé ces articles]
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LEYAT publie un article en deux parties sur "L'équilibre et la stabilité des aéroplanes".
En 19xx il publiera un autre article sous le même titre. Il est possible qu'il ait repris au moins en partie l'article initial. |
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1907 - Le simulateur de vol |

Voir plus...
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Alors qu'il est à Toulon, service militaire oblige, LEYAT fait construire à la menuiserie Audra de Die, ce qu'il appelle son "véritable simulateur de vol", |
.[" A l'aube de l'aviation : Marcel Leyat", Alain-Yves Berger, Pilote Privé n° 78, juin 1980 - Doc_110]
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LEYAT (à gauche) et son simulateur de vol [Archives Jacques Leyat/André Breyton]
Le personnage à droite pourrait être Marius AUDRA, propriétaire de la menuiserie industrielle dioise |
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Août 1907 - Le Quand-Même |
[" A l'aube de l'aviation : Marcel Leyat", Alain-Yves Berger, Pilote Privé n° 78, juin 1980 - Doc 110] |
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Octobre 1907 - Juillet 1908 - Première année à l'Ecole Centrale |
[Doc 063] donne 1908. Sources donnant 1907 ? |

Croquis extrait d'un cahier de cours, Ecole Centrale - date inconnue [coll. Claude Guéniffey] |
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Octobre 1908 - Juillet 1909 - Deuxième année à l'Ecole Centrale |
LEYAT effectue sa 2e année d'études à l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures comme l'atteste la couverture de son projet. |

Couverture de son projet de deuxième année [Archives Michel de la Burgade] |
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Printemps 1909 - L'Aérovolant (ou planeur "de Mitry") |

Voir plus...
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Printemps 1909. Marcel LEYAT est en deuxième année d'études à l'Ecole Centrale, à Paris.
Il fait construire à Die, chez Audra, un planeur biplan qu'il envisage de motoriser si les essais sont concluants.
Pour financer cette construction, il dira plus tard avoir sollicité un prêt d'honneur de l'Association des anciens élèves de l'école. [pas de confirmation de cette demande]
"aérovolant"
[" A l'aube de l'aviation : Marcel Leyat", Alain-Yves Berger, Pilote Privé n° 78 juin 1980 Doc_110]
* L'article reprenant une lettre datant de 1980, on peut supposer que Leyat se trompe un peu de dates et que le simulateur dont parle soit celui de 1907. |

Voilure caractéristique de l'Aérovolant [Archives André Breyton/Jacques Leyat] |
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19 juillet 1909 - Lettre à Louis Blériot |
Le 19 juillet 1909 LEYAT adresse à BLÉRIOT une lettre recommandée pour lui demander de piloter son Blériot XI pour tenter de traverser la Manche à sa place :
""
[Doc_110]
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Dans la lettre publiée dans Pilote Privé en 1980, Leyat parlera de Blériot sur un tout autre ton !
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Août-septembre 1909 - Les "Aéroplaneurs" de Die |

Voir plus... |
A l'été 1909, LEYAT a terminé sa deuxième année d'études à l'Ecole Centrale. Pour ses congés d'été il revient à Die où il construit, dans les ateliers de la menuiserie Audra, les deux "Aéroplaneurs" n° 1 et n° 2.
Pour les tester, il met au point un treuil en utilisant une automobile (dans ses articles il parle de remorquage, mais il s'agit en fait de treuillage). Les essais sont faits dans les environs de Die en août et septembre avec un certain succès, mais peu de vols sont réalisés. . |

Un bel essor de Leyat avec l'Aéroplaneur n° 2 [] |
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Octobre 1909 - Juillet 1910 - Année de césure à l'Ecole Centrale |
LEYAT demande un congé à l'Ecole Centrale qui lui est accordé, mais on ignore la raison invoquée. Il mettra cette année de disponibilité à profit pour construire et tester les Aéroplaneurs à Die, le planeur de "Mitry" et l'aéroplane qu'il testera à Miramas.
Dans la lettre qu'il adresse au Général Roques, après son année de césure, le 21 septembre 1910 il écrira :
""
sans donner plus d'explication. [Doc_205] |
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Fin 1909 - Création de la "Société des Aéroplanes Leyat" |
Pour financer ses recherches et ses construction, il convainc les notables de Die et surtout AUDRA, propriétaire d'une menuiserie industrielle de s'associer avec lui.
Marcel LEYAT crée la Société des Aéroplanes Leyat, lui-même apportant la moitié du capital sous forme de «matière grise» et, l'autre partie en argent par dix-huit souscripteurs. Cela lui apporte un capital de 80.000 francs.
* Texte du contrat [Doc 119]
* La première assemblée générale de la Société sera convoquée le 9 janvier 1910 (lettre de l'ancien notaire Charles BLANC en date du 28 décembre 1909)
[Doc 119a]
Vers 1919-20 Leyat utilisera des papiers à en-tête portent la mention « Bureau d'Etudes créé en 1907 »
[Doc 086] [Doc 090] |
Jusque durant les années 1920, Leyat fera figurer la mention "Bureau d'études fondé en 1907" sur les en-tête de ses courriers [Doc_138]
On n'a pas de précisions sur la création de ce bureau d'études en 1907 |
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29 avril 1910 - Dépôt du brevet n° 426.334 "Perfectionnement aux aéroplanes" |
Le 29 avril 1909, LEYAT [alors en deuxième année à l'Ecole Centrale] dépose le brevet "Perfectionnement aux aéroplanes". Enregistré avec le n° 426.334, ce brevet sera délivré le 01 mai 1911 et publié le 4 juillet 1911.
Dans ce brevet LEYAT décrit un système de commande des gouvernes d'un aéroplane :
[Doc_065] 
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Figure extraite du brevet n° 426.334 |
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Mai 1910 - L'aéroplane "de Miramas" |

Voir plus... |
A la suite de la constitution de la Société des Aéroplanes Leyat, un apport financier de 80.000 francs permet à Marcel LEYAT, alors en congé pour un an de l'Ecole Centrale, de construire un biplan à moteur Gnôme, qu'il ira tester à l'Aérodrome de la Crau, à Miramas (Bouches-du-Rhône), au printemps 1910. |

