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Marcel Leyat (1885-1986)
Chronologie de ses activités aéronautiques et automobiles
de 1906 à 1938
 

Marcel LEYAT [1885-1986], ingénieur français est surtout connu comme concepteur et constructeur des voitures à hélice aérienne appelées Hélica.
Il fut aussi un défenseur de la formule aérodynamique "des ailes oscillantes" (ou "ailes vivantes") et il construisit plusieurs appareils, planeurs et avions, basés sur ce principe.
Ce que l'on sait moins, c'est qu'il s'intéressa toute sa vie à l'enseignement, qu'il développa un système d'apprentissage de la musique, le "système de musique rationnelle", et plus génralement une méthode qu'il appela "Méthode Analytique Leyat d'Education Rationnelle" (MALER),

Dans cette page nous tentons d'ébaucher une chronologie des activités de Marcel Leyat dans les domaines de l'aéronautique et de l'automobile, depuis la publication d'un premier article en 1906, jusqu'à la réception officielle de l'avionnette Hélica Leyat-Jacquemin, en 1938,


Portrait de Marcel Leyat en 1908 (avec le moteur Esnault-Pelterie)
Marcel Leyat en 1908 devant un moteur Esnault-Pelterie (monté sur l'aéroplane Blanc) qu'il envisageait d'installer sur son « biplan de Mitry ».
Il est alors élève ingénieur de 2e année à l' École Centrale de Paris. [Collection Jacques Leyat/ André Breyton]
Code couleur des titres

* Evènements de la vie de Marcel Leyat

* Publications diverses : articles de revues, publicités, brevets...

* Réalisations : planeurs, aéroplanes et autres appareils

* [Doc_xxx] référence à ma classification personnelle des divers documents

1906 - Article "L'aéroplane doit être une bonne girouette"
Alors en pleine préparation du concours de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures, LEYAT publie un premier article relatif au vol des aéroplanes :
"L'Aéroplane doit être une bonne girouette"
« En 1906, malgré ma préparation à l'examen d'entrée à l'Ecole Centrale, j'ai concrétisé mes idées sur l'aviation en publiant un premier article dans la Revue de l'Aviation française ayant pour titre «L'aéroplane doit être une bonne girouette» autour des axes de tangage et de roulis, article qui m'attira des compliments élogieux du Capitaine Ferber… » [Doc_110]
[Je n'ai pas retrouvé cet article]
En 1913, il publiera un autre article avec le même titre « L’aéroplane doit être une bonne girouette » [l’Aérophile du 01 février 1913 p 52-54]. [voir infra]
 
Octobre 1906 - Admission à l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures
Le 14 mai 1906, Leyat avait fait une demande d'inscription au concours d'entrée à l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures. (concours de 1906). Il choisit pour l'épreuve de langue l'allemand. Il demande aussi une bourse (« subvention de l'Etat ») pour la poursuite de ses études à l'Ecole.
[Doc 131]
A l'issue du concours, Marcel LEYAT est admis à l'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris,son bulletin d'admission est daté du 10 septembre 1906.

Son registre de promotionà l'Ecole Centrale indique :
«
Il est accepté au concours de l'Ecole des arts et manufactures et est classé 274e sur 280 » [Registre de promotion 1907 – Mr Leyat Marcel]
[Doc 132]
 
Octobre 1906 - Incorporation - Première année de Service militaire
En 1906, Marcel LEYAT est admis à l'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris. Mais avant de commencer ses études, il demande à effectuer une première année de service militaire.
LEYAT est incorporé dans l'Artillerie, au 10e Bataillon d'Artillerie de Cote, à Toulon, comme 2e canonnier servant. En effet, l'Artillerie est l'arme où sont traditionnellement versés les Centraliens.
Registre matricule [Archives départementales de la Drôme] [Doc 181]
 
1907 - Appareil de mesure de la résistance de l'air
[Doc 110 " A l'aube de l'aviation : Marcel Leyat", Alain-Yves Berger, Pilote Privé n° 78 juin 1980]
« … Avant de l'entreprendre [il parle du Quand-Même, voir ci-dessous] j'avais été obligé de construire un appareil de mesure de la résistance de l'air et un véritable simulateur de vol pour le contrôle de mon système de commande et mon apprentissage de la gouverne en profondeur… »
Aucune autre information sur cet appareil de mesure.
 
15 juillet et 15 août 1907 - Articles "L'équilibre et la stabilité des aéroplanes"
La Revue d'Aviation 15 juillet et 15 août 1907 [Je n'ai pas trouvé ces articles]
LEYAT publie un article en deux parties sur "L'équilibre et la stabilité des aéroplanes".
En 19xx il publiera un autre article sous le même titre. Il est possible qu'il ait repris au moins en partie l'article initial.
 
1907 - Le simulateur de vol

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Alors qu'il est à Toulon, service militaire oblige, LEYAT fait construire à la menuiserie Audra de Die, ce qu'il appelle son "véritable simulateur de vol",

.[" A l'aube de l'aviation : Marcel Leyat", Alain-Yves Berger, Pilote Privé n° 78, juin 1980 - Doc_110]
"Dès le printemps 1908, j'assiste, les larmes aux yeux, aux essais, aux tentatives de vol des Voisin, Blériot, Farman, Delagrange, bien maladroits sur des appareils très mal conçus. Aussi je conçois un nouveau simulateur, un véritable appareil d'apprentissage et de contrôle du système de commande des gouvernes de mon futur aérovolant que je fais construire à Die par correspondance, grâce à l'aide bénévole de camarades d'école et du lycée. Mon père toujours farouchement hostile à mes projets ne pouvait m'accorder assez pour vivre et cela m'obligea à recourir à un prêt d'honneur de l'Association des anciens élèves de l'Ecole Centrale... "


LEYAT (à gauche) et son simulateur de vol [Archives Jacques Leyat/André Breyton]
Le personnage à droite pourrait être Marius AUDRA, propriétaire de la menuiserie industrielle dioise
 
Août 1907 - Le Quand-Même
[" A l'aube de l'aviation : Marcel Leyat", Alain-Yves Berger, Pilote Privé n° 78, juin 1980 - Doc 110]

" L'illustre pionnier [Leyat parle du Capitaine Ferdinand FERBER] et bientôt victime de l'aviation entra en correspondance avec le 2ème canonnier servant que j'étais en me disant : «Mon cher Camarade !».
J'étais à Toulon où je faisais ma première année de service au 10e Bataillon d' Artillerie de Côte. C'est là que j'ai conçu et construit mon premier planeur baptisé «Le Quand-Même» parce qu'il a été construit en secret, loin de mon père, magistrat farouchement opposé à mes desseins. Il était à aile mobile, à incidence commandée et instantanément obtenue, conçu pour voler et non simplement planer. Avant de l'entreprendre j'avais été obligé de construire un appareil de mesure de la résistance de l'air et un véritable simulateur de vol pour le contrôle de mon système de commande et mon apprentissage de la gouverne en profondeur.
Le Quand-Même terminé, j'ai cru bon de contrôler la commande du gauchissement et de m'entraîner sans danger et longtemps en suspendant l'appareil entre les mâts d'un grand yacht ancré dans la baie de la Seyne. Malheureusement mon planeur fut noyé pendant le transport. J'étais aidé par une équipe d'Italiens, employés d'un parc à huîtres dont je n'ai pu me faire comprendre et obtenir la manoeuvre pour mettre mon planeur debout au vent pendant le trajet. Les manoeuvres tentées pour le sortir de l'eau me prouvèrent que ma machine ne demandait qu'à voler. La fin en mer du Quand-Même eut lieu fin août 1907, Marcel Leyat dut entrer en octobre en première année à l'Ecole Centrale. "

[Curriculum vitae Marcel Leyat - 31 décembre 1958 (Coll. Jacques Leyat) - Doc_118]
« En 1907, toutes mes heures libres, et beaucoup de mes nuits, à la caserne, furent employées à dessiner et à construire un grand planeur. J'avais été très encouragé par les compliments que m'avait adressés le Capitaine FERBER à la suite de mon premier article technique paru dans la Revue de l'Aviation française de 1906. Ce planeur à gauchissement était un biplan de 55 m2 dont les commandes étaient contrôlées par un seul organe, antériorité au brevet Esnault-Pelterie, objet du fameux procès dit « du manche à balai ». Mon appareil devait être d'abord suspendu entre les mâts d'un yacht, dans la baie de La Seyne, pour me permettre d'essayer le gauchissement seul. Pendant sa conduite à bord, le planeur fut pris par un vent de côté, assez fort pour soulever l'une des barques porteuses et noyer l'ensemble. L'appareil ne put être retiré que trois jours après, quand le Mistral eut cessé. Ma rentrée à l'Ecole Centrale mit fin à ces essais fertiles en enseignements mais non décourageants. »

 
Octobre 1907 - Juillet 1908 - Première année à l'Ecole Centrale
[Doc 063] donne 1908. Sources donnant 1907 ?

Après l'année de service militaire passée à Toulon, Leyat entre à l'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris, en octobre 1907 pour la première année d'études (Il en sortira, son diplôme d'ingénieur en poche, en 1911).


Croquis extrait d'un cahier de cours, Ecole Centrale - date inconnue [coll. Claude Guéniffey]
 
Octobre 1908 - Juillet 1909 - Deuxième année à l'Ecole Centrale

LEYAT effectue sa 2e année d'études à l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures comme l'atteste la couverture de son projet.


Couverture de son projet de deuxième année [Archives Michel de la Burgade]
 
Printemps 1909 - L'Aérovolant (ou planeur "de Mitry")

 


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Printemps 1909. Marcel LEYAT est en deuxième année d'études à l'Ecole Centrale, à Paris.
Il fait construire à Die, chez Audra, un planeur biplan qu'il envisage de motoriser si les essais sont concluants.
Pour financer cette construction, il dira plus tard avoir sollicité un prêt d'honneur de l'Association des anciens élèves de l'école.
[pas de confirmation de cette demande]
" Dès le printemps 1908... je conçois un nouveau simulateur, un véritable appareil d'apprentissage et de contrôle du système de commande des gouvernes de mon futur aérovolant que je fais construire à Die par correspondance, grâce à l'aide bénévole de camarades d'école et du lycée.
Mon père toujours farouchement hostile à mes projets ne pouvait m'accorder assez pour vivre et cela m'obligea à recourir à un prêt d'honneur de l'Association des anciens élèves de l'Ecole Centrale.
"
[" A l'aube de l'aviation : Marcel Leyat", Alain-Yves Berger, Pilote Privé n° 78 juin 1980 Doc_110]
* L'article reprenant une lettre datant de 1980, on peut supposer que Leyat se trompe un peu de dates et que le simulateur dont parle soit celui de 1907.