Essais du biplan à Miramas [Coll. Breyton/Leyat] |
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Septembre 1910 - juillet 1911 - Troisième année à l'Ecole Centrale |
Après une année de césure, LEYAT revient à Paris pour sa troisième année d'études à l'Ecole Centrale.
En décembre
1911, il recevra son diplôme d'ingénieur à Port-Louis, où il se trouve, effectuant sa deuxième année de service militaire. |
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15 septembre 1910 - Essais d'un biplan à Bétheny |
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En septembre 1910, vraisemblablement avant de commencer sa troisième année d'études à l'Ecole Centrale, LEYAT teste un nouveau biplan qu'il vient de faire construire à Die, par la menuiserie Audra. L'appareil a été transporté jusqu'à Bétheny par chemin de fer. |
Dans une lettre adressé par LEYAT au Général ROCQUES, LEYAT nous donne des précisions sur l'appareil :
"[1910]
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En-tête de la lettre adressée par Leyat au Général Rocques ["Roques" et non "Rocques" ?]
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La lettre étant postérieure au 4 octobre, on peut penser que la date d'arrivée est le 21 octobre 1910. |
Quelques remarques :
- Aérodrome de la Champagne : il est situé à Bétheny. La 2e grande semaine de la Champagne y avait été organisée du 3 au 10 juillet 1910.
- Adresse de Leyat : Courcy. Certainement l'endroit où Leyat logeait. Ce qui confirme que les essais avaient bien lieu à Bétheny (et non à Châlons/Mourmelon comme disent certaines sources).
Otto Erich (parfois Erik) LINDPAINTNER (1885-1976) : aviateur allemand, brevet de pilote n° 10, originaire de Munich. Il a volé pour divers constructeurs français : Roger Sommer, Henri Farman, Albatros, entre autres.Il a participé à la grande semaine de Champagne sur biplan Sommer à moteur Gnôme 50 CV (n° 47), où il se classa 7e du prix de la hauteur, 7e également du prix de la totalisation des hauteurs, et 10e du prix de la totalisation des distances. Ironie du sort, lorsqu'il est appelé au service militaire en 1914, des troubles de l'équilibre sont détectés !. Lindpaintner abandonne alors l'aviation et reprend ses études de médecine (il devient médecin en 1921).
[Courses et meetings aériens de la Belle Epoque 1909-1914, Vol. II : 1910, Icare n° 223, décembre 2012]
[Marcel Leyat Airplanes & Gliders - Secret projects forum]
- LEYAT dit que "le pilote et son passager sont compètement abrités contre la pluie et le brouillard...". Ce n'est pas le cas du biplan de la seule photo dont nous disposons. L'appareil aurait-il été modifié après les premiers essais ?
- Il décrit un appareil biplace : sur la photo on distingue difficilement derrière le pilote ce qui pourrait être
un siège ? |

Biplan Leyat premant le départ à Bétheny - 15 septembre 1910 []
En arrière-plan, la longue enfilade des hangars du champ d'aviation de Bétheny |
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Janvier 1911 - Leyat breveté pilote |
Marcel LEYAT passe son brevet en janvier 1911, sur aéroplane Sommer, à Châlons/Mourmelon, sous l'égide de la Ligue Nationale Aérienne. En effet, le Ministère des Travaux publics avait missionné cette association pour la formation des élèves des Grandes Ecoles. Les brevets obtenus étaient ensuite homologués par
l'Aéro-Club de France. C'est ainsi que le brevet de Leyat sera validé par l'Aéro-Club de France le 3 février 1911 avec le numéro 364. Il est le premier élève de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures à être breveté pilote. Fait remarquable : LEYAT obtient son brevet dès son premier vol !
[Doc_209_Brevet-pilote_La Revue Aérienne_1911-02-10] |

[La Revue aérienne 1911-02-10 - Doc_209]

Leyat breveté par la Ligue Nationale Aérienne [Le Progrès de la Côte-d'Or, 24 janvier 1911 - Doc_208]

Validation du brevet de pilote de Marcel Leyat par l'Aéro-Club de France [Le Soir, 5 février 1911 - Doc_210] |
Dans son article "Les aéroplanes Sommer", Gérard Hartmann présente la liste des brevets de pilotes d'aéroplanes Sommer décernés par l'Aéro-Club e France en 1910 : Marcel LEYAT y figure bien avec le n° 364, obtenu le , Il précise en outre :
"
"
[Il n'y a pas de confusion de lieu : Mourmelon est à une vingtaine de kilomètres de Châlons-en-Champagne]
[L'apprentissage par le planeur, Alexandre Dumas, L'Aéro 12 février 1911, cité dans Doc 015]
"... "
[Doc 015] L'Aérophile, n° du 15 septembre 1911
[Doc 081 Courau, p 14, 177]
"
Et plus loin
"
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Publicité Sommer [L'Aérophile mars 1912] |

Biplan Sommer sur lequel Leyat a passé son brevet de pilote [Wikipedia] |
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Avril 1911 - Course Marseille-Alger |
La revue l'Aéro avait annoncé l'organisation d'une course Marseille-Alger prévue pour se dérouler du 13 au 15 août 1911 (en deux étapes Marseille-Minorque puis Minorque-Alger).
Marseille-Alger, L'Aéro 23 mars 1911 Liste des engagés [Doc_212]
L'Aéro publie le règlement de la course aérienne Marseille-Alger(...)
--
Marseille-Alger est ouverte aux seuls concurrents français et étrangers munis de la licence de la Commission sportive aéronautique ou d'un des clubs affiliés à la Fédération Aéronautique Internationale.
— La course Marseille-Alger comportera deux étapes : la première de Marseille à l'île Minorque (400 kilomètres environ), la seconde de l'île Minorque à Alger (350 kilomètres environ (...) Leyat fait partie des 11 pilotes engagés pour cette course.
Mais la course n'aura finalement pas lieu.
Voir aussi [3] :
Le Figaro 8 septembre 1910 Téléchargé mais pas trouvé l'article (erreur de date de la revue ?)
Marseille-Alger en aéroplane, La Gazette de France, 3 avril 1911
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Juillet 1911 - Leyat diplômé de l'Ecole Centrale |
LEYAT sort de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures, au 146e rang (sur une promotion de 216 étudiants). Il recevra son diplôme en décembre 1911 [voir infra]..
Le Journal du 24 juillet 1911 [Doc xxx]
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Juillet-septembre 1911 - Nouvel aéroplane biplan Leyat |
Juillet 1911 : LEYAT vient de sortir diplômé de l'Ecole Centrale et est en vacances en attendant de rentrer à la caserne pour effectuer sa deuxième année de service militaire. Il fait construire dans les ateliers Astra, à Billancourt, un nouvel aéroplane dérivé de son appareil de 1910, mais avec une surface alaire (et une envergure) plus grande. La construction avait peut-être démarré avec la fin de l'année scolaire. Le moteur Gnôme de 50 CV est monté sur la cellule fin juillet. Les essais auront lieu à Issy-les-Moulineaux, courant août.. Il semble qu'il y ait eu de la casse lors des essais et que Leyat n'ait pas insisté. Peut-être était-il pressé car il devait rentrer à la caserne pour effectuer sa deuxième année de service militaire et n'avait plus le temps de faire les réparations ?
L'Aéro 3 septembre 1911 [Doc_213]  |

Photo extraite de L'Aerophile 1913-02-01 [Doc_017]
On peut supposer que Leyat a choisi son biplan le plus récent, c'est à dire celui de 1911 pour illustrer un article publié en février 1913 |
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15 septembre 1911 - Article "Utilité du vol remorqué" |
Dans cet article "Utilité du vol remorqué" LEYAT revient sur les expériences de 1909 à Die et donne quelques précisions sur le planeur qu'il appelle "type N° 2 Aéroplaneur" et le système de treuil qu'il a mis au point pour le lancement.
L'Aérophile du 15 septembre 1911 [Doc 015]  |