Voilure caractéristique de l'Aérovolant [Archives André Breyton/Jacques Leyat]
 
19 juillet 1909 - Lettre à Louis Blériot
Le 19 juillet 1909 LEYAT adresse à BLÉRIOT une lettre recommandée pour lui demander de piloter son Blériot XI pour tenter de traverser la Manche à sa place :
"
Paris, 19 juillet 1909
Monsieur et cher Maître,
Vos monoplans sont les seuls appareils actuels qui me paraissent capables de traverser la Manche. Je voudrais réaliser cette prouesse. La réussite immédiate après l'échec de Latham, mettrait en lumière, aux yeux de ceux qui croient savoir quelque chose en aviation, les qualités de vos appareils et l'abîme qui les séparent des fameux « Antoinette ».
J'ai pensé aussi que la réussite d'un jeune élève sur monoplan Blériot, aurait plus d'intérêt pour vous que votre propre réussite. Le public ne s'est pas rendu compte que vos accidents antérieurs étaient dus aux remous d'Issy-les-Moulineaux. Il ne sait pas que ces accidents ont fait votre supériorité écrasante d'aujourd'hui, qu'il n'y a plus qu'à mettre en relief.
"
[Doc_110]

Dans la lettre publiée dans Pilote Privé en 1980, Leyat parlera de Blériot sur un tout autre ton !
« Les résultats obtenus avec ce simulateur sont si encourageants que, élève de 2e année 1908-09, je demande à Louis Blériot de traverser la Manche à sa place, par lettre reommandée, car je me sais meilleur pilote et meilleur nageur que Blériot qui n'avait pas obtenu à l'Ecole Centrale les notes suffisantes pour donner droit au diplôme d'Ingénieur des Arts et Manufactures. Trois jours après la réception de la lettre recommandée, le 21 juillet 1909, Louis Blériot traversait la Manche ! Quelques mois plus tard, l'Ecole Centrale accorda rétrospectivement au constructeur du Blériot XI son diplôme… »

Août-septembre 1909 - Les "Aéroplaneurs" de Die

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A l'été 1909, LEYAT a terminé sa deuxième année d'études à l'Ecole Centrale. Pour ses congés d'été il revient à Die où il construit, dans les ateliers de la menuiserie Audra, les deux "Aéroplaneurs" n° 1 et n° 2.
Pour les tester, il met au point un treuil en utilisant une automobile (dans ses articles il parle de remorquage, mais il s'agit en fait de treuillage). Les essais sont faits dans les environs de Die en août et septembre avec un certain succès, mais peu de vols sont réalisés. .

Un bel essor de Leyat avec l'Aéroplaneur n° 2 []
 
Octobre 1909 - Juillet 1910 - Année de césure à l'Ecole Centrale
LEYAT demande un congé à l'Ecole Centrale qui lui est accordé, mais on ignore la raison invoquée. Il mettra cette année de disponibilité à profit pour construire et tester les Aéroplaneurs à Die, le planeur de "Mitry" et l'aéroplane qu'il testera à Miramas.

Dans la lettre qu'il adresse au Général Roques, après son année de césure, le 21 septembre 1910 il écrira :
".... Dans l'obligation de suspendre pour un an mes études à l'Ecole Centrale, j'ai pu construire récemment un biplan rapide à deux places…"
sans donner plus d'explication. [Doc_205]
 
Fin 1909 - Création de la "Société des Aéroplanes Leyat"
Pour financer ses recherches et ses construction, il convainc les notables de Die et surtout AUDRA, propriétaire d'une menuiserie industrielle de s'associer avec lui.
Marcel LEYAT crée la Société des Aéroplanes Leyat, lui-même apportant la moitié du capital sous forme de «matière grise» et, l'autre partie en argent par dix-huit souscripteurs. Cela lui apporte un capital de 80.000 francs.

* Texte du contrat [Doc 119]
* La première assemblée générale de la Société sera convoquée le 9 janvier 1910 (lettre de l'ancien notaire Charles BLANC en date du 28 décembre 1909)
[Doc 119a]
Vers 1919-20 Leyat utilisera des papiers à en-tête portent la mention « Bureau d'Etudes créé en 1907 »
[Doc 086] [Doc 090]

Jusque durant les années 1920, Leyat fera figurer la mention "Bureau d'études fondé en 1907" sur les en-tête de ses courriers [Doc_138]
On n'a pas de précisions sur la création de ce bureau d'études en 1907
 
29 avril 1910 - Dépôt du brevet n° 426.334 "Perfectionnement aux aéroplanes"
Le 29 avril 1909, LEYAT [alors en deuxième année à l'Ecole Centrale] dépose le brevet "Perfectionnement aux aéroplanes". Enregistré avec le n° 426.334, ce brevet sera délivré le 01 mai 1911 et publié le 4 juillet 1911.
Dans ce brevet LEYAT décrit un système de commande des gouvernes d'un aéroplane :
" La présente invention a pour but de perfectionner et de simplifier les organes de stabilisation et de direction des aéroplanes. Elle peut être appliquée sans difficulté à tous les types d'appareils dans lesquels la stabilité latérale et longitudinale est réalisée par des modifications des angles d'attaque de certaines surfaces... "
[Doc_065]

Figure extraite du brevet n° 426.334
 
Mai 1910 - L'aéroplane "de Miramas"

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A la suite de la constitution de la Société des Aéroplanes Leyat, un apport financier de 80.000 francs permet à Marcel LEYAT, alors en congé pour un an de l'Ecole Centrale, de construire un biplan à moteur Gnôme, qu'il ira tester à l'Aérodrome de la Crau, à Miramas (Bouches-du-Rhône), au printemps 1910.

Essais du biplan à Miramas [Coll. Breyton/Leyat]
 
Septembre 1910 - juillet 1911 - Troisième année à l'Ecole Centrale
Après une année de césure, LEYAT revient à Paris pour sa troisième année d'études à l'Ecole Centrale.
En décembre 1911, il recevra son diplôme d'ingénieur à Port-Louis, où il se trouve, effectuant sa deuxième année de service militaire.
[]
15 septembre 1910 - Essais d'un biplan à Bétheny
En septembre 1910, vraisemblablement avant de commencer sa troisième année d'études à l'Ecole Centrale, LEYAT teste un nouveau biplan qu'il vient de faire construire à Die, par la menuiserie Audra. L'appareil a été transporté jusqu'à Bétheny par chemin de fer.

Dans une lettre adressé par LEYAT au Général ROCQUES, LEYAT nous donne des précisions sur l'appareil :
" ...Dans l'obligation de suspendre pour un an mes études à l'Ecole Centrale, j'ai pu construire récemment un biplan rapide à deux places renfermant une partie des principes qui me sont personnels et qui en font l'aéroplane le plus perfectionné au point de vue de la stabilité, de la solidité, de la maniabilité et des applications militaires.
Ma première sortie a eu lieu le 15 septembre dernier
[1910]. Je volais du premier coup sans apprentissage autre que celui de mes planeurs et sans aucune casse. J'ai fait, depuis, de la mise au point.
L'aviateur allemand Lindpaintner
séduit par les formes et la construction de mon appareil m'a demandé de l'essayer. Il réussit des vols parfaitement stables du premier coup, bien que les organes de stabilisation de mon appareil soient bien plus efficaces que ceux des biplans connus.
Depuis, j'ai terminé ma mise au point, tombant souvent de 5 m. par arrêt brusque du moteur sans presque rien casser.

Mardi 4 octobre, je réussissais des virages qui ont effrayé les témoins, tant ils paraissaient osés, et hier matin malgré un grand vent, j'effectuais de beaux vols. Je compte passer ces jours-ci mon brevet de pilote, dès que le temps le permettra.

L'appareil actuellement en essai est un biplan de petites dimensions :
- Envergure 9 m. 60
- Longueur 11 m.
- Moteur Gnôme
- Deux places.
Le pilote et le passager sont complètement abrités contre la pluie et le brouillard et peuvent ainsi lire une carte ou une boussole malgré un orage, sans être obligés d'atterrir. Les commandes sont toutes à la portée du passager qui peut ainsi aider le pilote momentanément.
La construction du chassis d'atterrissage et de tout l'appareil a été spécialement étudiée pour permettre les atterrissages en très mauvais terrain…

Je suis pour une dizaine de jours encore à l'Aérodrome de la Champagne pour passer mon brevet de pilote et former un élève.

Signé Marcel Leyat
Adresse : Aérodrome de la Champagne, par Courcy (Marne)
"
Lettre au Général Rocques [Doc_205]


En-tête de la lettre adressée par Leyat au Général Rocques ["Roques" et non "Rocques" ?]

La lettre étant postérieure au 4 octobre, on peut penser que la date d'arrivée est le 21 octobre 1910.

Quelques remarques :
- Aérodrome de la Champagne : il est situé à Bétheny. La 2e grande semaine de la Champagne y avait été organisée du 3 au 10 juillet 1910.
- Adresse de Leyat : Courcy. Certainement l'endroit où Leyat logeait. Ce qui confirme que les essais avaient bien lieu à Bétheny (et non à Châlons/Mourmelon comme disent certaines sources).

Otto Erich (parfois Erik) LINDPAINTNER (1885-1976) : aviateur allemand, brevet de pilote n° 10, originaire de Munich. Il a volé pour divers constructeurs français : Roger Sommer, Henri Farman, Albatros, entre autres.Il a participé à la grande semaine de Champagne sur biplan Sommer à moteur Gnôme 50 CV (n° 47), où il se classa 7e du prix de la hauteur, 7e également du prix de la totalisation des hauteurs, et 10e du prix de la totalisation des distances. Ironie du sort, lorsqu'il est appelé au service militaire en 1914, des troubles de l'équilibre sont détectés !. Lindpaintner abandonne alors l'aviation et reprend ses études de médecine (il devient médecin en 1921).
[Courses et meetings aériens de la Belle Epoque 1909-1914, Vol. II : 1910, Icare n° 223, décembre 2012]
[Marcel Leyat Airplanes & Gliders - Secret projects forum]

- LEYAT dit que "le pilote et son passager sont compètement abrités contre la pluie et le brouillard...". Ce n'est pas le cas du biplan de la seule photo dont nous disposons. L'appareil aurait-il été modifié après les premiers essais ?
- Il décrit un appareil biplace : sur la photo on distingue difficilement derrière le pilote ce qui pourrait être un siège ?


Biplan Leyat premant le départ à Bétheny - 15 septembre 1910 []
En arrière-plan, la longue enfilade des hangars du champ d'aviation de Bétheny
 
Janvier 1911 - Leyat breveté pilote
Marcel LEYAT passe son brevet en janvier 1911, sur aéroplane Sommer, à Châlons/Mourmelon, sous l'égide de la Ligue Nationale Aérienne. En effet, le Ministère des Travaux publics avait missionné cette association pour la formation des élèves des Grandes Ecoles. Les brevets obtenus étaient ensuite homologués par l'Aéro-Club de France. C'est ainsi que le brevet de Leyat sera validé par l'Aéro-Club de France le 3 février 1911 avec le numéro 364. Il est le premier élève de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures à être breveté pilote. Fait remarquable : LEYAT obtient son brevet dès son premier vol !
[Doc_209_Brevet-pilote_La Revue Aérienne_1911-02-10]

[La Revue aérienne 1911-02-10 - Doc_209]

Leyat breveté par la Ligue Nationale Aérienne [Le Progrès de la Côte-d'Or, 24 janvier 1911 - Doc_208]


Validation du brevet de pilote de Marcel Leyat par l'Aéro-Club de France [Le Soir, 5 février 1911 - Doc_210]

Dans son article "Les aéroplanes Sommer", Gérard Hartmann présente la liste des brevets de pilotes d'aéroplanes Sommer décernés par l'Aéro-Club e France en 1910 : Marcel LEYAT y figure bien avec le n° 364, obtenu le 3 février 1911, Il précise en outre :
" Pour former ses élèves, Sommer a installé en mars 1910 au camp de Châlons-en-Champagne, près des ateliers de Henry Farman, une première école de pilotage avec un hangar et un biplan. Mais, quelques jours avant l'ouverture, une tempête détruit le hangar et le biplan...
Pendant l'été 1910, Sommer reconstruit son école de pilotage à Châlons.
"

[Il n'y a pas de confusion de lieu : Mourmelon est à une vingtaine de kilomètres de Châlons-en-Champagne]

[L'apprentissage par le planeur, Alexandre Dumas, L'Aéro 12 février 1911, cité dans Doc 015]
"... Nous avons rapporté, il y a quelques jours, la prouesse de LEYAT, passant son brevet de pilote chez Sommer, à Mourmelon, dès sa première sortie. Le fait nous semblant incroyable, nous avons demandé à LEYAT quelques précisions. Comme Mathieu, il nous a répondu qu'il devait ce succès au long apprentissage qu'il s'était imposé, apprentissage entièrement effectué par le moyen de planeurs au treuil... "

[Doc 015] L'Aérophile, n° du 15 septembre 1911

Brevet de pilote d'aéroplane à Mourmelon, à l'école de pilotage Sommer. Marcel Leyat, qui volait sur avions à moteur de sa fabrication depuis 1910, sinon plus tôt, obtint le brevet de pilote n° 364. Cette épreuve, passée en janvier 1911 chez SOMMER à Mourmelon, offrit ceci de particulier que le candidat la subit avec succès du premier coup sans école préalable. Résultat qu'il attribuait à son apprentissage personnel sur planeurs à treuil.

[Doc 081 Courau, p 14, 177]
"... Contemporain des premiers hommes volants, mêlé à eux, il partagea leurs efforts, observa, calcula, construisit, vola de ses propres ailes, obtint son brevet de pilote en janvier 1911 sous le n° 364..."
Et plus loin
" ... Je profite de l'ambiance favorable pour l'interroger sur son premier vol aux commandes d'un avion à moteur, au cours duquel il obtint son brevet de pilote aviateur. Il subit l'épreuve à bord d'un biplan Sommer. L'atterrissage lui révéla un imprévu plutôt désagréable. Il songea que s'il le manquait, il serait écrasé par le moteur, placé derrière lui. Dieu merci, il en fut quitte pour l'émotion. Le moniteur accourut, le félicita, mais ajouta une réserve :
- C'est très bien... Très bien... seulement... un conseil : ne volez pas si haut !
- A quelle altitude étiez-vous donc monté ? demandai-je.
- Soixante mètres. "


Publicité Sommer [L'Aérophile mars 1912]

Biplan Sommer sur lequel Leyat a passé son brevet de pilote [Wikipedia]
 
Avril 1911 - Course Marseille-Alger

La revue l'Aéro avait annoncé l'organisation d'une course Marseille-Alger prévue pour se dérouler du 13 au 15 août 1911 (en deux étapes Marseille-Minorque puis Minorque-Alger).
Marseille-Alger, L'Aéro 23 mars 1911 Liste des engagés [Doc_212]

L'Aéro publie le règlement de la course aérienne Marseille-Alger(...)
-- Marseille-Alger est ouverte aux seuls concurrents français et étrangers munis de la licence de la Commission sportive aéronautique ou d'un des clubs affiliés à la Fédération Aéronautique Internationale.
— La course Marseille-Alger comportera deux étapes : la première de Marseille à l'île Minorque (400 kilomètres environ), la seconde de l'île Minorque à Alger (350 kilomètres environ (...) Leyat fait partie des 11 pilotes engagés pour cette course.
Mais la course n'aura finalement pas lieu.

Voir aussi [3] :
Le Figaro 8 septembre 1910
Téléchargé mais pas trouvé l'article (erreur de date de la revue ?)
Marseille-Alger en aéroplane, La Gazette de France, 3 avril 1911

Juillet 1911 - Leyat diplômé de l'Ecole Centrale

LEYAT sort de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures, au 146e rang (sur une promotion de 216 étudiants). Il recevra son diplôme en décembre 1911 [voir infra]..
Le Journal du 24 juillet 1911 [Doc xxx]

Juillet-septembre 1911 - Nouvel aéroplane biplan Leyat
Juillet 1911 : LEYAT vient de sortir diplômé de l'Ecole Centrale et est en vacances en attendant de rentrer à la caserne pour effectuer sa deuxième année de service militaire. Il fait construire dans les ateliers Astra, à Billancourt, un nouvel aéroplane dérivé de son appareil de 1910, mais avec une surface alaire (et une envergure) plus grande. La construction avait peut-être démarré avec la fin de l'année scolaire. Le moteur Gnôme de 50 CV est monté sur la cellule fin juillet. Les essais auront lieu à Issy-les-Moulineaux, courant août.. Il semble qu'il y ait eu de la casse lors des essais et que Leyat n'ait pas insisté. Peut-être était-il pressé car il devait rentrer à la caserne pour effectuer sa deuxième année de service militaire et n'avait plus le temps de faire les réparations ?
L'Aéro 3 septembre 1911 [Doc_213]

Photo extraite de L'Aerophile 1913-02-01 [Doc_017]
On peut supposer que Leyat a choisi son biplan le plus récent, c'est à dire celui de 1911 pour illustrer un article publié en février 1913
 
15 septembre 1911 - Article "Utilité du vol remorqué"
Dans cet article "Utilité du vol remorqué" LEYAT revient sur les expériences de 1909 à Die et donne quelques précisions sur le planeur qu'il appelle "type N° 2 Aéroplaneur" et le système de treuil qu'il a mis au point pour le lancement.
L'Aérophile du 15 septembre 1911 [Doc 015]

Dessin de l'installation de "remorquage" [L'Aérophile du 15 septembre 1911]
 
Septembre 1911 - Début de la deuxième année de service militaire
Marcel LEYAT est nommé Sous-Lieutenant de réserve par décret du 30 Juillet 1911, et pour effectuer sa deuxième année de service militaire il est affecté au 3e Régiment d'Artillerie à pied (3e RAP), 4e Batterie, à Port-Louis, Morbihan. [Port-louis se trouve à l'entrée de la rade de Lorient]
Voir 3e RAP
 
4 décembre 1911 - Accusé de réception du Diplôme d'Ingénieur des Arts et Manufactures
Le 4 décembre 1911, LEYAT accuse réception de son diplôme d'ingénieur de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures.
Il est à ce moment là à Port-Louis, près de Lorient (Morbihan), (incorporé au 9e Régiment d'Artillerie à pied, 4e Batterie) où il effectue sa deuxième année de service militaire.

[Doc_133]

Accusé de réception du Diplôme d'Ingénieur des Arts et Manufactures Doc_133]
 
1911 (-1912) - L'Hélicocyclette, bicyclette à hélice

Dans un fascicule qu'il publiera en 1919 :
« Comment améliorer le rendement pratique des véhicules rapides »,
petit livret de 43 pages (13 x 13 cm)
LEYAT revient sur les expériences menées en 1911-1912 avec sa bicyclette à hélice qu'il appelle
Hélicocyclette. Il y compare en particulier les performances d'une bicyclette ordinaire, du Vélo-Torpille Bunau-Varilla et de son Hélicocyclette, bien évidemment à l'avantage de cette dernière !.
[Nous ne connaissons aucune photo de l'Hélicocyclette]

« L'Hélicocyclette Leyat 1911-1912
Nous-mêmes, au cours de recherches sur l'aviation, nous avons été conduits à essayer une bicyclette d'un genre tout spécial, puisque c'était un avion privé de ses ailes. Le moteur était le pilote, c'est donc une aviette. Les jambes actionnaient à la fois : La roue arrière de l'hélicocyclette, avec une transmission par pignon et chaîne de bicyclette ; Et une hélice « aérienne » tractive de grand diamètre.
Cette aviette étant destinée à faire des bonds sans autre moteur que l'énergie musculaire, tout était calculé de façon à réaliser la plus grande vitesse possible : Le cycliste était allongé horizontalement à plat ventre, enfermé complètement dans un fuselage bien étudié. Les roues étaient enveloppées jusqu'au ras du sol par des coupe-vent bien fuselés. Le pédalier était tout entier à l'intérieur du fuselage. Démunie de ses ailes, cette aviette était une bicyclette parfaite au point de vue de la faible résistance à l'avancement, qualité à laquelle on avait sacrifié d'ailleurs tout confort. Comme elle marchait aussi avec une hélice, nous l'avions baptisée « l'Hélicocyclette ».
Elle nous a conduits par la suite, en 1913, à une véritable voiture automobile à hélice aérienne que nous avons appelée « Hélicocycle », dont nous parlerons plus tard. L'Hélicocyclette nous a permis une série de longues expériences pénibles, mais pleines d'enseignements dont nous faisons profiter aujourd'hui le lecteur et dont les résultats sont fournis plus loin…
»
[Doc_122, extrait]


Couverture du fascicule 1919 [Doc_122]
Le 2 juin 1912, est disputé le Prix Peugeot, d'un montant de 10.000 francs, devant récompenser le « pilote » qui parviendrait à décoller du sol sur une distance de plus de 10 mètres avec une aviette, vélo équipé d'ailes et/ou d'une hélice. C'est dans le but d'une participation à ce Prix que LEYAT développe son Hélicocyclette.
« … Leyat qui travaille sur ce projet pendant un an est certain de gagner : son aviette, l'Hélicocyclette, fonctionnant à l'aide d'une roue motrice et d'une hélice pourrait faire un bond de 14 mètres. Aux essais, il se rend compte, à plat ventre sur son aviette, qu'il ne peut tenir en équilibre.
Dépité, il envoie un de ses amis se faire rembourser la caution le jour de l'épreuve. « J'étais dépité mais j'eus alors l'idée de la voiture …"

Effectivement, Leyat n'apparait pas dans la liste des 198 inscrits publiée par L'Auto le 2 juin 1912. [Voir Vélo vole ?]

Le Vélo Torpille développé par Etienne Bunau-Varilla (1890-1961) auquel Leyat compare son Hélicocyclette
Ici en 1913, avec le champion cycliste Marcel Berthet [Wikipedia]
 
15 janvier 1912 - Article : L'étude pratique du vol à voile...
"L'Aérophile", 15 janvier 1912, p. 26-28. [Doc_016]
L'étude pratique du vol à voile - Les essais des frères Wright à la portée de tous
Extraits :
"... Prenons comme exemple notre aéroplane pour le vol remorqué, type n° 2, que nous désignons sous le nom d'Aéroplaneur, et que nous avons décrit dans L'Aérophile du 15 septembre [1911]. Nous l'avons mis en série, en portant sa surface de 20 à 22 m2. Son poids de 36 kilos avec un pilote de 75 kilos donne une densité superficielle [on dirait aujourd'hui "charge alaire"] de 5 kilos par m2 sans tenir compte de la surface caudale : chiffre favorable au vol plané et au vol à voile. ...
Déjà en 1906, nous avions construit un planeur biplan à gauchissement, de 50 m2 pesant seulement 60 kilos. Il était muni d'un gouvernail de profondeur unique, monoplan, et placé à l'arrière de l'appareil ; c'est le Wright actuel, type 1911, avec cette différence que notre appareil en bambous était déjà muni d'un seul levier commandant à la fois le gauchissement et la profondeur, ce qui avait l'avantage d'exiger moins d'acrobaties de la part du pilote. ...
"
[Doc_016]
1912 - Etude d'un goéland

[Doc 110 " A l’aube de l’aviation : Marcel Leyat", Alain-Yves Berger, Pilote Privé n° 78 juin 1980]
"…Il serait plus exact que je dise : celui du goéland, car c'est le superbe oiseau que j'ai choisi parmi beaucoup d'autres en 1912, dans la rade de Lorient, que j'ai mensuré, pesé, dessiné et fait naturaliser."
[1]
COURAU parle d’un goéland empaillé suspendu dans le bureau de LEYAT, rue de Grenelle :
"... Au centre, un goéland empaillé, les ailes déployées, tenait lieu de suspension." [p 37]
"Nous voici de nouveau sous le goéland..." [p 41] .
Leyat à Courau, parlant des oiseaux "... Vous savez, j'en ai décortiqués, examinés, empaillés..." [p 51]


Le goéland (?) empaillé de Marcel Leyat ? [Les Amis de l'Hélica - Rétromobile 2013]
 
Août 1912 - L'hydroplaneur de Port-Louis

Pendant sa deuxième année de service militaire à Port-Louis, LEYAT construit et teste un hydroplaneur biplan à un seul flotteur.
[A l'aube de l'aviation : Marcel Leyat", Alain-Yves Berger, Pilote Privé n° 79 juillet-août 1980 - Doc 111]
« Appelé à remplir ses obligation militaires, il en profite pour effectuer des vols en hydroplaneur dans la rade de Lorient »

[French aeroplanes before the great war, Leonard E. Opdycke, Schiffer Publishing Ltd. 1999 p 174]
In the same year (1911) Leyat also built a glider, of wing area 18 sqm mounted on a single 1.2 x 5.2 m float, to be towed by a speedboat.