Dessin de l'installation de "remorquage" [L'Aérophile du 15 septembre 1911] |
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Septembre 1911 - Début de la deuxième année de service militaire |
Marcel LEYAT est nommé Sous-Lieutenant de réserve par décret du 30 Juillet 1911, et pour effectuer sa deuxième année de service militaire il est affecté au 3e Régiment d'Artillerie à pied (3e RAP), 4e Batterie, à Port-Louis, Morbihan. [Port-louis se trouve à l'entrée de la rade de Lorient]
Voir 3e RAP
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4 décembre 1911 - Accusé de réception du Diplôme d'Ingénieur des Arts et Manufactures |
Le 4 décembre 1911, LEYAT accuse réception de son diplôme d'ingénieur de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures.
Il est à ce moment là à Port-Louis, près de Lorient (Morbihan), (incorporé au 9e Régiment d'Artillerie à pied, 4e Batterie) où il effectue sa deuxième année de service militaire.
[Doc_133]  |

Accusé de réception du Diplôme d'Ingénieur des Arts et Manufactures Doc_133] |
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1911 (-1912) - L'Hélicocyclette, bicyclette à hélice |
Dans un fascicule qu'il publiera en 1919 :
« Comment améliorer le rendement pratique des véhicules rapides », petit livret de 43 pages (13 x 13 cm)
LEYAT revient sur les expériences menées en 1911-1912 avec sa bicyclette à hélice qu'il appelle Hélicocyclette. Il y compare en particulier les performances d'une bicyclette ordinaire, du Vélo-Torpille Bunau-Varilla et de son Hélicocyclette, bien évidemment à l'avantage de cette dernière !.
[Nous ne connaissons aucune photo de l'Hélicocyclette]
« »
[Doc_122, extrait]  |

Couverture du fascicule 1919 [Doc_122] |
Le 2 juin 1912, est disputé le Prix Peugeot, d'un montant de 10.000 francs, devant récompenser le « pilote » qui parviendrait à décoller du sol sur une distance de plus de 10 mètres avec une aviette, vélo équipé d'ailes et/ou d'une hélice. C'est dans le but d'une participation à ce Prix que LEYAT développe son Hélicocyclette.
«
Effectivement, Leyat n'apparait pas dans la liste des 198 inscrits
publiée par L'Auto le 2 juin 1912. [Voir Vélo vole ?] |

Le Vélo Torpille développé par Etienne Bunau-Varilla (1890-1961) auquel Leyat compare son Hélicocyclette
Ici en 1913, avec le champion cycliste Marcel Berthet [Wikipedia] |
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15 janvier 1912 - Article : L'étude pratique du vol à voile... |
"L'Aérophile", 15 janvier 1912, p. 26-28. [Doc_016]
L'étude pratique du vol à voile - Les essais des frères Wright à la portée de tous
Extraits :
""
[Doc_016]  |
1912 - Etude d'un goéland |
[Doc 110 " A l’aube de l’aviation : Marcel Leyat", Alain-Yves Berger, Pilote Privé n° 78 juin 1980]
""
[1]
COURAU parle d’un goéland empaillé suspendu dans le bureau de LEYAT, rue de Grenelle :
"" [p 37]
"" [p 41] .
Leyat à Courau, parlant des oiseaux "." [p 51]
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Le goéland (?) empaillé de Marcel Leyat ? [Les Amis de l'Hélica - Rétromobile 2013] |
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Août 1912 - L'hydroplaneur de Port-Louis |
Pendant sa deuxième année de service militaire à Port-Louis, LEYAT construit et teste un hydroplaneur biplan à un seul flotteur.
[A l'aube de l'aviation : Marcel Leyat", Alain-Yves Berger, Pilote Privé n° 79 juillet-août 1980 - Doc 111]
« » |
[French aeroplanes before the great war, Leonard E. Opdycke, Schiffer Publishing Ltd. 1999 p 174]
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Essais dans la rade de Lorient [3] |
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Juillet 1912 - Proposition de création d'une école d'aviation à Port-Louis |
LEYAT propose la création d'une école d'aviation à Port-Louis [L'Ouest-Éclair n° 4946, 14 juillet 1912]
Il n'y aura pas de suite à cette proposition…
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Septembre 1912 - Fin du service militaire, embauche chez Astra |
LEYAT termine son service militaire, Sous-Lieutenant de réserve dans l'Artillerie. (C'est l'affectation normale des Centraliens).
Dès sa libération, il est engagé par la Astra, qui construit des aéroplanes et des dirigeables.
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1912 - Travaille chez Astra [Doc 026]
" Libéré, il débute brillamment aux Établissements Astra : il collabore aux succès de l'Astra XIV, qui détint un record de vitesse, construit des hydravions métalliques que la technique moderne ne désavouerait pas, fait adopter les redans sur flotteurs en catamaran, et étudie le berceau moteur démontable ainsi que l'hélice démultipliée pour appareil lourd. "
[Doc 064] " A sa sortie de l'armée, il est engagé aux établissements Astra, où il participe à la conception de l'Astra XIV, à celle d'hydravions métalliques et introduit le redan sur les flotteurs de la firme. Malheureusement pour notre jeune ingénieur tenant du plus lourd que l'air, la société Astra se spécialise dans les dirigeables. Il démissionne de la société et entame l'étude d'une voiture à hélice, l'Hélicocycle. "
[Source CG] Dès qu'il est libéré de ses obligations militaires [A quelle date ?], Leyat commence à travailler pour la Société Astra, qui fabrique des aéroplanes et des dirigeables. Il participe à la conception de l'avion (ou ballon ?) Astra 14 (ou Astra XIV) qui détiendra un record de vitesse. - Rien trouvé sur l'Astra XIV (ballon dirigeable) dans les productions Astra ???
[Genty 2021 p 31] Leyat rejoint la société Astra qui avait acheté la licence de fabrication de l'avion des frères Wright. Il améliore le produit et travaille dans les locaux de Billancourt.
[Doc_111 – A l'aube de l'aviation, Marcel Leyat, ,Pilote Privé n° 79 juillet-août 1980 p 43-17] « Il construit des hydravions métalliques que la technique moderne ne désavouerait pas, fait adopter les redans sur flotteurs en catamaran, ainsi que l'hélice démultipliée pour appareil lourd. Lorsque la société Astra décide de se cantonner dans les dirigeables, le jeune ingénieur reste fidèle à la déesse aviation. Il quitte donc l'industrie officielle qui l'a déçu pour spécialiser ses recherches dans la seule direction qu'il croit bonne : l'aviation pour tous. « |
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01 février 1913 -
Article
"L'aéroplane doit être une bonne girouette ou mieux une bonne flèche" |
Dans la revue L'Aérophile du 01 février 1913, Marcel LEYAT publie un article sous le titre « L’aéroplane doit être une bonne girouette » dans lequel il explique le rôle et les réglages du "gouvernail horizontal" qu'il préconise et qu'il a expérimenté
[Doc_017]
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En 1906, Leyat avait déjà publié un article avec le même titre dans la Revue de l'Aviation française. [voir supra] |

Aéroplane de "Miramas" expérimenté en 1910 [Doc_017] |
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Printemps 1913 - Leyat quitte Astra pour Nieuport |
En mai 1911, Edouard Nieuport, secondé par son frère Charles, avait créé la Société Nieuport (E) et Deplante, installée au 9 rue de Seine (aujourd'hui rue Edouard-Nieuport) à Suresnes, avec pour vocation de construire des avions.
Lorsque Edouard Nieuport se tue à Reims en septembre 1911, son frère Charles reprend le flambeau et la firme continue à produire des avions, souvent à destination de l'aviation militaire.
Mais le 24 janvier 1913, Charles Nieuport se tue à son tour lors d'un vol de réception d'un avion destinée à l'armée.
- Déjà propriétaire de la Société Astra de constructions aéronautiques [dirigeables et aéroplanes], Henry Deutsch de la Meurthe décida de racheter les brevets Nieuport et de séparer les activités "dirigeables" et "aéroplanes". Astra va conserver l'activité "dirigeables" tandis qu'une nouvelle entreprise, la (au capital de 1,2 million de Francs) est créée, devant assurer la production d'avions dans une nouvelle usine, mise en chantier à Issy-les-Moulineaux…
Or début 1913, la situation de Nieuport restait précaire…
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nieuport_(entreprise)
Leyat va quitter Astra pour passer chez "Nieuport" où il va retrouver son ami Gabriel Espanet. Ce dernier, qui était entré à l'école Nieuport de Villacoublay avait obtenu son brevet de pilote le 1er juillet 1911 (n° 537). Depuis avril 1911 il était chargé de la direction de l'école, qu'il conservera jusqu'en 1914.
[Doc ] |

Leyat aux commandes de l'aéroplane Nieuport II qu'il tentera d'améliorer durant les quelques mois qu'il passera dans cette société, avant de la quitter pour poursuivre ses expérimentations en indépendant.
[A l'aube de l'aviation : Marcel Leyat, par Pilote Privé n° 78, 1980-06 - Doc_110] |
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01 juin 1913 - Article : Le couple moteur et la stabilité latérale |
Le 1ier juin 1913, publication de l'article "".
["L'Aérophile",1er juin 1913. pp. 244 et 245. - Doc 17b]  |

Le couple moteur et la stavilité latérale - Figure 1 [Doc_017b] |
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15 juin 1913 - Article : Aéroplane à ailes mobiles |
Article "Aéroplane à ailes mobiles" dans L'Aérophile du 15 juin 1913 (pages 272-273)
Premier article où LEYAT expose ce que nous conviendrons d'appeler le principe d "aile vivante", ou aile mobile, qu'il ne pourra mettre en application qu'en 1924. mais dont il restera un ardent promoteur durant toute sa carrière aéronautique.
[Doc_018]  |

Schéma de principe d'un aéroplane biplan à ailes mobiles [Doc_018] |
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octobre-novembre 1913 - Leyat quitte Nieuport |
Chez "Nieuport" LEYAT travaille déjà sur un projet de voiture à hélice, suite de ses expérimentations de 1912 avec l'Hélicocyclette.
Aussi lorsqu'on lui
propose de travailler sur un projet d'hélicoptère ne correspondant pas à sa vision de l'aviation il le refuse et quitte "Nieuport" disant " ".[3]
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1913 - Première voiture à hélice aérienne (Prototype de l'Hélicocycle) |
 Voir plus... |
LEYAT peut s'investir totalement dans son projet de véhicule automobile à hélice. Mais il est sans argent. Il déclarera plus tard que c'est l'argent gagné par ESPANET en 1912 (16-17 juin 1912) au Circuit d'Anjou [dont il avait été déclaré vainqueur, gagnant un prix de 25.000 francs (environ 90.000 € de 2024) lui a été bien utile pour construire ses Hélicocycles. [Genty 2022 p 53]
Avec l'aide de son ami ESPANET, donc, et d'un menuisier du nom de Floëchel, ouvrier de la menuiserie Audra, il construit un premier prototype.On ignore où il a été construit. La seule photo connue de ce prototype peut dater de fin 1913 ou tout début 1914, ce véhicule sommaire ayant pu être construit en quelques semaines. |
Dans un curriculum vitae écrit le 31 décembre 1958, LEYAT donne quelques détails sur la conception et la construction de l'Hélicocycle
« ... »
: [Curriculum vitae 1958, Archives Jacques Leyat Doc_120] |
[Genty 2021 p 37] |
Où habite Leyat à cette époque ? Vers le parc Montsouris où il fait ses essais (retrouver la ref) |

Prototype de Hélicoocycle []
Marcel Leyat au volant, son frère Robert en place arrière |
Remarque : voir sur le site Propellor-Driven Cars [retrouver le lien] un bel inventaire des véhicules terrestres à hélice. Leyat n'a pas été le premier à construire une automobile à hélice. Mais le premier à opter pour une hélice tractive. |
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Décembre 1913 - Leyat dépose la marque "Hélicocycle" |
[3 p 39]
LEYAT dépose la marque HELIOCOCYCLE en décembre 1913.
En mai 1914, il utilisera la dénomination « Série 21 ». |
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1914 - L'Hélicocycle |
Printemps 1914 - Proposition de la banque marseillaise |
LEAYAT est à Marseille chez ses parents [son père est juge au Tribunal de cette ville]. Lors d'un dîner, l'ingénieur rencontre le directeur de la Banque de Marseille. Ce dernier, intéressé par la voiture à hélice, lui propose de financer la construction en série du véhicule, à condition que celui-ci fasse preuve de fiabilité en réalisant le parcours de Paris à Marseille.
La déclaration de la guerre
l'été suivant sommera le glas de ce projet.
.
" ."
[Curriculum vitae 1958, Archives Jacques Leyat - Doc_120]
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13 juin 1914 - Demande de prêt à l'Association des anciens élèves de l'Ecole Centrale |
1 août 1914 - Déclaration de guerre et mobilisation générale |
Le 1 août 1914 ,la guerre est déclarée et c'est la mobilisation générale, LEYAT (qui est Lieutenant de réserve depuis le 22 juin 1914, affecté au 10e Régiment d'artillerie à pied) est rappelé à l'activité : il arrive au corps le 3 août 1914. Il est passé à la 42e batterie du 18e régiment d'artillerie (groupe de 120) à compter du 29 décembre 1914. [Traditionnellement les élèves de l'Ecole Centrale étaient versé dans l'Artillerie].
Il emmène avec lui son Hélicocycle de 1914.
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Panneau apposé sur l'Hélicocycle |
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4 septembre 1915 - Mariage de Marcel Leyat |
Du 20 août au 10 septembre, LEYAT était à Paris, pour des raisons de servicev [voir "Hélicocycle"]. Il a profité de ce séjour pour tester l'Hélicocycle et... convoler en justes noces !
Mention dans la marge de l'acte de naissance de Marcel Leyat :
« « »
Marcel Leyat a 30 ans. Alice Verdan était originaire de Mieussy (Haute-Savoie), berceau de la famille Leyat.
[Doc_155 Mieussy Patrimoine]
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[Archives André Breyton][Doc_113] |
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10 mai 1916 - Leyat demande à être affecté à l'aéronautique militaire |
[2]
Le 10 mai 1916, Leyat adresse une lettre au Général Olivier MAZEL, commandant la 5e Armée, sollicitant son incorporation à l'aéronautique militaire estimant qu'il y serait plus utile que dans l'artillerie lourde.
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Août 1917 - Leyat est détaché au Service Technique de l'Aéronautique |
[Le Trait d'Union n° 229, sept-oct 2004 - Doc_064]
" "
[L'Aérophile 1-15 mai 1927 - Doc 026]
" "
Extrait du curriculum vitae écrit en décembre 1958 [7]
"
"
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13 juillet 1917 - Naissance de Christiane, sa première fille |
1917 - Prospection aux USA |
[Doc 150] Extrait de la Lettre des Amis de l'Hélica, août 2009 (CG)
Gabriel ESPANET est envoyé aux Etats-Unis pour une mission d'étude pour l'Armée. LEYAT le charge de prospecter pour tenter de trouver un acquéreur pour le brevet de l'Hélicocycle.
Leyat anticipe, car il ne
déposera une série de brevets de l'Hélico qu'en décembre 1918, mais on peut supposer qu'en 1917, il a déjà bien avancé son projet de nouvelle version de sa voiture qu'il baptise "Hélico".
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Extrait d'un courrier de 1917, destinataire et date précise inconnus [Les Amis de l'Hélica]
Leyat appelle sa voiture "Hélico" |
Divers courriers attestent que des contacts ont été pris et qu'il y a eu des échanges jusqu'en 1920. Mais finalement le projet n'aboutira pas, le brevet de l'Hélica n'ayant pu être déposés aux Etats-Unis, en raison de brevets américains similaires déjà déposés.
[La Lettre des Amis de l'Hélica, août 2009 - Doc_150]  |
Gabriel ESPANET déposera pour LEYAT deux brevets au Canada, le 29 novembre 1919 :
- CA199.507
- CA199.508
[3] |
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1918 - Projet de bombardier Delattre BN3 |