Essais dans la rade de Lorient [3]

Juillet 1912 - Proposition de création d'une école d'aviation à Port-Louis
LEYAT propose la création d'une école d'aviation à Port-Louis [L'Ouest-Éclair n° 4946, 14 juillet 1912]
« Une école d'aviation à Port-Louis
Il est fort question de créer à Port-Louis, à l'entrée de la rade de Lorient, une école d'aviation. L'auteur de ce projet est M. Marcel Leyat, ingénieur des Arts-et-Manufactures, officier de réserve. M. Leyat n'est pas un débutant dans l'aviation. Il y a déjà plusieurs années, il construisit à Paris un biplan sur lequel il exécuta des vols remarquables.
C'est sur biplan Leyat que M. le docteur Espanet, l'un des vainqueurs du Circuit d'Anjou, fit ses débuts.
Il est vivement à souhaiter que M. Leyat puisse mettre à exécution son projet de créer une école d'aviation dans notre région. »

Il n'y aura pas de suite à cette proposition…

Septembre 1912 - Fin du service militaire, embauche chez Astra
LEYAT termine son service militaire, Sous-Lieutenant de réserve dans l'Artillerie. (C'est l'affectation normale des Centraliens).
Dès sa libération, il est engagé par la Astra, qui construit des aéroplanes et des dirigeables.

1912 - Travaille chez Astra [Doc 026]

" Libéré, il débute brillamment aux Établissements Astra : il collabore aux succès de l'Astra XIV, qui détint un record de vitesse, construit des hydravions métalliques que la technique moderne ne désavouerait pas, fait adopter les redans sur flotteurs en catamaran, et étudie le berceau moteur démontable ainsi que l'hélice démultipliée pour appareil lourd. "

[Doc 064] " A sa sortie de l'armée, il est engagé aux établissements Astra, où il participe à la conception de l'Astra XIV, à celle d'hydravions métalliques et introduit le redan sur les flotteurs de la firme. Malheureusement pour notre jeune ingénieur tenant du plus lourd que l'air, la société Astra se spécialise dans les dirigeables. Il démissionne de la société et entame l'étude d'une voiture à hélice, l'Hélicocycle. "

[Source CG] Dès qu'il est libéré de ses obligations militaires [A quelle date ?], Leyat commence à travailler pour la Société Astra, qui fabrique des aéroplanes et des dirigeables. Il participe à la conception de l'avion (ou ballon ?) Astra 14 (ou Astra XIV) qui détiendra un record de vitesse. - Rien trouvé sur l'Astra XIV (ballon dirigeable) dans les productions Astra ???

[Genty 2021 p 31] Leyat rejoint la société Astra qui avait acheté la licence de fabrication de l'avion des frères Wright. Il améliore le produit et travaille dans les locaux de Billancourt.

[Doc_111 – A l'aube de l'aviation, Marcel Leyat, ,Pilote Privé n° 79 juillet-août 1980 p 43-17] « Il construit des hydravions métalliques que la technique moderne ne désavouerait pas, fait adopter les redans sur flotteurs en catamaran, ainsi que l'hélice démultipliée pour appareil lourd. Lorsque la société Astra décide de se cantonner dans les dirigeables, le jeune ingénieur reste fidèle à la déesse aviation. Il quitte donc l'industrie officielle qui l'a déçu pour spécialiser ses recherches dans la seule direction qu'il croit bonne : l'aviation pour tous. «

 

01 février 1913 - Article "L'aéroplane doit être une bonne girouette ou mieux une bonne flèche"
Dans la revue L'Aérophile du 01 février 1913, Marcel LEYAT publie un article sous le titre « L’aéroplane doit être une bonne girouette » dans lequel il explique le rôle et les réglages du "gouvernail horizontal" qu'il préconise et qu'il a expérimenté
[Doc_017]
En 1906, Leyat avait déjà publié un article avec le même titre dans la Revue de l'Aviation française. [voir supra]

Aéroplane de "Miramas" expérimenté en 1910 [Doc_017]
 
Printemps 1913 - Leyat quitte Astra pour Nieuport

En mai 1911, Edouard Nieuport, secondé par son frère Charles, avait créé la Société Nieuport (E) et Deplante, installée au 9 rue de Seine (aujourd'hui rue Edouard-Nieuport) à Suresnes, avec pour vocation de construire des avions.
Lorsque Edouard Nieuport se tue à Reims en septembre 1911, son frère Charles reprend le flambeau et la firme continue à produire des avions, souvent à destination de l'aviation militaire.
Mais le 24 janvier 1913, Charles Nieuport se tue à son tour lors d'un vol de réception d'un avion destinée à l'armée.

- Déjà propriétaire de la Société Astra de constructions aéronautiques [dirigeables et aéroplanes], Henry Deutsch de la Meurthe décida de racheter les brevets Nieuport et de séparer les activités "dirigeables" et "aéroplanes". Astra va conserver l'activité "dirigeables" tandis qu'une nouvelle entreprise, la Société Anonyme des Établissements Nieuport (au capital de 1,2 million de Francs) est créée, devant assurer la production d'avions dans une nouvelle usine, mise en chantier à Issy-les-Moulineaux…
Or début 1913, la situation de Nieuport restait précaire…
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nieuport_(entreprise)
Leyat va quitter Astra pour passer chez "Nieuport" où il va retrouver son ami Gabriel Espanet. Ce dernier, qui était entré à l'école Nieuport de Villacoublay avait obtenu son brevet de pilote le 1er juillet 1911 (n° 537). Depuis avril 1911 il était chargé de la direction de l'école, qu'il conservera jusqu'en 1914.
[Doc ]


Leyat aux commandes de l'aéroplane Nieuport II qu'il tentera d'améliorer durant les quelques mois qu'il passera dans cette société, avant de la quitter pour poursuivre ses expérimentations en indépendant. [A l'aube de l'aviation : Marcel Leyat, par Pilote Privé n° 78, 1980-06 - Doc_110]
 
01 juin 1913 - Article : Le couple moteur et la stabilité latérale

Le 1ier juin 1913, publication de l'article "Le couple moteur et la stabilité latérale".
["L'Aérophile",1er juin 1913. pp. 244 et 245. - Doc 17b]

Le couple moteur et la stavilité latérale - Figure 1 [Doc_017b]
 
15 juin 1913 - Article : Aéroplane à ailes mobiles
Article "Aéroplane à ailes mobiles" dans L'Aérophile du 15 juin 1913 (pages 272-273)
Premier article où LEYAT expose ce que nous conviendrons d'appeler le principe d "aile vivante", ou aile mobile, qu'il ne pourra mettre en application qu'en 1924. mais dont il restera un ardent promoteur durant toute sa carrière aéronautique.
[Doc_018]

Schéma de principe d'un aéroplane biplan à ailes mobiles [Doc_018]
 
octobre-novembre 1913 - Leyat quitte Nieuport

Chez "Nieuport" LEYAT travaille déjà sur un projet de voiture à hélice, suite de ses expérimentations de 1912 avec l'Hélicocyclette.
Aussi lorsqu'on lui propose de travailler sur un projet d'hélicoptère ne correspondant pas à sa vision de l'aviation il le refuse et quitte "Nieuport" disant "ne pas vouloir travailler sur des études de machines agricoles ".[3]

[]
1913 - Première voiture à hélice aérienne (Prototype de l'Hélicocycle)

Voir plus...
LEYAT peut s'investir totalement dans son projet de véhicule automobile à hélice. Mais il est sans argent. Il déclarera plus tard que c'est l'argent gagné par ESPANET en 1912 (16-17 juin 1912) au Circuit d'Anjou [dont il avait été déclaré vainqueur, gagnant un prix de 25.000 francs (environ 90.000 € de 2024) lui a été bien utile pour construire ses Hélicocycles. [Genty 2022 p 53]
Avec l'aide de son ami ESPANET, donc, et d'un menuisier du nom de Floëchel, ouvrier de la menuiserie Audra, il construit un premier prototype.On ignore où il a été construit. La seule photo connue de ce prototype peut dater de fin 1913 ou tout début 1914, ce véhicule sommaire ayant pu être construit en quelques semaines.

Dans un curriculum vitae écrit le 31 décembre 1958, LEYAT donne quelques détails sur la conception et la construction de l'Hélicocycle

« ... A cette époque, les accidents d'aviation qui mettaient fin aux essais des prototypes ne permettaient pas de découvrir les causes de ces catastrophes, et par conséquent d'améliorer le modèle suivant.
J'eus l'idée, alors, d'un avion sans aile, capable de rouler sur terre jusqu'à rupture ou usure de la pièce qui, en vol, entraînerait la fin tragique.
C'était un banc d'essais roulant pour groupe motopropulseur, carlingue et train d'atterrissage ; en somme, une voiture à traction aérienne.
L'étude approfondie de ce système me révéla la supériorité écrasante de la voiture à hélice sur les véhicules à propulsion par adhérence des roues au sol.
Je quittais aussitôt la maison Nieuport pour me consacrer à la voiture à hélice...
»
: [Curriculum vitae 1958, Archives Jacques Leyat Doc_120]

[Genty 2021 p 37]
Où habite Leyat à cette époque ? Vers le parc Montsouris où il fait ses essais (retrouver la ref)

Prototype de Hélicoocycle []
Marcel Leyat au volant, son frère Robert en place arrière
Remarque : voir sur le site Propellor-Driven Cars [retrouver le lien] un bel inventaire des véhicules terrestres à hélice. Leyat n'a pas été le premier à construire une automobile à hélice. Mais le premier à opter pour une hélice tractive.
 
Décembre 1913 - Leyat dépose la marque "Hélicocycle"

[3 p 39]
LEYAT dépose la marque HELIOCOCYCLE en décembre 1913.
En mai 1914, il utilisera la dénomination « Série 21 ».

 
1914 - L'Hélicocycle

Voir plus...
 

Hélicoocycle "1914" []
 
Printemps 1914 - Proposition de la banque marseillaise

LEAYAT est à Marseille chez ses parents [son père est juge au Tribunal de cette ville]. Lors d'un dîner, l'ingénieur rencontre le directeur de la Banque de Marseille. Ce dernier, intéressé par la voiture à hélice, lui propose de financer la construction en série du véhicule, à condition que celui-ci fasse preuve de fiabilité en réalisant le parcours de Paris à Marseille.
La déclaration de la guerre l'été suivant sommera le glas de ce projet.
.
" Mon prototype, dessiné en 1913, avait déjà roulé en mars 1914 avec une fourche de roue directrice provisoire, lorsque la Banque de Marseille me promit la mise en construction de deux cents voitures dès que la première aurait réussi Paris-Marseille."
[Curriculum vitae 1958, Archives Jacques Leyat - Doc_120]


13 juin 1914 - Demande de prêt à l'Association des anciens élèves de l'Ecole Centrale

Demande de prêt à l'Association des anciens élèves de l'Ecole Centrale.
On ignore s'il ce prêt lui a été accordé.

[Doc_144]


En-tête de la demande de prêt [Archives Jean Ghio]
 
1 août 1914 - Déclaration de guerre et mobilisation générale

Le 1 août 1914 ,la guerre est déclarée et c'est la mobilisation générale, LEYAT (qui est Lieutenant de réserve depuis le 22 juin 1914, affecté au 10e Régiment d'artillerie à pied) est rappelé à l'activité : il arrive au corps le 3 août 1914. Il est passé à la 42e batterie du 18e régiment d'artillerie (groupe de 120) à compter du 29 décembre 1914. [Traditionnellement les élèves de l'Ecole Centrale étaient versé dans l'Artillerie].
Il emmène avec lui son Hélicocycle de 1914.