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En 1918, LEYAT s'associe avec trois de ses camarades centraliens BOLLÈVE, GAYNARD et DELATTRE pour étudier un projet de bombardier lourd. Le projet est connu sous le nom de "Delattre BN3". Il fut présenté à la Commission des Avions Nouveaux (CEDENA) présidée par le Commandant CAQUOT qui avait depuis peu remplacé le Colonel DORAND à la tête du Service Technique de l'Aéronautique. Après examen du dossier, la Commission déclara qu'il fallait l'essayer en petit.
La signature de l'armistice, le 11 novembre 1918, mit fin au projet.
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Sur un célèbre site de vente en ligne...
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"Avion de Bombardement" signée de l'inventeur M.Leyat en 1977
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18 décembre 1918 - Dépôt du brevet n° 500.435 "Perfectionnement aux véhicules automobiles" |
Dépôt du brevet français n° 500.435 du 18 décembre 1918. Délivré le 17 décembre 1919. Publié le 12 mars 1920
[Doc_074] 
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Figure extraite du brevet n° 500.435 |
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21 décembre 1918 - Dépôt du brevet n° 500.436 "Véhicule mû par hélice aérienne" |
Dépôt du brevet français n° 500.436 du 21 décembre 1918. Délivré le 17 décembre 2019. Publié le 12 mars 1920
Le véhicule décrit dans le brevet reprend les principes de l'Hélicocycle de 1914.
[Doc_075] 
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Figure extraite du brevet n° 500.436 |
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21 décembre 1918 - Dépôt du brevet n° 500.633 "Dispositif destiné à améliorer la stabilité des véhicules à trois ou quatre roues dans les virages" |
Brevet FR500.633 déposé le 21 décembre 1918, délivré le décembre 1919 et publié le 18 mars 1920
""
[Doc_076] 
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Figure extraite du brevet n° 500.633 |
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21 décembre 1918 - Dépôt du brevet GB 137.037 "An Improved Motor Car propelled by an Airscrew Propeller" |
Dépôt du brevet GB137.037 le 21 décembre 1918. Date d'application 3 décembre 1919 n° 30,219/19.
""
[Doc_099] 
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Extrait du brevet GB137.037 |
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27 décembre 1918 - Dépôt du brevet n° 500.634 "Perfectionnements aux transmissions par liens flexibles..." |
Brevet FR500.634 déposé le 27 décembre 1918, délivré le 31 décembre 1919 et publié le 18 mars 1920
""
[Doc_077] 
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Figure extraite du brevet n° 500.634 |
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31 mars 1919 - Marcel Leyat est démobilisé |
31 mars 1919 - Démobilisation
[2]
LEYAT est démobilisé, avec le grade de Capitaine [il avait été promu Capitaine lors de son détachement au STAé en 1917], et mis en congé de l'armée le 31 mars 1919.
.Il donne comme adresse : rue Amiral Mouchez [3 p 42]
Remarque : C'était déjà cette adresse donnée à l'Association des anciens élèves de l'Ecole Centrale, en 1917 (au n° 22).
[En octobre 1920, Gustave Courau rencontrera pour la première fois Leyat au 15, quai de Grenelle,]
[2]
Marcel Leyat adhère à la Ligue des Chefs de Section et des Soldats combattants, mouvement français nationaliste et anticommuniste, créé en 1919..
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1 mai 1919 - Naissance de Roger Leyat |
11 juin 1919 - Commande d'une maquette d'avion militaire |
Le Service Technique de l'Aéronautique organise un concours pour un projet d'avion militaire à grande capacité de transport.
Le 11 juin 1919, le Capitaine HIRSCHER, chef du service des collections du S.T.Aé. commande à Marcel Leyat une maquette de l'avion de son invention (pour un prix de 350 francs), ainsi qu'une maquette de Spad XIII, en vue d'essais comparatifs.
Ces deux maquettes sont à l'échelle 1/10e, construites en papier. Une correspondance va être échangée entre le Capitaine Hirschauer et Marcel Leyat, à propos d'un différent portant sur la couleur des maquettes, LEYAT en profitant pour tenter de négocier le tarif et suggérant de le porter à 450 ou 500 francs..
Les maquettes sont construites en papier et devaient être peintes couleur noyer. Cette
couleur est critiquée par Leyat, arguant du fait qu'une surcharge de peinture alourdit la maquette. Finalement, Leyat refuse de repeindre la maquette qu'il avait déjà peinte en blanc et stoppe le développement des deux maquettes. [2]
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1919 - L'Hélico |

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Après avoir été démobilisé, LEYAT travaille avec LEVASSEUR, célèbre fabricant d'hélices et constructeur d'avions.
Celui-ci finance la construction
de la nouvelle voiture à hélice de Leyat : l'Hélico.
Mais Levasseur se désintéresse de ce projet, vraisemblablement déçu par ses performances, ou trop pris par d'autres activités. Leyat
se retrouve seul avec son prototype, mais décide de poursuivre et de mettre sa voiture en production.. |

Hélico 1919 [] |
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24 novembre 1919 - Dépôt du brevet CH 93462 "Véhicule à commande par une hélice de propulsion tournant dans l'air " |
Dépôt du brevet suisse CH 93462 le 24 novembre 1919.. Publié le 16 mars 1922
Ce brevet est en tous points similaires à celui du 21 décembre 1918 n° FR500.436 "Véhicule mû par hélice aérienne".
[Doc_183] 
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Figure extraite du brevet CH 93462 |
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Novembre 1919 - Fascicule "Comment améliorer le rendement pratique des véhicules rapides" |
« » Petit livret de 43 pages (13 x 13 cm)
LEYAT y parle de ses expériences de 1911-1912 avec l'Hélicocyclette (sa bicyclette à hélice), et de ses roues « Cri-Cri » et compare en particulier les rendements d'une bicyclette classique, du Vélo-Torpille Bunau-Barilla et de son Hélicocyclette, bien sûr à l'avantage incontestable de cette dernière !
Une petites annonces dans l'Auto-Vélo n° 6920, 4 novembre 1919, propose ce fascicule à un tarif 3,50 francs.[3 p 47]
[je n'ai pas retrouvé cette publicité dans ce journal]
[Doc_122]  |

Couverture du fascicule 1919 |
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Fin 1919 - début 1920 - Installation quai de Grenelle |
Quand exactement LEYAT s'nstalle-t-il rue Rouelle (Paris XVe), pour les ateliers, et quai de Grenelle, pour le bureau d'études ?
Le 15 mars 1920, La revue La Pratique automobile publie un article "" avec la photo ci-dessous. |
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Le fond a été effacé, mais on retrouve cette même photo dans d'autres sources, et avec le fond; montrant que le cliché a été pris dans la cour de l'atelier, rue Rouelle.
L'installation 49, rue Rouelle (Paris XVe) s'est faite au plus tard en février 1920. C'est peut-être Pierre Levasseur qui a trouvé cet atelier pour Leyat ? [3]
On peut supposer que l'installation du bureau d'études, 27, quai de Grenelle, à quelques centaines de mètres de la rue Rouelle
s'est faite au même moment.
[Doc 219]
Cette installation est confirmée par l'annuaire de l'Association Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures :
""
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Date : 1920 - Adresse des ateliers : 49, rue Rouelle, Paris XVe. 3 modèles 1919 sont achevés. [photo site "Papy Louis"] |
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Fin 1919- début 1920 - Film Gaumont |
A la même période, un film Gaumont est tourné, qui montre l'Hélico circulant dans Paris. On la voit sortant et rentrant dans la cour des atelier rue Rouelle (recoupement avec des photos). Le film n'est pas daté. Sur les images, on remarque que les arbres n'ont pas de feuilles, et que les piétons sont plutôt chaudement vêtus. Le tournage a été fait en hiver, antérieur à la publication du 15 mars 1920 de l'article de La Pratique automobile ci-dessus..
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Hélico entrant dans la cour des ateliers de la rue Rouelle [photo extraite du film Gaumont] |
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23 janvier 1920 - Leyat cède la licence de l'Hélico à Joseh ARCHER |
Après le renoncement de Levasseur, LEYAT veut poursuivre ses recherches et commercialiser son Hélico. Mais il manque de moyens financiers. Le 23 janvier 1920, il signe un contrat avec Messieurs Joseph ARCHER [1883-1957], GUICHARD et CHAPUIS, et leur vend une licence d'exploitation de l'Hélicocycle pour la France et ses Colonies, la Belgique et le Grand Duché de Luxembourg.
[3 p 50-54]
"" [7]
LEYAT va rapidement constater qu'ARCHER n'est pas en mesure de construire l'Hélica dans des conditions et des délais satisfaisant .
""
En avril 1920 il écrit à un correspondant : [5]
"."
"" nous dit Gustave Courau [1]
ARCHER conçoit sa propre voiture à traction aérienne, l'Eolia, qu'il commercialise via sa société « La traction aérienne », en concurrence directe avec l'Hélica.
Voir [5] pour des détails sur Joseph ARCHER et les relations conflictuelles entre LEYAT et lui.
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01 mars 1920 - Dépôt du brevet ES 71821 " Un vehículo movido por hélice aérea" |
Le 1ier mars 1920, LEYAT dépose en Espagne le brevet ES 71821 :
""
Les site Espacenet [European Patent Office] ne donne pas plus d'information sur ce brevet. |
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12 août 1920 - Naissance de Simone Leyat, sa deuxième fille |
Octobre 1920 - Gustave Courau commande une Hélica |
En octobre 1920, Gustave COURAU rencontre LEYAT pour la première fois dans ses bureaux 27, quai de Grenelle à Paris (XVe) et lui commande une voiture. Il lui faudra être patient, la voiture lui sera livrée en mai 1921, et ce sera finalement le modèle D-21 Sport (le premier exemplaire) [1 - p 36, 52-63] .
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[] |
1920 - L'Hélica "Conduite intérieure" |

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En 1920, parallèlement au modèle "10 HP" carrossé en Sport déjà présenté, LEYAT propose une carrosserie " Conduite intérieure".
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Publicité Hélica conduite intérieure [6] |
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28 février 1921 - Lettre de Charles CARMANIOLLE |
Le 28 février 1921, Charles CARMANIOLLE, qui avait acheté une Hélico à Leyat en 1920, lui écrit une lettre qui nous donne des informations très intéressantes d'un part sur sa voiture et d'autre part sur le projet d'association qu'il essaie de monter.
« »
[Doc 140]
On y apprend ainsi que le notaire de Meursault tentait de prendre des contacts afin de trouver des souscripteurs en vue de la création d'une Société.
Conclusions : L'Hélica de Carmaniolle était l'Hélico 1920, puisque la première Hélica Sport ne sera terminée qu'en mai 1921 (celle de Gustave Courau). Carmaniolle précise que le moteur est un MAG.
[3 p 60]
« Notaire à Meursault (Côte d'Or) depuis le 14 septembre 1907, date à laquelle il a succédé à son père, Charles Carmaniolle est possesseur d'une Hélicocycle depuis 1920… » [en fait une Hélico 1919 et non une Hélicocycle]
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Lettre de Charles Carmaniolle à Marcel Leyat - 28 février 1921 [Doc_140] |
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Mai 1921 - Livraison de la D-21 n° 1 à Gustave COURAU |
Au mois de mai, Gustave Courau prend livraison de la voiture qu'il avait commandé en octobre 1920 : c'est le premier exemplaire du modèle Sport 1921 [1]
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1 juin 1921 - Contrat avec JACQUEMIN |
Après avoir cédé la licence de l'Hélico à Joseph ARCHER, Leyat a vite compris que ce dernier ne pourrait pas assurer la production. Il décide de poursuivre lui même la production de ses voitures, mais il lui faut de nouveaux modèles, et pour développer de nouveaux modèles il lui faut des fonds.
Il s'associe avec son frère Robert, et avec André-Félix JACQUEMIN, qui a dû apporter l'essentiel des fonds.
André-Félix
JACQUEMIN est ingénieur, propriétaire et directeur des Tréfileries de Saucourt-sur-Rognon, en Haute-Marne, héritées de son père. Il achètera une Hélica D-21, avec laquelle il aura un accident.
A partir de 1931,
il collaborera avec LEYAT et construira plusieurs prototypes, planeurs et avions légers, basés sur les principes de l'aile vivante. [voir infra]
[2 - p 60]
""
Ce contrat assure à LEYAT une rentrée d'argent de 102.000 francs. Cette association intervient 12 ans après la création de la Société des Aéroplanes Leyat en 1909, association qui portait sur une durée de 15 ans. On ne sait pas si cette association a été dissoute.
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1921 - L'Hélica conduite intérieure type 2H |
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Conduite intérieure 1921 |