Panneau apposé sur l'Hélicocycle
 
4 septembre 1915 - Mariage de Marcel Leyat

Du 20 août au 10 septembre, LEYAT était à Paris, pour des raisons de servicev [voir "Hélicocycle"]. Il a profité de ce séjour pour tester l'Hélicocycle et... convoler en justes noces !
Mention dans la marge de l'acte de naissance de Marcel Leyat :
« «Le dénommé ci-contre a contracté mariage à la mairie de Paris (14e) avec Alice Jeanne Valentine VERDAN »
Marcel Leyat a 30 ans. Alice Verdan était originaire de Mieussy (Haute-Savoie), berceau de la famille Leyat.
[Doc_155 Mieussy Patrimoine]


[Archives André Breyton][Doc_113]
 
10 mai 1916 - Leyat demande à être affecté à l'aéronautique militaire

[2]
Le 10 mai 1916, Leyat adresse une lettre au Général Olivier MAZEL, commandant la 5e Armée, sollicitant son incorporation à l'aéronautique militaire estimant qu'il y serait plus utile que dans l'artillerie lourde.

Août 1917 - Leyat est détaché au Service Technique de l'Aéronautique

[Le Trait d'Union n° 229, sept-oct 2004 - Doc_064]
" Fin juillet 1917, alors qu'il allait prendre le commandement d'une nouvelle batterie de 145 Schneider au 82e R.A.L. [Régiment 'Artillerie Lourde], à la demande du Colonel DORAND, il est mis à la disposition du Service Technique et Industriel de l'Aéronautique et il est promu Capitaine. Il participe à la création du Service des Hélices dont il prend la direction. Il fait étudier des hélices en bois de diverses natures afin de pallier à la pénurie de noyer, alors l'arbre traditionnel dans lequel étaient faites les hélices. Il rejoint ensuite la 17e Compagnie de l'Air puis la Direction des constructeurs aériens…"

[L'Aérophile 1-15 mai 1927 - Doc 026]
" La guerre survient. Indispensable dans son arme imposée, l'artillerie, ses rares qualités de technicien trouvent aux armées un champ immense d'utilisation. Il est rappelé, en 1917, à la Section Technique de l'Aéronautique. On songe à créer un service spécial aux hélices et on demande d'urgence au Capitaine Leyat le fruit de ses travaux personnels, pour l'emploi judicieux de bois vulgaires à la construction des propulseurs d'avions. Bientôt la crise des bois spéciaux s'étend à toute la construction de l'avion, et chaque fois qu'une difficulté se présente, l'ingénieur met son expérience au service de l'intérêt national. "

Extrait du curriculum vitae écrit en décembre 1958 [7]
" Mon ancien instructeur militaire à l'Ecole Centrale, le Lieutenant-colonel ANDRÉ, devenu organisateur de l'Artillerie lourde, m'offrit le commandement d'une batterie de 145 Schneider, mais le Grand Quartier Général, sur la demande du Colonel Émile DORAND, Directeur du Service Technique de l'Aéronautique (S.T.Aé.), m'affecta à ce service en août 1917. L'Aviation française tout entière était menacée et paralysie : le noyer de France, bois jusque là réservé à la construction des hélices, était épuisé. Le Colonel DORAND était très inquiet et c'est la seule raison pour laquelle il m'avait rappelé du front. J'ai donc sauvé l'Aviation en faisant faire des hélices aussi bonnes et quelquefois meilleures, avec des bois vulgaires de France et des Colonies."

 
13 juillet 1917 - Naissance de Christiane, sa première fille

« Christiane Marie-Louise Jehanne LEYAT, née le 13 juillet 1917 dans le 14e arrondissement de Paris. Décédée le 8 août 2018, dans les 12e arrondissement de Marseille »
[3 p 43]

 
1917 - Prospection aux USA

[Doc 150] Extrait de la Lettre des Amis de l'Hélica, août 2009 (CG)
Gabriel ESPANET est envoyé aux Etats-Unis pour une mission d'étude pour l'Armée. LEYAT le charge de prospecter pour tenter de trouver un acquéreur pour le brevet de l'Hélicocycle. Leyat anticipe, car il ne déposera une série de brevets de l'Hélico qu'en décembre 1918, mais on peut supposer qu'en 1917, il a déjà bien avancé son projet de nouvelle version de sa voiture qu'il baptise "Hélico".


Extrait d'un courrier de 1917, destinataire et date précise inconnus [Les Amis de l'Hélica]
Leyat appelle sa voiture "Hélico"
Divers courriers attestent que des contacts ont été pris et qu'il y a eu des échanges jusqu'en 1920. Mais finalement le projet n'aboutira pas, le brevet de l'Hélica n'ayant pu être déposés aux Etats-Unis, en raison de brevets américains similaires déjà déposés.
[La Lettre des Amis de l'Hélica, août 2009 - Doc_150]
Gabriel ESPANET déposera pour LEYAT deux brevets au Canada, le 29 novembre 1919 :
- Motor Vehicle / Véhicule-Moteur CA199.507
- Aerial Propeller Driven Vehicle / Véhicule moteur à hélice aérienne CA199.508
[3]
 
1918 - Projet de bombardier Delattre BN3

Voir plus...

En 1918, LEYAT s'associe avec trois de ses camarades centraliens BOLLÈVE, GAYNARD et DELATTRE pour étudier un projet de bombardier lourd. Le projet est connu sous le nom de "Delattre BN3". Il fut présenté à la Commission des Avions Nouveaux (CEDENA) présidée par le Commandant CAQUOT qui avait depuis peu remplacé le Colonel DORAND à la tête du Service Technique de l'Aéronautique. Après examen du dossier, la Commission déclara qu'il fallait l'essayer en petit.
La signature de l'armistice, le 11 novembre 1918, mit fin au projet.

Estampe Avion de Bombardement numérotéé signée de l'inventeur M.Leyat 1977
Sur un célèbre site de vente en ligne...


"Avion de Bombardement" signée de l'inventeur M.Leyat en 1977
 
18 décembre 1918 - Dépôt du brevet n° 500.435 "Perfectionnement aux véhicules automobiles"

Dépôt du brevet français n° 500.435 du 18 décembre 1918. Délivré le 17 décembre 1919. Publié le 12 mars 1920

La présente invention a pour objet une voiture automobile, caractérisée par la combinaison de dispositions connues en elles-mêmes, mais dont la réunion permet d'obtenir un véhicule réalisant dans son ensemble de grands progrès sur les véhicules connus au point de vue de son fonctionnement et de sa facilité de construction…
[Doc_074]


Figure extraite du brevet n° 500.435
 
21 décembre 1918 - Dépôt du brevet n° 500.436 "Véhicule mû par hélice aérienne"

Dépôt du brevet français n° 500.436 du 21 décembre 1918. Délivré le 17 décembre 2019. Publié le 12 mars 1920
« Cette invention a pour objet un véhicule mû par une hélice aérienne, dont tous les éléments ont été combinés de façon à réaliser une conception et une construction aussi simple et aussi économique que possible, tout en assurant au véhicule une stabilité, une facilité et une sécurité de manœuvres très grande… »
Le véhicule décrit dans le brevet reprend les principes de l'Hélicocycle de 1914.
[Doc_075]


Figure extraite du brevet n° 500.436

 

21 décembre 1918 - Dépôt du brevet n° 500.633 "Dispositif destiné à améliorer la stabilité des véhicules à trois ou quatre roues dans les virages"

Brevet FR500.633 déposé le 21 décembre 1918, délivré le décembre 1919 et publié le 18 mars 1920
"Cette invention a pour objet un dispositif destiné à améliorer la stabilité des véhicules à trois ou à quatre roues, dans les virages. Ce dispositif consiste en ce que le mécanisme de commande de la direction est conjugué avec un dispositif qui, pour tout changement de direction du véhicule, provoque une inclinaison du véhicule vers l'intérieur du virage..."
[Doc_076]


Figure extraite du brevet n° 500.633
 
21 décembre 1918 - Dépôt du brevet GB 137.037 "An Improved Motor Car propelled by an Airscrew Propeller"


Dépôt du brevet GB137.037 le 21 décembre 1918. Date d'application 3 décembre 1919 n° 30,219/19.

"An Improved Motor Car propelled by an Airscrew Propeller"
[Doc_099]


Extrait du brevet GB137.037

 

27 décembre 1918 - Dépôt du brevet n° 500.634 "Perfectionnements aux transmissions par liens flexibles..."

Brevet FR500.634 déposé le 27 décembre 1918, délivré le 31 décembre 1919 et publié le 18 mars 1920
"Perfectionnements aux transmissions par liens flexibles, tels que courroies, câbles, chaînes, etc, employés dans les véhicules automobiles et analogues..."
[Doc_077]


Figure extraite du brevet n° 500.634

 

31 mars 1919 - Marcel Leyat est démobilisé

31 mars 1919 - Démobilisation
[2]
LEYAT est démobilisé, avec le grade de Capitaine
[il avait été promu Capitaine lors de son détachement au STAé en 1917], et mis en congé de l'armée le 31 mars 1919.
.Il donne comme adresse : rue Amiral Mouchez [
3 p 42]
Remarque : C'était déjà cette adresse donnée à l'Association des anciens élèves de l'Ecole Centrale, en 1917 (au n° 22).

[En octobre 1920, Gustave Courau rencontrera pour la première fois Leyat au 15, quai de Grenelle,]
[2]
Marcel Leyat adhère à la Ligue des Chefs de Section et des Soldats combattants, mouvement français nationaliste et anticommuniste, créé en 1919..

1 mai 1919 - Naissance de Roger Leyat

« Roger Gabriel Paul LEYAT, né le 1 mai 1919 dans le 14e arrondissement de Paris. Décédée le 26 juin 1949, dans le 18e arrondissement de Paris »
[3 p 43]


11 juin 1919 - Commande d'une maquette d'avion militaire


Le Service Technique de l'Aéronautique organise un concours pour un projet d'avion militaire à grande capacité de transport. Le 11 juin 1919, le Capitaine HIRSCHER, chef du service des collections du S.T.Aé. commande à Marcel Leyat une maquette de l'avion de son invention (pour un prix de 350 francs), ainsi qu'une maquette de Spad XIII, en vue d'essais comparatifs.
Ces deux maquettes sont à l'échelle 1/10e, construites en papier. Une correspondance va être échangée entre le Capitaine Hirschauer et Marcel Leyat, à propos d'un différent portant sur la couleur des maquettes, LEYAT en profitant pour tenter de négocier le tarif et suggérant de le porter à 450 ou 500 francs..
Les maquettes sont construites en papier et devaient être peintes couleur noyer. Cette couleur est critiquée par Leyat, arguant du fait qu'une surcharge de peinture alourdit la maquette. Finalement, Leyat refuse de repeindre la maquette qu'il avait déjà peinte en blanc et stoppe le développement des deux maquettes. [2]


1919 - L'Hélico

Voir plus...

Après avoir été démobilisé, LEYAT travaille avec LEVASSEUR, célèbre fabricant d'hélices et constructeur d'avions.
Celui-ci finance la construction de la nouvelle voiture à hélice de Leyat : l'Hélico.
Mais Levasseur se désintéresse de ce projet, vraisemblablement déçu par ses performances, ou trop pris par d'autres activités. Leyat se retrouve seul avec son prototype, mais décide de poursuivre et de mettre sa voiture en production..


Hélico 1919 []
 
24 novembre 1919 - Dépôt du brevet CH 93462 "Véhicule à commande par une hélice de propulsion tournant dans l'air "

Dépôt du brevet suisse CH 93462 le 24 novembre 1919.. Publié le 16 mars 1922
« Cette invention a pour objet un véhicule à commande par une hélice de propulsion tournant dans l'air, comportant une carrosserie formant chassis se composant d'un treillage revêtu d'une garniture, ce treillage étant porté, à l'avant, par au moins un organe de support non orientable et, à l'arrière, par au moins un organe de support directeur et supportant un mécanisme moteur actionnant une hélice de propulsion entourée d'un protecteur… »
Ce brevet est en tous points similaires à celui du 21 décembre 1918 n° FR500.436 "Véhicule mû par hélice aérienne".
[Doc_183]


Figure extraite du brevet CH 93462

 

Novembre 1919 - Fascicule "Comment améliorer le rendement pratique des véhicules rapides"
« La locomotion de demain - Comment améliorer le rendement pratique des véhicules rapides » Petit livret de 43 pages (13 x 13 cm)
LEYAT y parle de ses expériences de 1911-1912 avec l'Hélicocyclette (sa bicyclette à hélice), et de ses roues « Cri-Cri » et compare en particulier les rendements d'une bicyclette classique, du Vélo-Torpille Bunau-Barilla et de son Hélicocyclette, bien sûr à l'avantage incontestable de cette dernière !
Une petites annonces dans l'Auto-Vélo n° 6920, 4 novembre 1919, propose ce fascicule à un tarif 3,50 francs.[3 p 47]
[je n'ai pas retrouvé cette publicité dans ce journal]
[Doc_122]

Couverture du fascicule 1919
 
Fin 1919 - début 1920 - Installation quai de Grenelle
Quand exactement LEYAT s'nstalle-t-il rue Rouelle (Paris XVe), pour les ateliers, et quai de Grenelle, pour le bureau d'études ?
Le 15 mars 1920, La revue La Pratique automobile publie un article "
Une solution originale de la Voiture Economique : la Voiture à Hélice" avec la photo ci-dessous.

Le fond a été effacé, mais on retrouve cette même photo dans d'autres sources, et avec le fond; montrant que le cliché a été pris dans la cour de l'atelier, rue Rouelle.
L'installation 49, rue Rouelle (Paris XVe) s'est faite au plus tard en février 1920. C'est peut-être Pierre Levasseur qui a trouvé cet atelier pour Leyat ? [3]
On peut supposer que l'installation du bureau d'études, 27, quai de Grenelle, à quelques centaines de mètres de la rue Rouelle s'est faite au même moment.
[Doc 219]

Cette installation est confirmée par l'annuaire de l'Association Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures :
" l'Aéronautique mil. ; Créateur de « l'Hélicocycle », des roues « Cri-Cri », dirige un bureau d'études de Mécanique aéronautique et automobile ; bur. et dom. 27 quai de Grenelle à Paris."


Date : 1920 - Adresse des ateliers : 49, rue Rouelle, Paris XVe. 3 modèles 1919 sont achevés. [photo site "Papy Louis"]
 
Fin 1919- début 1920 - Film Gaumont

A la même période, un film Gaumont est tourné, qui montre l'Hélico circulant dans Paris. On la voit sortant et rentrant dans la cour des atelier rue Rouelle (recoupement avec des photos). Le film n'est pas daté. Sur les images, on remarque que les arbres n'ont pas de feuilles, et que les piétons sont plutôt chaudement vêtus. Le tournage a été fait en hiver, antérieur à la publication du 15 mars 1920 de l'article de La Pratique automobile ci-dessus..


Hélico entrant dans la cour des ateliers de la rue Rouelle [photo extraite du film Gaumont]
 
23 janvier 1920 - Leyat cède la licence de l'Hélico à Joseh ARCHER

Après le renoncement de Levasseur, LEYAT veut poursuivre ses recherches et commercialiser son Hélico. Mais il manque de moyens financiers. Le 23 janvier 1920, il signe un contrat avec Messieurs Joseph ARCHER [1883-1957], GUICHARD et CHAPUIS, et leur vend une licence d'exploitation de l'Hélicocycle pour la France et ses Colonies, la Belgique et le Grand Duché de Luxembourg.
[3 p 50-54]

"...Aussitôt démobilisé, j'ai repris la construction de ma voiture à hélice. La voiture N° 2 fit, avant même son achèvement, des essais brillants qui m'ont amené à céder une licence de construction pour la France, la Belgique et les Colonies françaises à M. ARCHER.
En deux ans, ce dernier se montra incapable de reproduire correctement des voitures, conformes au modèle que je lui avais confié. Je fus obligé de construire moi-même les voitures qui m'étaient demandées pour l'étranger....
" [7]

LEYAT va rapidement constater qu'ARCHER n'est pas en mesure de construire l'Hélica dans des conditions et des délais satisfaisant .
"Quinze jours après signature avec Archer, visite de Panhard qui veut acheter la licence..."

En avril 1920 il écrit à un correspondant : [5]
"... Je suis obligé d'assurer une bonne partie de la construction de série pour la France, en même temps que j'exécute entièrement mes commandes pour l'étranger..."

"Leyat ne récupèrera la licence qu'en 1924, à la suite d'un procès..." nous dit Gustave Courau [1]

ARCHER conçoit sa propre voiture à traction aérienne, l'Eolia, qu'il commercialise via sa société « La traction aérienne », en concurrence directe avec l'Hélica.

Voir [5] pour des détails sur Joseph ARCHER et les relations conflictuelles entre LEYAT et lui.

 
01 mars 1920 - Dépôt du brevet ES 71821 " Un vehículo movido por hélice aérea"
Le 1ier mars 1920, LEYAT dépose en Espagne le brevet ES 71821 :
"Un vehículo movido por hélice aérea"
Les site Espacenet [European Patent Office] ne donne pas plus d'information sur ce brevet.


12 août 1920 - Naissance de Simone Leyat, sa deuxième fille

« Simone Gabrielle Robert LEYAT, née le 12 août 1920 dans le 14e arrondissement de Paris. Décédée le 16 octobre 2008 à Alise-Sainte-Reine (Côte d'Or) » [3 p 43]

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Octobre 1920 - Gustave Courau commande une Hélica

En octobre 1920, Gustave COURAU rencontre LEYAT pour la première fois dans ses bureaux 27, quai de Grenelle à Paris (XVe) et lui commande une voiture. Il lui faudra être patient, la voiture lui sera livrée en mai 1921, et ce sera finalement le modèle D-21 Sport (le premier exemplaire) [1 - p 36, 52-63] .

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1920 - L'Hélica "Conduite intérieure"

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En 1920, parallèlement au modèle "10 HP" carrossé en Sport déjà présenté, LEYAT propose une carrosserie " Conduite intérieure".


Publicité Hélica conduite intérieure [6]
 
28 février 1921 - Lettre de Charles CARMANIOLLE

Le 28 février 1921, Charles CARMANIOLLE, qui avait acheté une Hélico à Leyat en 1920, lui écrit une lettre qui nous donne des informations très intéressantes d'un part sur sa voiture et d'autre part sur le projet d'association qu'il essaie de monter.
« Toute la semaine qui vient de s'écouler a été employée d'un part à terminer la mise en état de l'Hélica, et d'autre part à l'étude de la question « association… »
[Doc 140]
On y apprend ainsi que le notaire de Meursault tentait de prendre des contacts afin de trouver des souscripteurs en vue de la création d'une Société.

Conclusions : L'Hélica de Carmaniolle était l'Hélico 1920, puisque la première Hélica Sport ne sera terminée qu'en mai 1921 (celle de Gustave Courau). Carmaniolle précise que le moteur est un MAG.
[3 p 60]
« Notaire à Meursault (Côte d'Or) depuis le 14 septembre 1907, date à laquelle il a succédé à son père, Charles Carmaniolle est possesseur d'une Hélicocycle depuis 1920… » [en fait une Hélico 1919 et non une Hélicocycle]



Lettre de Charles Carmaniolle à Marcel Leyat - 28 février 1921 [Doc_140]

 

Mai 1921 - Livraison de la D-21 n° 1 à Gustave COURAU

Au mois de mai, Gustave Courau prend livraison de la voiture qu'il avait commandé en octobre 1920 : c'est le premier exemplaire du modèle Sport 1921 [1]
"Au mois de main par une belle après-midi ensoleillée, je traouvai ma voiture fin prête, stationnant parmi d'autres dans la cour de la rue Rouelle. Neuve, pimpante, le corps bleu de roi, la superstructure d'un certain "jaune tango" qui revêtait aussi les flasques des roues entoilées, elle avait l'allure très "racer". Son aspect était franchement séduisant..."

 
1 juin 1921 - Contrat avec JACQUEMIN

Après avoir cédé la licence de l'Hélico à Joseph ARCHER, Leyat a vite compris que ce dernier ne pourrait pas assurer la production. Il décide de poursuivre lui même la production de ses voitures, mais il lui faut de nouveaux modèles, et pour développer de nouveaux modèles il lui faut des fonds.
Il s'associe avec son frère Robert, et avec André-Félix JACQUEMIN, qui a dû apporter l'essentiel des fonds.
André-Félix JACQUEMIN est ingénieur, propriétaire et directeur des Tréfileries de Saucourt-sur-Rognon, en Haute-Marne, héritées de son père. Il achètera une Hélica D-21, avec laquelle il aura un accident.
A partir de 1931, il collaborera avec LEYAT et construira plusieurs prototypes, planeurs et avions légers, basés sur les principes de l'aile vivante.
[voir infra]

[2 - p 60]
" Un contrat d'association est signé entre Marcel LEYAT, son frère Robert LEYAT, un certain Jean PRÉVOST et André-Félix JACQUEMIN.
Ce dernier, industriel dans la Haute-Marne, est l'un des premiers clients de Leyat (il lui achète une Hélica). Paul, l'autre frère de Leyat est évoqué dans le contrat, mais son nom sera rayé.
"
Ce contrat assure à LEYAT une rentrée d'argent de 102.000 francs. Cette association intervient 12 ans après la création de la Société des Aéroplanes Leyat en 1909, association qui portait sur une durée de 15 ans. On ne sait pas si cette association a été dissoute.

 
1921 - L'Hélica conduite intérieure type 2H

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Conduite intérieure 1921

Hélica conduite intérieure type 2H []
 
1921 - L'Hélica Sport type D-21

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Hélica Sport 1921

Hélica Sport type D-21 []
 
1922 - Installation à Meursault (Côte-d'Or)

Nous avons vu qu'en février 1921, LEYAT était en pourparlers avec Mr Charles CARMANIOLLE, notaire à Meursault (Côte-d'Or), pour la création d'une société ou association.
L'affaire est conclue, en des termes que nous ne connaissons pas. Si ce n'est qu'en 1922, vraisemblablement dans les premiers mois de l'année, LEYAT vient s'installer à Meursault, 8, rue de Martray. Là, il dispose d'une habitation, de pièces où il installera le bureau d'études et d'un grand hangar (aujourd'hui disparu) qui sera l'atelier.
Charles CARMANIOLLE était en contact avec Marcel LEYAT car il lui avait avait acheté un Hélica en 1920.
[Doc_112] [Doc 140]
[voir ci-dessus la lettre de Carmaniolle à Leyat, en date du 28 février 1921]


Façade de la maison de Leyat, 8 rue de Martray, Meursault
Une plaque commémorative a été apposée sur la façade en 2006, souos l'impulsion initiale des Amis de l'Hélica
 
Janvier-Février-Mars 1922 - Hélicas abandonnées

[Doc_200 Genty 2021 p 64]
[Le Petit Parisien n° 16436, 28 février 1922]

Étonnante histoire dont on ignore le dénouement.
Une hypothèse : C'est l'époque où Leyat s'est installé à Meursault. Il est possible que les Hélica aient été en transit de Paris à Meursault lors de ce déménagement, Pont-sur-Yonne étant bien situé sur le trajet ?

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Avril 1922 - Deuxième Prix Peugeot

[Doc_203] [Actualités diverses, in l'Homme libre n°2097, 21 avril 1922] Gallica BnF
Après la publication de son fascicule "Comment améliorer le rendement pratique des véhicules rapides" en 1919, Leyat semble encore convaincu de pouvoir décoller avec une aviette puisqu'en avril 1922, il s'inscrit au concours de l'Aviette, pour le 2e Prix Peugeot. On ne sait pas s'il pense concourir avec l'Hélicocyclette de 1912, ou s'il a construit une autre machine.