Hélica conduite intérieure type 2H [] |
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1921 - L'Hélica Sport type D-21 |
1922 - Installation à Meursault (Côte-d'Or) |
Nous avons vu qu'en février 1921, LEYAT était en pourparlers avec Mr Charles CARMANIOLLE, notaire à Meursault (Côte-d'Or), pour la création d'une société ou association.
L'affaire est conclue, en des termes que nous ne connaissons pas. Si ce n'est qu'en 1922, vraisemblablement dans les premiers mois de l'année,
LEYAT vient s'installer à Meursault, 8, rue de Martray. Là, il dispose d'une habitation, de pièces où il installera le bureau d'études et d'un grand hangar (aujourd'hui disparu) qui sera l'atelier.
Charles CARMANIOLLE était en contact avec Marcel LEYAT car il lui avait avait acheté un Hélica en 1920.
[Doc_112] [Doc 140]
[voir ci-dessus la lettre de Carmaniolle à Leyat, en date du 28 février 1921]
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Façade de la maison de Leyat, 8 rue de Martray, Meursault
Une plaque commémorative a été apposée sur la façade en 2006, souos l'impulsion initiale des Amis de l'Hélica |
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Janvier-Février-Mars 1922 - Hélicas abandonnées |
[Doc_200 Genty 2021 p 64]
[Le Petit Parisien n° 16436, 28 février 1922]
Étonnante histoire dont on ignore le dénouement.
Une hypothèse : C'est l'époque où Leyat s'est installé à Meursault. Il est possible que les Hélica aient été en transit de Paris à Meursault lors de ce déménagement, Pont-sur-Yonne étant bien situé sur le trajet ?
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[] |
Avril 1922 - Deuxième Prix Peugeot |
[Doc_203] [Actualités diverses, in l'Homme libre n°2097, 21 avril 1922] Gallica BnF
Après la publication de son fascicule "Comment améliorer le rendement pratique des véhicules rapides" en 1919, Leyat semble encore convaincu de pouvoir décoller avec une aviette puisqu'en avril 1922,
il s'inscrit au concours de l'Aviette, pour le 2e Prix Peugeot. On ne sait pas s'il pense concourir avec l'Hélicocyclette de 1912, ou s'il a construit une autre machine.
« »
».
Ce sera encore sans succès pour Leyat. Le Prix Peugeot du Décamètre sera gagné par Gabriel Poulain le 9 juillet 1921. [voir Vélo vole ?]
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20 octobre 1922 - L'Aéro-propulseur Leyat |

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Cet "Aéro-propulseur" est la première réalisation connue de LEYAT après son installation à Meursault.
Dans un catalogue tarif en date du 15 juillet 1923, Leyat propose cet aéro-propulseur à d'éventuel clients :
""
[Doc_138]
Leyat appelle "CRI CRI" ce groupe, comme il avait appelé les roues de son invention montées sur les Hélica.
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Essais de l'Aéro-propulseur sur le lac Joigneaux, à Beaune [] |
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9 septembre 1922 - Lettre de l'A.F.A. |
"".
Les cinq planeurs Chanute seront construits par Leyat.
Adolphe CHÉRON, en visite au congrès expérimental de vol sans moteur de Combegrasse, avait été enthousiasmé par les vols réalisés par le pilote suisse Francis CHARDON, avec ses planeurs hyper-légers. Il décide de créer, au sein de l'Union des Sociétés d'Éducation et de Préparation Militaire qu'il préside, des écoles de vol plané pour les futurs pilotes de l'armée : l'une d'elles portera le nom d'Alérion. C'est elle qui présentera les planeurs, le 28 juillet 1923, lorsque le Stade Aérien de Romainville sera inauguré par André LAURENT-EYNAC, sous-secrétaire d'État à l'Aéronautique, en présence de personnalités politiques et de nombreux pilotes célèbres tels Alexis MANEYROL, Georges BARBOT, Joseph THORET ou encore Gilbert SARDIER.
. [Planeurs et avions Maurice Brochet, par Christian Noël-Brochet et Patrick Gilliéron, Cépadues Editions, Toulouse 2021],
Par ailleurs, l'A.F.A. est chargée par l'Union de faire établir et de mettre au point un planeur plus important, biplace, avec lequel on fera des expériences de vol plané remorqué à Saint Cyr. Il est commandé également à Leyat.
[Doc_080]
Dans la conférence qu'il prononcera à Beaune le 1ier décembre 1922, Leyat peut fièrement annoncer :
".."
[voir infra]
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Les cinq planeurs Chanute construits par Leyat - Romainville, 28 juillet 1923 [Coll. Christian Noël] |
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1ier décembre 1922 - Conférence à l'Hôtel de ville de Beaune |
Organisée par le Comité d'Aviation de Beaune, Marcel LEYAT prononce une conférence à l'Hôtel de ville, le 1er décembre 1922.
Nous pouvons en lire un extrait dans
Vieilles Plumes n° 8, hiver 1997, p 84-86 [Doc_217] .
, Les Ailes 9 septembre 1922 [Doc_216] 
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23-24 décembre 1922 - Leyat participe au Congrès de l'A.F.A. |
LEYAT figure parmi la liste des participants à ce congrès, organisé à Paris les 23 et 24 décembre 1922.
[C'est au cours de ce Congrès que le principe du Congrès de Vauville 1923 fut décidé].
« »
Notons que Marcel LEYAT a participé au dîner amical du samedi soir, qui réunit une vingtaine de congressistes.
[Les Ailes 28 décembre 1922, repris dans Vieilles Plumes n° 8 hiver 1997 page 90]
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Fin 1922 - Essais du planeur de l'A.F.A. |
Le planeur pour l'A.F.A. a été construit en trois mois et est essayé à la fin de 1922.
""
[L'Aéronautique, janvier 1923 page 316]
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Planeur biplace [Archives Courau/ Amis de l'Hélica]
Sur le gouvernail on lit : "LEYAT, xxxxx n° 5"
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Le treuil construit par Leyat pour le lancement du planeur biplace []
Ce treuil avait l'avantage de ne pas nécessiter de modifications de la voiure et pouvait être mis en oeuvre très rapidement. |
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14 octobre 1923 - Naissance d'Odette, sa dernière fille |
31 octobre 1923 - Brevet "Dispositif permettant d'utiliser l'énergie cinétique des gaz d'échappement des moteurs à combustion interne pour actionner des hélices " |
Demande de brevet n° 585.208 déposée le 31 octobre 1923. Délivré le 04 décembre 1924 et publié le 23 février 1925
" ."
[Doc_068]  |

Extrait brevet 585.208 |
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1924 - L'Incapotable |

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Marcel LEYAT aura dû attendre 11 ans avant de pouvoir mettre en pratique ses idées sur l'aéroplane à ailes mobiles, exposées pour la première fois dans son article "Aéroplane à ailes mobiles", publié le 15 juin 1913 dans L'Aérophile. |

L'Incapotable [] |
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9 août 1925 - Accident mortel de Charles Carmaniolle avec son Hélica 1920 |
Le notaire Charles CARMANIOLLE a un accident avec son Hélico sur la route de Meursault à Châlon, à Mercurey. Sa belle-sœur est indemne. Il décède quelques jours plus tard. Il est inhumé au cimetière de Meursault le mercredi 12 août 1925. Il avait 47 ans.
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1925 - Draisine |