« Le 2e Prix Peugeot pour le concours de l'AVIETTE (Prix de 20.000 francs), dont la première semaine d'essais aura lieu du 23 au 30 courant [avril 1922] a réuni 12 engagements :

4. Leyat Marcel, à Paris
»
Dix ans plus tard, le deuxième grand prix Peugeot doté de 20.000 francs fut organisé. Marcel Leyat fut le quatrième inscrit. Comme tous les participants, il échoua et le prix ne fut pas décerné».
Ce sera encore sans succès pour Leyat. Le Prix Peugeot du Décamètre sera gagné par Gabriel Poulain le 9 juillet 1921. [voir Vélo vole ?]

[]
20 octobre 1922 - L'Aéro-propulseur Leyat

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Cet "Aéro-propulseur" est la première réalisation connue de LEYAT après son installation à Meursault.

Dans un catalogue tarif en date du 15 juillet 1923, Leyat propose cet aéro-propulseur à d'éventuel clients :
"Groupes Aéropropulseurs "CRI CRI" pour bateau de 1 à 35 HP (Préciser les dimensions, formes, poids total et vitesse désirés)"
[Doc_138]
Leyat appelle "CRI CRI" ce groupe, comme il avait appelé les roues de son invention montées sur les Hélica.



Essais de l'Aéro-propulseur sur le lac Joigneaux, à Beaune []
 
9 septembre 1922 - Lettre de l'A.F.A.

"A la fin de l'année 1922, fertile en évènements, l'A.F.A. [Association Française Aérienne] cherche à poursuivre les expériences de Combegrasse dans les environs de Paris.
Se souvenant des expériences de vol tracté en plaine réalisés par Marcel LEYAT en 1909 et 1911, elle lui écrit le 9 septembre 1922 pour un supplément d'informations.
Avec l'Union des Sociétés d'Éducation et de Préparation Militaire, présidée par M. CHERON , député de Paris, un champ d'expérience est trouvé à Romainville, desservi par un tramway partant de la place de l'Opéra.
Cinq planeurs de type Chanute vont être construits par les soins de l'Union, pour lui permettre d'effectuer une première sélection parmi les jeunes gens qui se destinent à l'aviation militaire : "On arrivera vite à connaître ceux qui présentent les qualités de sang-froid, de décision, de prudence raisonnée, qualités essentielles pour faire un bon pilote
".
Les cinq planeurs Chanute seront construits par Leyat.
Adolphe CHÉRON, en visite au congrès expérimental de vol sans moteur de Combegrasse, avait été enthousiasmé par les vols réalisés par le pilote suisse Francis CHARDON, avec ses planeurs hyper-légers. Il décide de créer, au sein de l'Union des Sociétés d'Éducation et de Préparation Militaire qu'il préside, des écoles de vol plané pour les futurs pilotes de l'armée : l'une d'elles portera le nom d'Alérion. C'est elle qui présentera les planeurs, le 28 juillet 1923, lorsque le Stade Aérien de Romainville sera inauguré par André LAURENT-EYNAC, sous-secrétaire d'État à l'Aéronautique, en présence de personnalités politiques et de nombreux pilotes célèbres tels Alexis MANEYROL, Georges BARBOT, Joseph THORET ou encore Gilbert SARDIER.
.
[Planeurs et avions Maurice Brochet, par Christian Noël-Brochet et Patrick Gilliéron, Cépadues Editions, Toulouse 2021],

Par ailleurs, l'A.F.A. est chargée par l'Union de faire établir et de mettre au point un planeur plus important, biplace, avec lequel on fera des expériences de vol plané remorqué à Saint Cyr. Il est commandé également à Leyat.
[Doc_080]

Dans la conférence qu'il prononcera à Beaune le 1ier décembre 1922, Leyat peut fièrement annoncer :
" ... C'est bien le triomphe de mes idées, puisque vous venez de connaître l'annonce officielle de la création d'une École de vol plané aux portes de Paris et que la construction des cinq planeurs, type Chanute, annoncés, m'a été confiée.
C'est encore mon triomphe puisque, tout récemment, le Président de l'A.F.A. vient de me commander un planeur remorqué de mon système, tel que je l'ai dessiné et mis au point en 1909 et que j'expliquais dans l'Aérophile du 15 septembre 1911.
.."
[voir infra]


Les cinq planeurs Chanute construits par Leyat - Romainville, 28 juillet 1923 [Coll. Christian Noël]
 
1ier décembre 1922 - Conférence à l'Hôtel de ville de Beaune

Organisée par le Comité d'Aviation de Beaune, Marcel LEYAT prononce une conférence à l'Hôtel de ville, le 1er décembre 1922.
Nous pouvons en lire un extrait dans Vieilles Plumes n° 8, hiver 1997, p 84-86 [Doc_217] .
Du vol plané aux portes de Paris, Les Ailes 9 septembre 1922 [Doc_216]

23-24 décembre 1922 - Leyat participe au Congrès de l'A.F.A.

LEYAT figure parmi la liste des participants à ce congrès, organisé à Paris les 23 et 24 décembre 1922.
[C'est au cours de ce Congrès que le principe du Congrès de Vauville 1923 fut décidé].

« … Avant de clore la première réunion du Congrès [le samedi 23 décembre 1922], on reçut communication des points de vue de MM. Lucien COUPET, J. LAFFONT et René PIERRÈS sur les expériences projetées au moyen de planeurs-voiliers munis d'un moteur auxiliaire à faible puissance.
La suite de la discussion amorcée par M. Henri FABRE fut renvoyée au lendemain. …
La deuxième séance fut ouverte dimanche matin à 9 h 15…
La question des voiliers à moteur auxiliaire revint immédiatement en discussion.
Tandis que M. André CARLIER donnait des précisions utiles sur les moteurs susceptibles d'être employés, le Colonel RENARD provoquait un échange de vues extrêmement intéressant en se révélant un peu sceptique quant à l'intérêt que présentait le montage de moteurs auxiliaires sur les appareils destinés au vol à voile.
Immédiatement, MM. Louis CLEMENT, Valentin PURREY, Henri FABRE, ABRIAL de PEGA, Marcel LEYAT, Lucien COUPET, Pierre BONNET, etc développaient leur opinion, favorable au contraire à l'adaptation des moteurs à bord des voiliers.
Dès à présent il apparaît que cette opinion est partagée par la grosse majorité de l'assemblée.
»

Notons que Marcel LEYAT a participé au dîner amical du samedi soir, qui réunit une vingtaine de congressistes.
[Les Ailes 28 décembre 1922, repris dans Vieilles Plumes n° 8 hiver 1997 page 90]

Fin 1922 - Essais du planeur de l'A.F.A.

Le planeur pour l'A.F.A. a été construit en trois mois et est essayé à la fin de 1922.
"L'A.F.A. a fait construire par Leyat un planeur biplace à double commande destiné à l'entraînement des pilotes.
Cet appareil prend son envol sous la traction d'un câble qui s'enroule autour d'un treuil commandé par une voiture automobile. A la hauteur voulue, le pilote déclanche kle câble et peut exécuter un vol plané.
Ce planeur, très rustique, est en bois, avec grands ailerons et gouvernails. Le pilote et le passager sont assis côte à côte sur le bord avant de l'aile inférieure.
Les essais de réception faits à Saint-Cyr, sous le pilotage de M. Jean Hemmerdinger, ont donné de bons résultats.
Avec un câble de 900 m le planeur est monté à 150 m, et, avec un passager, à 100 m sans incident.
"
[L'Aéronautique, janvier 1923 page 316]


Planeur biplace [Archives Courau/ Amis de l'Hélica]
Sur le gouvernail on lit : "LEYAT, xxxxx n° 5"

Le treuil construit par Leyat pour le lancement du planeur biplace []
Ce treuil avait l'avantage de ne pas nécessiter de modifications de la voiure et pouvait être mis en oeuvre très rapidement.

14 octobre 1923 - Naissance d'Odette, sa dernière fille

« Odette Alice Bernadette LEYAT, née le 14 octobre 1923 dans le 14e arrondissement de Paris. Décédée le 21 décembre 1971 au Kremlin-Bicêtre (Val de Marne) »
[3 p 43]

[]
31 octobre 1923 - Brevet "Dispositif permettant d'utiliser l'énergie cinétique des gaz d'échappement des moteurs à combustion interne pour actionner des hélices "
Demande de brevet n° 585.208 déposée le 31 octobre 1923. Délivré le 04 décembre 1924 et publié le 23 février 1925
" On sait que les gaz d'échappement des moteurs à combustion interne renferment à leur sortie des cylindres une quantité d'énergie cinétique qui représente un pourcentage élevé de l'énergie totale du combustible alimentant le moteur. La présente invention a pour objet un dispositif permettant de récupérer cette énergie en l'utilisant pour actionner des hélices..."
[Doc_068]

Extrait brevet 585.208
 
1924 - L'Incapotable

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Marcel LEYAT aura dû attendre 11 ans avant de pouvoir mettre en pratique ses idées sur l'aéroplane à ailes mobiles, exposées pour la première fois dans son article "Aéroplane à ailes mobiles", publié le 15 juin 1913 dans L'Aérophile.

L'Incapotable []

9 août 1925 - Accident mortel de Charles Carmaniolle avec son Hélica 1920

Le notaire Charles CARMANIOLLE a un accident avec son Hélico sur la route de Meursault à Châlon, à Mercurey. Sa belle-sœur est indemne. Il décède quelques jours plus tard. Il est inhumé au cimetière de Meursault le mercredi 12 août 1925. Il avait 47 ans.

 
1925 - Draisine

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En 1924-1925 Marcel LEYAT construit une draisine à hélice qui peut rouler sur rail ou sur route, Elle était destinée à la Compagnie Minière du Congo Français, et servira à son directeur, Robert. Landiech, pour ses déplacements entre Pointe-Noire et Mindouli, où se situe la mine de cuivre qu'il dirigeait..

La Draisine []

16 juin 1926 - Brevet 617.586

[Doc 089]
Dispositif facilitant l'étude de la musique et de son exécution.
Brevet demandé le 16 juin 1926, délivré le 22 novembre 1926 et publié le 22 février 1927

1927 - Hélica "Monthléry"

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Hélica à Monthléry [L'Aérophile]


1927 - Avion-voiture Leyat L-19

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Immédiatement après les essais réussis à Montlhéry, LEYAT poursuit avec son projet avec l'adaptation des ailes à sa voiture-fuselage. Bien sûr, l'appareil sera monoplan, mais les ailes seront mobiles selon les principes qu'il a déjà testés avec l'Incapotable en 1924.Le L-19 effectue un premier vol à Beaune [Côte-d'Or, près de Meursault] le 4 décembre 1927.
Mais le terrain de Beaune s'avère trop petit et il semble que Leyat s'en soit tenu là.
En 1929, l'appareil reprendra ses essais à Villacoublay aux mains de Gabriel ESPANET, l'ami de longue date de LEYAT, toujours chef-pilote chez Nieuport.

L-19 [L'Aérophile]

 

1928 - Sesquiplan L-20

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Sesquiplan L-20 [Doc_073 - La Nature]

 

Décembre 1930 - Communication "La sécurité de l'avion en vol"
Communication de Marcel Leyat lors du premier congrès international de la sécurité aérienne, Paris 1930.
Edité par Les Ailes. Congrès organisé par le Comité français de propagande aéronautique avec le patronage du Ministère de l'Air
[Doc_206] Avec photo du biplan « de Champagne » et de l'Incapotable.
Rapports tome III, Comité français de propagande aéronautique, 1933 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97969763.texteImage

 

15 Décembre 1930 - Dépôt du brevet "Perfectionnement aux appareils de locomotion aérienne, terrestre ou marine"
Brevet n° 723.741 déposé le 15 décembre 1930, délivré le 19 janvier 1932 et publié le 14 avril 1932..
[Espacenet - European Patent Office]
[Doc_040] et

[L'Aérophile 1932-09]

 

15 Décembre 1930 - Dépôt du brevet "Improvements in aircraft, for use over land or water "
Brevet GB_383.441 déposé le 15 décembre 1930. Publié le 3 décembre 1931
[Doc_098]

Extraits du brevet GB 383.441 [Espacenet - European Patent Office]

 

23 janvier 1931 - Dépôt du brevet allemand DE 582771

"Flugzeug mit am Flugwerk in einer Querachse angehaengter Gondel, insbesondere zum Anlernen von Flugschuelern"
(Aéronef avec nacelle suspendue au train d'atterrissage selon un axe transversal, en particulier pour l'apprentissage des élèves-pilotes.)
Brevet DE 582771 déposé le 23 janvier 1931 et publié le 22 août 1933

[Espacenet - European Patent Office]
[Doc_185]


1931 - Hélica triplace LéO-41


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LéO-41 []

 

1931 - Le premier planeur Leyat-Jacquemin

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Premier planeur Leyat-Jacquemin []
 
1932 - Le deuxième planeur Leyat-Jacquemin

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Deuxième planeur Leyat-Jacquemin []
 
1932 - Le motoplaneur Leyat-Jacquemin LJ-1

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Motoplaneur LJ-1 []
 
1933 (...1938) - L'Hélica Leyat-Jacquemin

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Hélica Leyat-Jacquemin []
 
1934 - L'avionnette Leyat-Jacquemin

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Avionnette Leyat-Jacquemin []
 
25 octobre 1934 - Article "Le coefficient de trinqueballage"

Dans cet article intitulé "Le coefficient de tringueballage", Marcel LEYAT explique tout l'ntérêt des ailes vivantes démontré par les résultats des essais effectués par André JACQUEMIN avec l'avionnette de 1934.
"Avec l'aile immobilisée : 8 litres aux 100 km.
Avec l'aile libre : 4 litres 500 aux 100 km.
Ce résultat brutal a été obtenu expérimentalement par André Jacquemin, avec le petit avion à ailes vivantes de M. Leyat. Il représente l'importance de ce coefficient de tringueballage, matérialisation de toute l'agitation inutile que l'air transmet aux masses de l'avion lorsque les ailes sont rigides, rendant ainsi le vol désagréable et venant à bout, par chocs répétés, des structures les mieux établies.
"
[Les Ailes n° 697, 25 octobre 1934 Doc_050]


Schéma illustrant l'article [Les Ailes n° 697, 25 octobre 1934]
 

De son côté JACQUEMIN déposera une demande de brevet le 20 septembre 1934 n° 791.840 "Perfectionnement aux avions à ailes articulées" (publié le 18 décembre 1935)
" Résumé
1° Avion à ailes articulées comportant des volets de profondeur prévus sur le fuselage, commandés par le pilote, en combinaison avec une commande manuelle des ailes qui comportent un rappel élastique tendant à les ramener dans la position qu'elles doivent ocuuper pour un vol normal par vent régulier.
2° Réalisation d'un appareil conforme à l'invention comportant un levier ou manche à balai qui, en dehors des mouvements nécessaires aux volets de profondeur, peut aussi être déplacé de manière à commander simultanément le gauchissement des ailes grâce à un dispositif différentiel d'axes rotatifs et de leviers. En combinaison avec ces mouvements, le levier agissant sur la variation d'incidence des ailes peut exercer son action, mais il tend à être replacé en position de vol régulier, par un câble passant par une poulie de renvoi et fixé en un point fixe du fuselage par l'intermédiaire d'un rappel élastique.
"
Brevet Jacquemin FR791.840 [Doc_118]

1936 - Le Monotrace

Le Monotrace []
 
10-11 août 1938 - Réception de L'Hélica de 1933

Les ailes 8 septembre 1938
" L'original appareil Leyat termine ses essais officiels.
Ce prototype, réalisé en 1933, vient d'être réceptionné à Beaune, cinq ans après son premier vol, par le S.T.Aé.

L'intéressant appareil à "ailes vivantes" expérimenté en 1933 par MM. Leyat et Jacquemin a effectué - 5 ans après - les 10 et 11 août derniers, à Beaune, les performances du marché de primes accordé par le Service Technique au constructeur Leyat.

Nous avons eu, plusieurs fois, l'occasion de parler de ce curieux monoplace. Rappelons, pour nos nouveaux lecteurs, que le Leyat-Jacquemin possède une paire d'ailes dont l'incidence est commandée directement par le pilote ; ces ailes sont actionnées, soit simultanément, soit différentiellement ce qui a permis de supprimer les ailerons. Les empennages, d'autre part, sont réduits à un plan fixe horizontale et à un gouvernail de direction ; ce dernier, en deux sections accolées l'une à l'autre, peut s'ouvrir à la manière d'un livre ; il remplit alors l'office d'un frein aérodynamique permettant de faire varier la trajectoire de l'appareil en réduisant plus ou moins sa finesse.

L'autre innovation, à laquelle M. Leyat attache personnellement une importance particulière, réside dans l'adoption, pour atterrisseur, de deux roues montées en tandem, l'une, fixe, sous le nez du fuselage et, l'autre roue, mobile, à l'arrière et sous le gouvernail de direction avec lequel elle est conjuguée. Ce train est en grande partie profilé par la carlingue et il assure, par ailleurs, une grande maniabilité au sol, des décollages rapides et des atterrissages courts d'une grande précision.

Les vols officiels ont été exécutés récemment à Beaune par le pilote Robert RICHARD qui, soit dit en passant, atteint le poids, respectable pour un pilote de monoplace léger, de 94 kilos.
Les épreuves contrôlées par M. Roy, du S.T.Aé., ont consisté, en bref, à monter à 250 mètres, en trois minutes, et à totaliser quatre heures de vol, à la vitesse moyenne de 165 km.-h. La consommation moyenne enregistrée a été de 6 litres 600 aux 100 kilomètres avec le vieux moteur de 1.200 cmc. qui équipe l'appareil, moteur en service depuis 1921 sur les voitures "Hélica" à traction aérienne que M. Marcel Leyat construisait à l'époque. Une montée à 1.050 mètres a montré, après examen du barographe, que l'avion a un plafond honorable. Une autre montée, à l'altitude de 500 mètres, a été particulièrement significative des qualités propres de l'appareil, car cette montée a été effectuée en spirales, d'un diamètre inférieur à 250 mètres, sans sortir des limites du terrain, dans le temps de 9 minutes. Signalons enfin que l'avion a décollé en 120 mètres, malgré l'herbe haute qui recouvrait l'aérodrome, et qu'il s'est posé en quelque 30 mètres.

On peut déplorer que cette formule soit restée si longtemps dans l'oubli. Il aura fallu trois années consacrées en démarches, construction de maquettes, essais au tunnel aérodynamique, rédaction de marché et réalisation de dessins avant d'aboutir, avec le prototype de 1933, aux essais en vol officiels. Nous ne sommes pourtant pas si riches en idées neuves pour gaspiller délibérément autant de temps pour être fixé sur l'intérêt des appareils nouveaux, surtout quand ils ont été déjà longuement expérimentés.
"

Vols effectués par Robert RICHARD (94 kg !), chef pilote de l'aérodrome de Beaune.
Il aura fallu 5 ans pour que l'appareil soit réceptionné par le Service Technique de l'Aéronautique, ouvrant ainsi des perspectives de production, mais la guerre sera fatale à ce dernier projet de Leyat dans le domaine de l'aviation,

[Doc 057] Les Ailes 8 septembre 1938

1938 - L'avion Leyat et sa remorque
Après la fin de sa collaboration avec André-Félix JACQUEMIN, LEYAT gardera l'Hélica Leyat-Jacquemin de 1933. Il imaginera et construira cette remorque pour le transport de son appareil.
"Le constructeur Marcel Leyat a réalisé une curieuse remorque qui lui sert à transporter son original petit appareil à "ailes vivantes" sur le terrain d'expérience. Deux personnes suffisent pour monter l'avion en quelques minutes.
Voici, de haut en bas, les principales phases de l'opération : après avoir dégagé les demi-ailes, fixées de chaque côté du véhicule, c'est le tour, ensuite, du fuselage ; celui-ci, placé face au vent, est maintenu verticalement par deux barres en X ; puis, les monteurs rabattent les surfaces - montées à charnières - du plan fixe, adaptent les mâts à leurs ferrures et il ne reste plus qu'à atteler les deux ailes.
Un point fixe au moteur et l'on décolle ... "

[Doc 058] Les Ailes 13 octobre 1938

[Les Ailes 13 octobre 1938]
 
Fin des années 1930

[Doc 064] Le Trait d'Union
"... A la fin des années 30, Leyat qui fabrique alors des Pou du Ciel (A vérifier ??) fonde une école d'aviation de tourisme. Il y fait passer, pour une somme de 700 francs de l'époque, un brevet qu'il appelle Brevet Leyat et dont les exigences sont réputées supérieures à celles du brevet de tourisme officiel. Pour bénéficier de cet enseignement, il fallait s'inscrire chez J. Renard au 24 rue Labordet à Colombes et faire un premier versement de 100 francs. 1930s ?

[Doc 084 CG]
"Il faut ajouter à cette liste, les projets L180, L181 et L182. Une autre guerre mettra fin aux travaux de Marcel Leyat dans le domaine de l'aviation. "

 
23 juillet 1958 - Brevet 1.210.035 - Dispositif améliorant... les appareils de locomotion

Le 23 juillet 1958, Marcel LEYAT dépose un brevet n° 1.210.035 au nom de sa fille Odette Bernadette LEYAT :
"
Dispositif améliorant le rendement, la stabilité, le confort et la sécurité des appareils de locomotion"
Délivré le 28 septembre 1959. Publié le 4 mars 1960

La présente invention s'applique à tous les genres de locomotion et de transport. Elle a pour effet :
a. D'assurer l'inclinaison rigoureusement correcte de l'habitacle de tout véhicule ou "container", aussi bien en ligne courbe qu'en ligne droite ;
b. De soustraire cet habitacle... aux oscillations et vibrations qui peuvent prendre naissance autour de son axe de roulis...
c. D'assurer l'équilibre latéral des véhicules, non plus par des réactions statiques du support, mais par des efforts dynamiques proportionnées au déséquilibre et se réduisant à zéro en cas d'équilibre ;
d. De résuire au minimum les risques d'accident résultant d'une imperfection dans le fonctionnement ou l'efficacité des organes de direction...
e. ) De supporter statistiquement le "porté" prenant appui sur le sol, permettant de détacher ledit "porté" du porteur et de remplacer ce porteur par un autre...

[Doc_192]


SOURCES DOCUMENTAIRES

Outre les références citées au fil du document, les ouvrages suivants constituent une très bonne source documentaire.

[1] Mon hélice au pays des merveilles Gustave Courau, Editions automobiles Paul Couty, Clermont-Ferrand 1979
[2] Quand une voiture à hélice vadrouillait à Meursault, Clément Genty, Centre beaunois d'études historiques, tome 37, 2019

[3] Marcel Leyat, pionnier de la voiture à hélice, Clément Genty, Editions Universitaires de Dijon, 2021 .


[4] Les automobiles à hélice, Gustave Courau, Editions automobiles Paul Couty, Clermont-Ferrand , 1969.


[5] Les voitures à hélices Leyat, Clément Genty, Editions Antiques Autos, 2022.


[6] Les véhicules hors série, Borgé & Viasnoff, Balland Ed. 1976.

[7] M. Leyat expose son curriculum vitae, par Marcel Leyat, Paris 1958 [Doc_120]

Page créée le 14/03/2024 ; dernière mise à jour le 07/05/2024
Des vieilles toiles aux planeurs modernes © ClaudeL 2003 -