Voir plus... |
En 1924-1925 Marcel LEYAT construit une draisine à hélice qui peut rouler sur rail ou sur route, Elle était destinée à la Compagnie Minière du Congo Français, et servira à son directeur, Robert. Landiech, pour ses déplacements entre Pointe-Noire et Mindouli, où se situe la mine de cuivre qu'il dirigeait.. |

La Draisine [] |
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16 juin 1926 - Brevet 617.586 |
[Doc 089]
Dispositif facilitant l'étude de la musique et de son exécution.
Brevet demandé le 16 juin 1926, délivré le 22 novembre 1926 et publié le 22 février 1927
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1927 - Hélica "Monthléry" |
1927 - Avion-voiture Leyat L-19 |

Voir plus... |
Immédiatement après les essais réussis à Montlhéry, LEYAT poursuit avec son projet avec l'adaptation des ailes à sa voiture-fuselage. Bien sûr, l'appareil sera monoplan, mais les ailes seront mobiles selon les principes qu'il a déjà testés avec l'Incapotable en 1924.Le L-19 effectue un premier vol à Beaune [Côte-d'Or, près de Meursault] le 4 décembre 1927.
Mais le terrain de Beaune s'avère trop petit et il semble que Leyat s'en soit tenu là.
En 1929,
l'appareil reprendra ses essais à Villacoublay aux mains de Gabriel ESPANET, l'ami de longue date de LEYAT, toujours chef-pilote chez Nieuport. |

L-19 [L'Aérophile] |
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1928 - Sesquiplan L-20 |
Décembre 1930 - Communication "La sécurité de l'avion en vol" |
Communication de Marcel Leyat lors du premier congrès international de la sécurité aérienne, Paris 1930.
Edité par Les Ailes. Congrès organisé par le Comité français de propagande aéronautique avec le patronage du Ministère de l'Air
[Doc_206] Avec photo du biplan « de Champagne » et de l'Incapotable. 
Rapports tome III, Comité français de propagande aéronautique, 1933 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97969763.texteImage |
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15 Décembre 1930 - Dépôt du brevet "Perfectionnement aux appareils de locomotion aérienne, terrestre ou marine" |
15 Décembre 1930 - Dépôt du brevet "Improvements in aircraft, for use over land or water " |
Brevet GB_383.441 déposé le 15 décembre 1930. Publié le 3 décembre 1931
[Doc_098] 
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Extraits du brevet GB 383.441 [Espacenet - European Patent Office] |
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23 janvier 1931 - Dépôt du brevet allemand DE 582771 |
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(Aéronef avec nacelle suspendue au train d'atterrissage selon un axe transversal, en particulier pour l'apprentissage des élèves-pilotes.)
Brevet DE 582771 déposé le 23 janvier 1931 et publié le 22 août 1933
[Espacenet - European Patent Office]
[Doc_185]
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1931 - Hélica triplace LéO-41 |
1931 - Le premier planeur Leyat-Jacquemin |
1932 - Le deuxième planeur Leyat-Jacquemin |
1932 - Le motoplaneur Leyat-Jacquemin LJ-1 |
1933 (...1938) - L'Hélica Leyat-Jacquemin |
1934 - L'avionnette Leyat-Jacquemin |
25 octobre 1934 - Article "Le coefficient de trinqueballage" |
Dans cet article intitulé "Le coefficient de tringueballage", Marcel LEYAT explique tout l'ntérêt des ailes vivantes démontré par les résultats des essais effectués par André JACQUEMIN avec l'avionnette de 1934.
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[Les Ailes n° 697, 25 octobre 1934 Doc_050] 
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Schéma illustrant l'article [Les Ailes n° 697, 25 octobre 1934] |
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De son côté JACQUEMIN déposera une demande de brevet le 20 septembre 1934 n° 791.840 "Perfectionnement aux avions à ailes articulées" (publié le 18 décembre 1935)
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Brevet Jacquemin FR791.840 [Doc_118]
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1936 - Le Monotrace |

Le Monotrace [] |
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10-11 août 1938 - Réception de L'Hélica de 1933 |
Les ailes 8 septembre 1938
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Vols effectués par Robert RICHARD (94 kg !), chef pilote de l'aérodrome de Beaune.
Il aura fallu 5 ans pour que l'appareil soit réceptionné par le Service Technique de l'Aéronautique, ouvrant ainsi des perspectives de production, mais la guerre sera fatale à ce dernier projet de Leyat dans le domaine de l'aviation,
[Doc 057] Les Ailes 8 septembre 1938
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1938 - L'avion Leyat et sa remorque |
Après la fin de sa collaboration avec André-Félix JACQUEMIN, LEYAT gardera l'Hélica Leyat-Jacquemin de 1933. Il imaginera et construira cette remorque pour le transport de son appareil.
[Doc 058] Les Ailes 13 octobre 1938  |

[Les Ailes 13 octobre 1938] |
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Fin des années 1930 |
[Doc 064] Le Trait d'Union "... A la fin des années 30, Leyat qui fabrique alors des Pou du Ciel (A vérifier ??) fonde une école d'aviation de tourisme. Il y fait passer, pour une somme de 700 francs de l'époque, un brevet qu'il appelle Brevet Leyat et dont les exigences sont réputées supérieures à celles du brevet de tourisme officiel. Pour bénéficier de cet enseignement, il fallait s'inscrire chez J. Renard au 24 rue Labordet à Colombes et faire un premier versement de 100 francs. 1930s ?
[Doc 084 CG]
"Il faut ajouter à cette liste, les projets . Une autre guerre mettra fin aux travaux de Marcel Leyat dans le domaine de l'aviation. " |
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23 juillet 1958 - Brevet 1.210.035 - Dispositif améliorant... les appareils de locomotion |
Le 23 juillet 1958, Marcel LEYAT dépose un brevet n° 1.210.035 au nom de sa fille Odette Bernadette LEYAT :
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Délivré le 28 septembre 1959. Publié le 4 mars 1960
[Doc_192] 
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SOURCES DOCUMENTAIRES
| Outre les références citées au fil du document, les ouvrages suivants constituent une très bonne source documentaire.

[1] Mon hélice au pays des merveilles Gustave Courau, Editions automobiles Paul Couty, Clermont-Ferrand 1979
[2] Quand une voiture à hélice vadrouillait à Meursault, Clément Genty, Centre beaunois d'études historiques, tome 37, 2019

[3] Marcel Leyat, pionnier de la voiture à hélice, Clément Genty, Editions Universitaires de Dijon, 2021 .
[4] Les automobiles à hélice, Gustave Courau, Editions automobiles Paul Couty, Clermont-Ferrand , 1969.

[5] Les voitures à hélices Leyat, Clément Genty, Editions Antiques Autos, 2022.
[6] Les véhicules hors série, Borgé & Viasnoff, Balland Ed. 1976.
[7] M. Leyat expose son curriculum vitae, par Marcel Leyat, Paris 1958 [Doc_120]  |
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14/03/2024 ; dernière mise à jour le 07/05/2024 |
Des vieilles toiles aux planeurs
modernes © ClaudeL 2003 -
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